(Se) protéger et (se) servir

L'état du Droit dans un soi-disant État de Droit

Et qui nous protège de la police?

Tribune libre

* Note de l'auteur : après un premier refus apparent de publication de cet article, je le re-soumets à la Tribune Libre de Vigile.net dans une version épurée de ses éléments pouvant prêter le plus à controverse. - AR

J'ai fait état la semaine dernière d'un accord secret entre le Canada et les États-Unis autorisant les forces militaires de l'un de ces deux pays d'intervenir à l'intérieur des frontières de l'autre pays, et ce dans le cadre "d'urgences civiles". J'ai également écrit deux articles concernant la DPJ et d'autres "forces de l'ordre" entourant cet organisme : la police, les services correctionnels, les tribunaux... Ceci dans un contexte où le mot "corruption" est sur toutes les lèvres concernant les activités de nos gouvernements, et où le mandat de nettoyer cette corruption a été livré à une toute nouvelle unité anti-corruption.
Est-ce que cette unité anti-corruption n'est qu'un écran de fumée pour acheter une relative paix sociale, ou est-ce une réelle tentative de débusquer les cas de corruption au sein de la machine d'état? Personnellement, je penche plutôt pour la première de ces deux options. Vous me direz peut-être qu'il est un peu tôt pour tirer un jugement aussi hâtif. Pourtant, une analyse globale du travail policier à l'échelle nationale, provinciale et régionale, couplé à certaines informations privilégiées qui m'ont été fournies (ainsi qu'à tous les principaux médias, qui restent muets sur le sujet) m'amène à tirer ces conclusions dès maintenant.
Nous sommes de plus en plus dans une société fascisante, où nos droits les plus fondamentaux peuvent nous être retirés du jour au lendemain, sans aucun recours de justice pour se défendre convenablement. Vous croyez que j'exagère? Voyez plutôt par vous même.
La police, bras armé de l'État
La police est perçue par plusieurs comme étant le bras armé de l'état, celui qui est supposé servir et protéger les citoyens en faisant respecter les lois. Mais qu'arrive-t-il quand ce même bras armé ne respecte même pas lui-même les lois qu'il est supposé défendre? Et qu'arrive-t-il quand ce bras armé se met au service non pas de l'état dont il est issu, mais au service d'un pouvoir supra-national qui défend des intérêts incompatible avec celui des citoyens?
La réponse la plus éloquente à ces questions nous est livrée dans cet incroyable documentaire, principalement formé d'images capturées par des citoyens (les médias de masse ayant largement déformé les faits) lors des manifestations anti-G20 qui ont eu lieu à Toronto l'année dernière. Certains pourraient voir là une nouvelle tendance au sein des corps policiers, mais il n'en est rien : les "techniques policières" démontrées dans ce film sont les même, à peu de choses près, que celles utilisées par les forces de l'ordre à Québec en 2000 lors des manifestations anti-ZLÉA, où lors de d'autres manifestations, comme celle qui a eu lieu récemment contre la brutalité policière.
Malheureusement, je n'ai pas trouvé de version avec sous-titres, mais je mets quand même ce film à la disposition des Vigiles, afin qu'ils constatent par eux même de quoi il est question, tellement les images parlent d'elles-même. On peut y voir en introduction un bref rappel de certains incidents survenue un an auparavant à Montebello, où on y voit des manifestants civils protester contre des membres cagoulés des Black Blocks. Ces fauteurs de troubles professionnels ont été confiés à la police avant qu'aucun méfait ne soit effectué par ces gens. L'identité des personnes arrêtées n'avais toujours pas été révélée par la police dans les jours qui suivirent, ce qui tendait à faire croire que ces Black Blocks étaient en réalité des agents de police infiltrés dont la mission était de causer de la "casse" afin de justifier une forte répression policière contre l'ensemble des manifestants par la suite. Cette information fut plus tard confirmé comme étant véridique. Ce modus operandi est en tout point similaire à ce que j'ai constaté moi-même lors d'une manifestation à Montréal à l'automne 1999. Les Black Blocks (un très petit nombre, facilement maitrisable si on veut s'en donner la peine) ont effectués quelques méfaits publics, sous l'oeil attentif des forces de l'ordre, et ont ensuite quittés les lieux sans être le moindrement dérangés par la police. Cela avait été pour moi aussi mon "cue" pour déguerpir des lieux. L'expérience prouvera que j'ai eu raison de le faire, la police s'attaquant par la suite aux manifestants pacifiques. Une vielle recette, donc, et qui a été appliquée non sans succès à Toronto.
La différence majeure, cette fois-ci? 10 ans ont passé, les technologies modernes se sont démocratisées, et les citoyens ont pu capturer en image la vraie réalité, en opposition à celle montrée lors des nouvelles télévisées.

Il est aberrant de constater le niveau des abus effectués par les policiers lors de cette fin de semaine : brutalité excessive et non-justifiée, arrestations arbitraires, invention de nouveaux règlement totalement anti-constitutionnels (les passants devaient montrer une pièce d'identité si ils se trouvaient à l'intérieur de 5 mètres du mur de protection, sous peine d'être arrêté), un officier alléguant même à une jeune fille que si l'une de ses bulles de savon le touchait, elle serait mise aux arrêts pour "assaut sur un officier de police". Si, si, vous avez bien lu. Ce policier s'est d'ailleurs retrouvé avec le charmant quolibet d'Officer Bubbles.
Pendant ce temps-là, dans le "Belle Province"...
À ce stade, certains diront peut-être qu'il ne s'agit là que d'incidents isolés liés à la tenue d'événements spéciaux regroupant les "grands" de ce monde, qu'il est nécessaire de s'assurer d'un certain niveau de sécurité, que ces agents ne faisaient "qu'obéir aux ordres" (l'excuse préférée des soldats et officiers nazis suite à la défaite allemande), etc. et que cela n'est pas représentatif du travail des policiers effectué au quotidien sur le territoire de notre belle province.
Et bien soit! Jetons donc un coup d'oeil à la gestion courante des affaires policières au Québec. Mais tout d'abord, avant d'aller plus loin dans mon réquisitoire contre les forces policières, je tiens à préciser que je ne mets pas tout le monde dans le même panier. Je suis convaincu qu'il y a, au sein des forces policières, des individus droits et intègres. Mais dans quelles proportions? Ça, je l'ignore.
Cependant, ce que je sais, c'est qu'il est malsain pour un policier intègre et honnête de dénoncer des situations inappropriées au sein de ces mêmes forces policières.
C'est ce que l'on constate à l'examen des cas Guy Simard, Mikel Golzarian et Raymond Neveu.
Le premier cas est mentionné, celui de Guy Simard, je cite ici un extrait d'un article d'André Noël publié dans La Presse le 05 mai 2009 :
Dans une requête déposée au tribunal la semaine dernière, un agent de la Sûreté du Québec affirme qu'il a dû cesser son travail, il y a six ans, parce qu'il a subi des représailles après avoir dénoncé la vente de bière dans son poste de police, à Bécancour, ainsi que d'autres activités controversées.
L'agent Guy Simard soutient que le club social des policiers de la SQ de Bécancour achetait, entreposait et revendait des bouteilles de bière aux agents, alors qu'il n'avait pas de permis de vente d'alcool. M. Simard a dit à La Presse que des policiers pouvaient boire jusqu'à quatre bouteilles de suite pendant leur quart de travail.
«Quand j'ai dit à mon supérieur que cela pouvait poser un problème, il m'a répondu que la consommation de bière était tout à fait normale, a-t-il dit. Selon son expression, ça faisait du bien aux gars. Il me semble que ce n'était pas la meilleure idée que d'avoir des gars armés qui buvaient au travail.»
M. Simard a aussi remarqué que des policiers auxiliaires réclamaient des primes pour les repas, la nuit, alors qu'ils n'y avaient pas droit. «J'ai su que de fausses réclamations étaient faites pour demander ces primes, pas seulement à Bécancour, mais dans plusieurs postes au Québec, a-t-il dit. La loi oblige les policiers à dénoncer les abus. C'est ce que j'ai fait. Mais j'en ai payé le prix.»
«Le milieu de travail est devenu hostile et s'est détérioré de façon sans précédent», écrit-il dans sa requête, déposée jeudi au palais de justice de Montréal. Alors qu'il voulait partir sur la route pour surveiller les excès de vitesse, il a constaté que le radar de sa voiture avait été rendu inopérant. À deux occasions, alors qu'il avait lancé un appel sur les ondes, personne ne lui avait répondu.
«J'ai compris que personne ne viendrait à mon secours si je me trouvais dans une situation dangereuse, a-t-il dit. J'ai donc dû cesser le travail. La Commission de la santé et de la sécurité du travail m'a donné raison et a ordonné à mon employeur de garantir ma sécurité au travail, mais ça n'a jamais été fait. J'ai été couvert par la CSST pendant deux ans et demi. Depuis 2006, je suis en congé de maladie. Mon médecin me dit que je suis apte au travail, mais la SQ prétend que non.»
Depuis six ans, M. Simard touche son salaire, soit environ 70 000 $ par année. Il a déposé des griefs à son syndicat, l'Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), mais, selon lui, ses griefs n'ont jamais été entendus. Sa requête vise d'abord son syndicat, il réclame 800 000 $ à l'APPQ. Il soutient que le processus de griefs ne respecte pas les Chartes des droits. «Je n'ai aucun moyen de me faire entendre», dit-il. Sa requête vise aussi le ministère de la Sécurité publique.
M. Simard n'est pas le seul policier qui affirme avoir subi des représailles après avoir fait des dénonciations. C'est aussi le cas de Mikel Golzarian, un policier d'origine iranienne qui dit s'être fait montrer la porte après avoir protesté contre des comportements racistes à son égard, et du lieutenant Raymond Neveu, qui a révélé des violations à la Loi sur les armes à feu au poste de Sept-Îles. Après ces dénonciations, M. Neveu s'est retrouvé dans une situation conflictuelle avec son supérieur. Il est accusé d'avoir proféré des menaces à son égard. Son procès a commencé hier à Sept-Îles.

Concernant le cas de Raymond Neveu, celui-ci fut acquitté le 6 mars 2009 des menaces de mort à l'encontre du chef de police de Sept-Iles dont il était accusé. Pourtant, ce ne fut pas là la fin de ses tourments, comme l'atteste les manchettes suivantes :
Extrait d'un article de Fanny Lévesque, publié dans Le Soleil le 31 mars 2010 :
Loi du silence à la SQ: Le cas de Neveu s'étire depuis 2005
(Sept-Îles) «Mon mari est un honnête policier qui a eu le courage de ses convictions et surtout, de les assumer. Nous sommes très fiers de lui et l'appuyons sans réserve», a martelé au nom de sa famille Johanne Kirouac, la femme de Raymond Neveu, ce policier de Sept-Îles qui se dit victime de représailles depuis qu'il a dénoncé de graves anomalies au poste de la MRC de Sept-Rivières en 2005.
Réagissant à la pétition cosignée par son mari et quatre autres policiers de la province, Johanne Kirouac s'est à nouveau exprimée pour son mari mardi, en entrevue au Soleil. Faisant déjà l'objet d'une enquête auprès de la Direction des affaires internes de la Sûreté du Québec pour avoir manqué à son serment d'allégeance, d'office et de discrétion, Raymond Neveu craint de recevoir des plaintes additionnelles s'il s'adresse aux médias.
Selon elle, les policiers sont littéralement soumis à la loi du silence et, par conséquent, ils ne peuvent qu'être victimes de représailles s'ils dénoncent des irrégularités. «Nous avons déjà parlé de l'enfer que nous vivions, des menaces et de l'intimidation, et ce que je comprends, c'est que le ministre de la Sécurité publique s'en lave les mains. Vers qui va-t-on se tourner? Il nous renvoie dans la gueule du loup!» s'est-elle insurgée. Mme Kirouac joint ainsi sa voix à celles des policiers instigateurs de la pétition et demande au premier ministre Jean Charest de tenir une commission d'enquête sur les représailles et les intimidations de certains dirigeants de la SQ. «Comment voulez-vous dire à des policiers honnêtes de dénoncer quand la Sûreté se sert du cas de Raymond pour les garder dans un climat de terreur?» a-t-elle déploré.
Depuis septembre 2009, Neveu est suspendu de ses fonctions avec solde en raison d'une enquête de nature disciplinaire contre lui. En octobre, Johanne Kirouac a révélé aux médias la situation éprouvante qu'elle vivait depuis que son mari a été acquitté d'avoir proféré des menaces de mort à l'endroit de son supérieur, en mai.


6 avril 2010, sur le site de Radio-Canada :
L'épouse de Raymond Neveu, ce policier qui a dénoncé des anomalies au poste de la Sûreté du Québec (SQ) à Sept-Îles, soutient que son mari est victime d'intimidation et de harcèlement. Le témoignage de M. Neveu a mené à des accusations criminelles contre le chef du poste, soupçonné d'avoir fait disparaître des armes à feu confiées par des citoyens.
Raymond Neveu laisse son épouse parler aux médias, par peur de nouvelles accusations disciplinaires pour avoir trahi son serment de discrétion de la SQ. Selon Mme Neveu, son mari doit faire face à plusieurs centaines d'accusations à l'interne.
« Si tu es honnête, si tu dénonces un confrère, regarde ce qui t'attend. Ce que je vois, c'est qu'ils se servent de Raymond comme exemple. Un exemple de dire : “Regarde, tu es mieux de te taire, parce que regarde ce qui t'attend.” On en souffre beaucoup, parce que c'est dur. Ils ne nous lâchent pas. Et ils reviennent tout le temps. Ils en rajoutent et ils en rajoutent », affirme l'épouse de Raymond Neveu, Johanne Kirouac.
La Sûreté du Québec rappelle qu'elle a une politique interne contre le harcèlement. Cinq policiers suspendus avec solde demandent toutefois une nouvelle commission d'enquête sur la Sûreté du Québec, 11 ans après la Commission Poitras.

Vous trouverez des manchettes supplémentaires sur ces cas en recherchant dans Google.
La Sûreté du Québec n'est pas seule en cause. Les polices municipales ont elles aussi des squelettes dans leurs placard. Prenons l'exemple du décès récent de cette adolescente, Rebecca Lévesque, survenu au Centre jeunesse Chaudière-Appalaches, le 13 février dernier.
Dans cette manchette, on apprend en effet que l'avocat du père de l'adolescente réclame que l'enquête soit retirée des mains de la Police de Lévis et soit confiée à un autre corps policier. La raison? Le porte-parole du poste de police est également sur le conseil d'administration du même Centre Jeunesse. La personne en question, l'agent Alain Gelly, n'y voit pourtant pas là d'apparence de conflit d'intérêts.
L'avocat Jean-François Bertrand demande à la police de Lévis de transférer l'enquête touchant le décès de Rébecca Lévesque, survenu au Centre jeunesse Chaudière-Appalaches, le 13 février dernier, à un autre corps de police.
Me Bertrand, qui représente le père de la victime, a fait cette demande, hier, après qu'il ait été révélé, vendredi dernier, que le porte-parole de la police de Lévis, Alain Gelly, est aussi membre du conseil d'administration du Centre jeunesse Chaudière-Appalaches. C'est sous la responsabilité du personnel de cet établissement que l'adolescente a perdu la vie, à l'intérieur des murs du centre jeunesse où elle habitait.
Me Bertrand n'a aucune information comme quoi M. Gelly aurait pu tenter d'influencer, de quelque façon que ce soit, le ou les enquêteurs qui ont participé à cette enquête. Malgré tout, il estime qu'une apparence de conflit d'intérêts ne peut planer sur une enquête aussi importante.
«Dans ce dossier-là, il ne peut pas y avoir apparence de conflit d'intérêts, a-t-il souligné, lors d'une entrevue avec Le Soleil. Pour éviter toute apparence de conflit d'intérêts, il serait donc préférable que l'enquête soit transférée à un autre corps de police.»
Me Bertrand affirme que si sa requête est refusée par la direction de la police de Lévis, il formulera probablement une demande écrite en ce sens au ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil.
«Je vais sérieusement envisager d'écrire au ministre de la Sécurité publique si on refuse de transférer l'enquête. La famille de Rébecca a droit à une enquête totalement impartiale et qui a les apparences d'être totalement impartiale.»
La semaine dernière, M. Gelly a traité du dossier de Rébecca dans les médias, dans sa fonction de relationniste du corps de police.
M. Gelly a notamment indiqué que les enquêteurs n'avaient perçu aucun élément de négligence criminelle touchant l'intervention du personnel auprès de Rébecca Lévesque.
Joint samedi, le relationniste de la police de Lévis, Alain Gelly, ne voyait pas en quoi sa position comme membre du conseil d'administration du centre jeunesse pouvait influer de quelque façon que ce soit l'enquête policière de ses collègues.
«Moi, je n'ai accès à aucune information touchant l'enquête, je n'assiste pas au déroulement de l'enquête et je n'ai pas vu le rapport d'enquête, a-t-il martelé au Soleil. Tout ce que je fais, c'est de transmettre aux journalistes les informations que les enquêteurs m'ont transmises. Je ne suis pas du tout mal à l'aise de la position dans laquelle je me trouve.»
Page Web inaccessible
Malaise ou pas, il n'en demeure pas moins que la page présentant le nom des membres du conseil d'administration du Centre jeunesse Chaudière-Appalaches, sur le site Internet de l'établissement, n'était pas accessible, vendredi après-midi, et elle ne l'est pas depuis. Le journaliste a surfé pendant quelques minutes sur ce site Web, sans trouver une autre page inaccessible.
Déjà, vendredi dernier, Me Bertrand avait exhorté les enquêteurs de la police de Lévis de rouvrir l'enquête touchant le décès de Rébecca. Le soir avant son décès, l'adolescente de 15 ans présentait de nombreux symptômes d'une personne malade, que ce soit vomissements, fièvre et maux de ventre. Le personnel du centre jeunesse n'a pas jugé bon de la transporter à l'hôpital. Rébecca est finalement décédée, le 13 février, d'une infection bactérienne sanguine.
L'avocat affirme que le tour de la question n'a pas pu être complété en moins de 10 jours d'enquête, alors que des investigations touchant de simples voies de fait peuvent parfois s'étirer sur plusieurs mois.
Me Bertrand espère aussi qu'une enquête publique du coroner sera déclenchée, afin de faire toute la lumière sur le décès de Rébecca Lévesque.

Dois-je rappeler que contrairement à la procédure normale dans le cas d'un décès douteux, le corps a été déplacé (pour être transportée à l'hôpital), ce qui peut avoir un effet dévastateur sur de potentielles preuves liées à cette cause?
Et le Ministère de la Sécurité Publique, dans tout ça?
Devant de tels problèmes, des policiers eux-même se retrouvent à devoir plaider leur cause directement au Ministère de la Sécurité Publique ou de la Justice afin d'espérer être entendus. Qu'en est-il du citoyen moyen au prise avec de tels problèmes? A-t-il un meilleure chance de s'en sortir? Particulièrement s'il a le malheur d'habiter dans les vases-clos "où tout le monde se connait" que sont les régions dites "éloignées"?
Le cas Godmé, que j'ai déjà cité dans mes articles à propos de la DPJ, fait figure d'école en la matière. Les principaux détails de cette affaire sont résumés dans cette lettre de M. Godmé datée de novembre 2009 à l'intention du Directeur de la Protection de la Jeunesse - Bas-St-Laurent, M. Guy Lord :

Matane, le 12 novembre 2009
Monsieur Guy Lord
_ Directeur de la protection de la jeunesse
_ Centre Jeunesse du Bas-St-Laurent
_ 287, rue Pierre-Saindon
_ 3e étage C.P. 3500
_ Rimouski (Québec) G5L 8V5
Objet : état de situation
Monsieur Lord,
Mon intervention a pour but de vous demander de rétablir la notion de neutralité qui est, présentement, absente dans le dossier qui concerne mes enfants, mon ex-conjointe et mes propres intérêts et ainsi de démontrer le professionnalisme qui doit toujours être présent dans le mandat de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).
Si votre mandat est « d’assurer la protection des enfants dont la sécurité et le développement personnel est compromis », ce dont je suis entièrement en accord, je comprend mal le rôle actuel que la DPJ semble jouer dans le litige qui existe entre mon ex-conjointe et moi, au détriment de la protection de mes deux enfants.
Pour ce faire, permettez-moi de vous situer le contexte et de vous faire part d’un certain questionnement.
Contexte :
1. Je suis au Québec depuis 13 ans. Je suis parti de la France pour me refaire une vie au Québec. Je n’ai pas de dossier judiciaire ni en France, ni au Québec. Je ne consomme plus de drogue depuis 2 ans et je n’ai jamais vendu de drogue. Je suis en couple avec Marie-France Gagné depuis 1997. Dans le système judiciaire canadien, j’ai toujours la présomption d’innocence jusqu’à la conclusion des procédures judiciaires intentées contre moi. Les accusations criminelles concernent mon ex-conjointe et moi, nullement mes deux enfants et moi.
2. Ma belle-famille de Matane est très à l’aise financièrement et mon ex-conjointe est agente de probation à la Direction des services correctionnels du ministère de la Sécurité publique. Elle exerce ses fonctions autant à Rimouski qu’à Matane. Elle travaillait pour le même employeur à Montréal.
3. En août 2009, alors que j’étais au domicile familial, j’ai fait un signalement à la DPJ. Dans les circonstances, je devais compter sur un organisme gouvernemental pour protéger ce que j’ai de plus précieux, mes 2 enfants. Cette intervention, ainsi que toutes les nombreuses autres faites à votre organisme depuis ce signalement, ont toujours été honnêtes et transparentes. Oui, elles étaient très émotives et pouvaient sembler quelquefois décousues, mais toujours avec le même objectif, l’urgence de protéger mes enfants.
4. J’ai signalé à la DPJ les problèmes de drogue, d’alcool et de comportement de mon ex-conjointe, les consommateurs et vendeurs de stupéfiants qu’elle invitaient à la maison, même durant ces longues absences du travail pour « fausse » maladie, les problèmes que représentaient mon ex-belle-mère (alcool, arme à feu), etc., bref tout ce qui compromettait sérieusement la vie et le développement de mes deux enfants.
5. À plusieurs reprises, j’ai dû consulter des médecins pour m’aider à traverser cette période, tant sur le plan physique que psychologique. J’en ai même consulté à la demande de la DPJ !
6. Durant la même fin de semaine et de nuit, j’ai subi 2 agressions, lorsque je résidais temporairement dans un rang de St-Léandre, dont une où mes enfants étaient présents.
7. Comme toute victime d’un crime, j’ai fait appel à la Sûreté du Québec lorsque j’en ai eu besoin. [Note : aucune enquête sur ces agressions n'ont été menées par la SQ - AR]
8. De ma propre initiative, j’ai transmis à la DPJ et à la Sûreté du Québec les résultats d’un test pour la drogue. [Note : Le résultat du test fut négatif - AR]
9. Autant en août 2009 qu’aujourd’hui, je ne me suis jamais servi de mes enfants pour marquer des points dans le litige qui m’oppose à mon ex-conjointe et à sa famille.
10. Ce qui m’est arrivé depuis plusieurs années et plus spécifiquement depuis l’été dernier n’est pas le fruit d’hallucinations ou d’exagérations, mais la vérité et seulement la vérité appuyée par des faits et des preuves.
(...)
Johann Godmé
C.C. Consulat général de France à Québec
Sous-ministre, ministère de la Santé et des services sociaux
Sous-ministre, ministère de la Sécurité publique Note : Robert Lafrenière, [nouvellement nommé à la tête de l'unité anti-corruption - AR]
M. Pascal Bérubé, député de Matane

S'en est suivi depuis 2009 une série de démarches, d'appels à l'aide à tout ce qui peu exister d'instance comme recours légal, incluant la déontologie policière, et des lettres répétée, ainsi que d'autres démarches, comme vous pourrez le constater à la lecture de l'article original sur mon blog, qui contient de nombreux détails ainsi que des documents officiels.
Toujours est-il que comme je l'ai rapporté dans un article précédent, M. Godmé et sa conjointe ont dus changer d'endroit à la hâte et littéralement aller se cacher pour leur sécurité, il y a environ 1 mois de cela. Lorsque le Ministère de la Sécurité Publique, qui avait pourtant demandé d'être tenu au courant de l'évolution des choses, fut informé que leur sécurité était à nouveau compromise (un appel téléphonique chez la personne hébergeant le couple Godmé demandant à parler spécifiquement à M. Godmé, pour ensuite raccrocher), la personne responsable du dossier de M. Godmé au Ministère, réagit immédiatement en étant sur la défensive, protestant vertement que le Ministère n'est pas la soure de la "fuite" (il ne fut d'ailleurs nullement question de ça dans le message de M. Godmé), dénigrant les démarches et les relations de M. Godmé sur un ton parfois des plus méprisant, allant même jusqu'à tenter de le ridiculiser en le traitant de "complotiste paranoïaque" ou comme étant atteint d'une autre maladie mentale, la quérulence.
Quérulence (Source : WikiPedia) : La quérulence, dérivé de quérulent emprunté au latin tardif querulans « qui se plaint », « qui plaide en justice »[1], est en psychiatrie un délire de revendication. Au départ d’un dommage parfois réel mais non reconnu, le malade, souvent paranoïaque, amplifie démesurément son préjudice et poursuit indéfiniment celui à qui il en impute la cause. Sans succès dans sa plainte, il peut user de violence. Dans le cas d’un hypocondriaque, la cible du harcèlement ou de la vengeance peut être un médecin.
Les tribunaux redoutent les quérulents, appelés dans ce cadre les « plaideurs vexatoires » et qui, par leurs attitudes, peuvent perturber une cour de justice[2].

Je dois ajouter ici que M. Godmé a en sa possession un rapport d'évaluation psychiatrique, avalisé par le juge Claude Tremblay, qui déclare que M. Godmé est parfaitement sain d'esprit.
Cet échange courriel avec le Ministère de l'(in)Sécurité Publique s'est terminée de la façon suivante :

De : THOMAS FORGET
_ Date : 17 mars 2011 16:10
_ Objet : RE: Rép. : RE: Plainte - Ministère de la Sécurité publique
_ À : Johann
M. Godmé,

On vous a répondu le 4 mars à l'effet que nous avons pris acte de vos dénonciations. On vous également suggérez de vous contacter un avocat pour régler vos différents.

Vous êtes libre de publier tout ce que vous voulez sur le web. Si votre sécurité est menacé, contactez la police. Ce n'est pas le ministère qui va régler cela.

Merci et bonne fin de journée.

Donc, le message est clair. Si vous avez des problèmes avec la police, ce n’est pas le ministère qui va régler ça, et qu’il faut aller voir... la police. Et si par surcroit on ose continuer de dénoncer des problèmes, alors on est malade mental. Et ce de la part même du même ministère qui tente de nous convaincre que la nouvelle unité anti-corruption sera en mesure de faire le ménage au Québec.
À ce stade, il est bon de rappeler que le nouveau commissaire de cette unité anti-corruption, Robert Lafrenière, est au courant de ce dossier depuis novembre 2009, alors qu’il était sous-ministre de Robert Dutil.
Outre ces nombreuses démarches, de nombreux journalistes ont également été contactés, tous sans résultat jusqu’à présent. Une journaliste locale avait décidé de publier et dénoncer ce scandale régional, mais a par la suite retournée sa veste suite à un appel de son employeur, l’Agence QMI (Québécor), lui laissant savoir qu’il était mieux de laisser ce sujet tranquille. Dieu seul sait quelles autres pressions elle a reçu pour la faire changer d’idée aussi radicalement. La cheffe du PQ, Pauline Marois, fut également contactée à ce sujet. Aux dernières nouvelles, elle en était encore à évaluer comment utiliser la chose "politiquement".
Ne reste donc comme ultime moyen de défense de dénoncer publiquement et ouvertement à qui veut l’entendre, avec tous les risques que cela comporte.
Conclusion : L’Affaire Dupont
Lorsqu’on regarde tout ce dossier concernant le cas Godmé, on ne peut s’empêcher de faire des références avec le cas de l’Affaire Dupont, survenue à Trois-Rivières en 1969, et qui a encore récemment fait la manchette, tellement les conclusions sur la mort de l’agent Dupont sont douteuses. Nous sommes ici en présence d’un homme qui se serait apparemment "suicidé" d’une balle dans le dos, dans une voiture sans aucune trace de sang à l’intérieur. Ce reportage d’Enquête nous donne plus de détails sur le sujet :
Comme nous pouvons le constater, les méthodes et façons de faire ne semblent pas avoir beaucoup changé en 40 ans au Québec, et ne font pas dans la subtilité.
Est-ce à dire que nous vivons dès maintenant dans une société sans loi ? Je n’ai aucune hésitation a faire cette affirmation. Encore plus dans le contexte de perte de souveraineté nationale que nous vivons actuellement à l’échelle du Québec et du Canada dans son ensemble.
Un citoyen averti en vaut deux.
Adam Richard


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16 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    8 décembre 2011

    8 dec 2011, Je vous leve mon chapeaux M.Richard.
    Je suis pas habituer des ordinateurs, mais aujourd,hui j,ai decouvert avec votre site, que je ne suis pas seul dans une situation inconstitutionelle avec des policiers corronpus et un systeme qui proteges des policiers criminel.
    Depuis l,age de 11ans, je subie des sevices de policier. Les premiers se sont produits dans un centre jeunesse en coordination avec des intervenants,Mr Big (GRC)d,autres enfants ainsi qu,un de mes entraineurs de hockey. Depuis 2003,j,ai passer par les plaintes au poste de police de Gatineau,de la GRC, protecteur du citoyen,3 avocat d,ont un spetialiste en deontologie policiere a Quebec, la commission des droits de la personne, des ministres incluant celui de la securite public, en plus de presenter a l,adojoint du maire de ma ville, la situation intolerable que je vivait. Deplus,j,ai acquis plusieurs credit dans l,obtention d,un certificat en droit civil ces derniere annees, et malgre mes requetes au tribunal, je ne parvient pas a faire reconaitre ma qualite d,etre humain.

  • Archives de Vigile Répondre

    29 mars 2011

    Voici quelques liens sur lesquels je suis tombé depuis la rédaction de cet article et qui le compètent très bien :
    La guerre secrète contre l'indépendance du Québec (reportage diffusé sur le Canal D) : http://www.mystere-tv.com/la-guerre-secrete-contre-l-independance-du-quebec-v1520.html
    Synopsis : "La crise d'Octobre en 1970 plongea le Québec ainsi que le Canada tout entier dans une période d'incertitude attribuée aux attaques terroristes menées par différentes cellules du FLQ. Le 5 octobre 1970, le Front de Libération du Québec frappe un grand coup en enlevant le diplomate britannique James Richard Cross. Cinq jours plus tard, une autre cellule du FLQ kidnappe le ministre du travail et vice premier ministre québécois Pierre Laporte. Ce dernier meurt, les autorités accusent les auteurs de l'enlèvement du meurtre mais ceux-ci clament l'accident.
    Ceci est une partie de l'histoire tel que nous la connaissons, celle que l'on retrouve dans les livres d'histoire approuvés par le gouvernement canadien. Ce reportage nous montre une partie cachée de l'histoire canadienne, une partie que le gouvernement du Canada et aussi la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) aimerait bien effacer."
    À noter également l'implication de la Sûreté du Québec dans la gestion de la Crise d'Octobre.
    ----------------------
    Rapport du Comité permanent de la sécurité publique sur les sommets du G20 et du G8 (Le Devoir, 26 mars 2011) : http://www.ledevoir.com/politique/canada/319722/rapport-du-comite-permanent-de-la-securite-publique-sur-les-sommets-du-g20-et-du-g8
    Extrait : "Les sommets du G8 et du G20, tenus simultanément l'été dernier en Ontario, ont généré une explosion incontrôlée des coûts ainsi que des arrestations si nombreuses qu'elles nécessitent une enquête publique et des excuses officielles d'Ottawa.
    Le Comité permanent de la sécurité publique et nationale brosse un portrait accablant de l'organisation des deux sommets des leaders des pays industrialisés, à Huntsville et à Toronto. Non seulement la facture a gonflé à 930 millions de dollars, mais 1105 personnes ont été arrêtées et détenues, souvent de façon arbitraire, en marge de la rencontre des leaders des pays industrialisés. Il s'agit «de la plus grande arrestation de masse en temps de paix dans l'histoire du Canada», déplore le rapport.
    Le comité recommande la tenue d'une enquête publique indépendante afin de faire la pleine lumière sur les violations massives des libertés civiles commises par les policiers.
    Le gouvernement devrait présenter des excuses «officielles et inconditionnelles» aux milliers de citoyens emprisonnés injustement, recommande par ailleurs le comité, présidé par le député conservateur Kevin Sorenson."
    --------------------------
    85 per cent of B.C. adults in police database 'disturbing' (Vancouver Sun, 24 mars 2011)
    Read more: http://www.vancouversun.com/life/cent+adults+police+database+disturbing/4486160/story.html#ixzz1I1lL8x00
    Extrait : "VANCOUVER — The B.C. Civil Liberties Association says it is disturbing that up to 85 per cent of B.C. adults have their names in a police computer database designed to track criminals.
    The association has written a letter to B.C. Solicitor General Shirley Bond, asking her to investigate why the majority of B.C.'s law-abiding citizens are in the PRIME-BC database.
    Even more troubling, said Robert Holmes, president of BCCLA, is that no information is available as to how long the information is kept on file.
    The computer database is used by police to record contacts with citizens, including "negative police contact," which can then be used to prevent people from getting jobs, BCCLA claims.
    “With more than eight out of every 10 B.C. adults in this database, we’re wondering if people know what the police are writing about them,” Holmes said in a statement Tuesday."

  • Archives de Vigile Répondre

    24 mars 2011

    Beau travail Mr Richard,
    Je répondrais par écrit à Mr Forget suite à ses réponses impulsives.
    Après quelques jours d'absences je constate que plusieurs ont compris la situation.
    Je vous suggère de suivre le blog sur lequel je publierais ma réponse à Mr Forget.Une réponse finale avec laquelle il devra vivre durant les prochains mois.
    Merci pour votre soutien et la corruption policière reliée avec la DPJ existe bel et bien.
    Je vais passé sous peu une démonstration avec enregistrements et contradictions des policiers ainsi que courriel à l'appui.
    Comme je l'ai dejà mentionné,je ne suis même pas encore rendu à 30% de l'information.
    Vous pouvez considerez Mr Richard que je fais juste commençer.
    Le meilleur du blog s'envient et ce qui compte surtout c'est que pendant ce temps là, il tombe dans les mains de diverses personnes.
    Pour ceux qui osent prétendre que les documents sont des documents falsifiés je n'ai rien à répondre à cela.
    Jamais je ne me serais permis de falsifier un jugement ou un enregistrement en utilisant des noms de juge.
    Je possède toutes les pièces originales et en copie des publicationsqui figurent sur le blog.
    Plusieurs personnes sur le blog de Mr Dumont notament tentent de défendre les interêts de certaines personnes.
    Je connais parfaitement les interêts que ces gens protègent et croyez moi, ces mêmes personnes sont très loin de proteger l'interêt des enfants car nous ne serions jamais rendu là sinon.
    Pour cautionner les actes reprochés sur l blog, il ne faut pas avoir grand interêt fondamental pour l'enfant.Que ce soit les policiers de Matane, les intervenants de la DPJ et le Clan qui défend les interêts des personnes impliqués au dossier.
    J'ai reçu une analyse très percutante d'un homme qui travaille pour le milieu judiciaire.Je la publierais plus tard.
    J'ai bien l'intention de diffuser et rattraper le retard bien que le technicien du blog a diffusé certains débats suite à l'article de Mr Richard et merci.
    Par ailleurs, je trouve drôle qu'à chaque fois que quelqu'un cautionne les vendeurs de drogue de Matane et mes allégations sur les policiers amis avec ces personnes, alors,peu importe, c'est forcément un faux profil.
    Matane est une ville de 13 000 habitants.
    Je ne peux publier tous les courriels que je reçois à ce sujet car le débat serait vite clos et c'est important de laisser les gens s'exprimer et c'est comique de voir à quel point ils sont capables de mentir.
    Sur le Blog de Mr Christian Dumont également, alors que je n'avais même pas de connection internet, j'ai lu une conversation entre une Jennifer et un "lecteur fidèle".
    Eh bien lecteur fidèle c'était encore moi !
    Décidément, je suis partout.
    Au début, ces personnes ont même osé dire que c'est moi seul qui visitait le blog et qui faisait autant de visites.
    Je suis assez courageux de nature et je suis capable de fournir mais quand même, un peu de retenue chers lecteurs.
    A 111 304 pages vues et cela est loin d'être le chiffre réel, vous n'êtes pas très habitués à la chose.
    Et ce n'est qu'un début et j'en suis particulièrement heureux pour qu'un jour ces drames qui touchent les familles et les enfants s'arrêtent enfin.
    Je reconnais être allé loin et je reconnais qu'en effet beaucoup de gens sont dénonçés sur le blog.
    La journée ou quelqu'un viendra me prouver le contraire, alors, j'appliquerais moi même les corrections sur le Blog.
    Beaucoup d,informations concernant la drogue ont été donné directement par l'enquêteur Daniel Blanchard.
    Si cela est faux, est-ce que ça veut dire encore une fois que la sûreté du Québec peut mentir ou nest pas fiable.
    Pour le reste, je suis moi même témoin et je garderais la tête bien droite devant les magistrats à moins que le Ministère use de "fameuses pressions indues "
    D'ici là, le Québec aura changé de Gouvernement, je n'en suis pas convaincu mais j'en donne mes deux mains à couper.
    Ce n'est plus possible en effet et dans mon dossier, c'est truffé de mensonges, de contradictions de la police.
    On parle ici d'un festival de la contradiction et de versions différentes avec témoins et enregistrements à l'appui.
    C'est vrai j'oubliais,j'hallucine, je paranoye ou je suis "Quérulent".
    Les paroles s'envolent, les écrits restent et les enregistrements corroborent.
    A moins que tous les auditeurs soient des malades mentaux,j'ai de quoi faire rougir la Sûreté du Québec et la DPJ dans toute la Province.
    C'est d'ailleurs pour cette raison que ces messieurs essayent une troisième porte de sortie, les deux premières n'ayant pas fonctionner.
    Quand aux menaces à Mr Dumont, à l'intimidation et au harcèlement:
    Il suffit de constater depuis quelques temps d'où provient l'intimidation, le harcèlement et la menace pour vite comprendre.
    Pour donner une bonne idée aux lecteurs, ce sont ces gens que le Ministère de la Sécurité Publique protège actuellement.
    Ce n'est ni l'agente de probation, ni le clan de vendeurs et consommateurs de drogue que le système protège mais l'ampleur du dossier et le nombre d'intervenants et de policiers pris dans le coin du mur.
    La journée où les faits vont sortir, je ne sais pas du tout comment Mr Forget et son Ministre Robert Dutil feront pour répondre à tout ça.
    Comme l'a mentionné MrTurcotte dans son commnentaire, c'était une belle occasion pour redorer l'image du Gouvernement et ses belles promesses.
    J'ai une très mauvaise nouvelle pour le Ministère de la Sécurité publique mais j'ai de quoi en main pour prouver que la Sûreté du Québec est capable de mentir à un tel point
    que quand le temps viendra, il ne sera même plus question d'y repenser.
    En attendant, le Gouvernement Charest et son équipe vont devoir prier fort et même très fort car je n'ai pas fini et loin de là.
    Un Gouvernement qui n'a strictement aucune pitié pour les enfants merité de recevoir la même médecine.
    Bonne chance

  • Archives de Vigile Répondre

    24 mars 2011

    Bonjour M. Richard
    Je n'ai que d'éloges pour votre article!
    Je suis resté abasourdi en lisant votre article et encore plus en visitant le site internet de ce Monsieur de Matane.
    C'est incroyable que cette situation soit tolérée au Québec en 2011!!
    Je peux vous assurer que je vais faire tout en mon possible pour que certaines personnes se fassent poser des questions au niveau politique.
    Continuez de dénoncer ces choses-là, un jour, le peuple Québécois découvrira qui est vraiment son gouvernement et comment ils font pour ne pas améliorer la situation des payeurs de taxes que nous sommes!

  • Archives de Vigile Répondre

    23 mars 2011

    M. Vézina,
    Voilà bien un commentaire gratuit basé sur absolument rien de concret. Avez-vous les adresses IP d'où originent ces messages pour faire une telle affirmation? Surtout que selon les informations que j'ai, M. Godmé n'a pas accès à Internet en ce moment, et ce depuis quelques jours déjà.
    Cependant, la technique que vous décrivez a bel et bien été utilisée contre M. Godmé et ses supporteurs sur Facebook. L'avatar "MariePoche" a d'ailleurs été lié à une des personnes dénoncées par M. Godmé.
    Bien à vous.
    A.R.

  • Archives de Vigile Répondre

    23 mars 2011

    À la lecture de tout cela, je ne sais pas si Mr Godmé est fou ou pas, mais il semble toutefois multiplier les personnalités sous les pseudonymes Brigitte et Nicole. Bien essayé. Bravo l'hypocrisie.
    Un citoyen intéressé

  • Archives de Vigile Répondre

    23 mars 2011

    En ce qui concerne les policiers qui figurent dans les amis facebook de certains vendeurs de stupéfiants et autres qui ont été dénonçés et bien reconnus par l'agente correctionnelle.
    Et je cite:
    Andrée Métivier avec Marco Caron
    Melanie Collin et Martin Canuel
    Marco Caron et Marie-Eve Belzile
    Je n'aborde pas les divulgations de Daniel Blanchard qui sont sûrement à l'origine du suicide du jeune entraîneur de soccer Mr Jean-François Côté, mais qu'en est-il de cet enquêteur qui sans aucun doute serait fortement capable de mettre son nom dans un rapport de la DPJ pour s'envoyer la mère des enfants.
    Son attirance "limite obsessionnelle" par les femmes qui lui font défault dans son travail
    Entre l'interêt des enfants et le cul de la mère, pour Daniel Blanchard, c'est très connu....le cul de la mère passe avant.
    Je vous laisse à votre imagination de ce qui adviendra du père de famille quand Blanchard a un interêt pour la conjointe.
    C'est pas mal décrit en intégralité dans le blog et les faits et dates sont précises.
    C'est pas comme si quelqu'un avait inventé tout ça.Je m'adresse en passant à Mr Forget:
    Autant de faits et autant de preuves et surtout autant de risques et autant de témoignages qui viennent de part et d'autres, il y a matière à enquête publique et ça presse!
    J'ai lu Mr Turcotte et en effet, peut-être attendez-vous plutôt que les enfants vous demandent pourquoi papa est mort ?
    Est-ce ça votre nouvelle unité anti corruption?
    J'ai réecouté l'intervention de Mme Thériault.
    Dois je rire , pleurer ou avoir très peur pour l'avenir du Québec, de nos jeunes et de nous mêmes.
    Quelle manque de professionnalisme et quelle preuve d'irrésponsabilité Mr Forget !
    Allez -vous rester à ce poste encore longtemps?
    Dans les faits que je peux lire sur le blog, j'éspère que non car si notre sécurité est confiée à des gens comme vous, j'ai peur pour mes enfants.
    Jai suivi les policiers dans les facebook des vendeurs de drogue et j'ai fait mes recherches auprès d'amis de la région.
    Pour ce qui est des personnes dénonçées, c'est très clair mais non seulement clair mais bien confirmé.
    Pouvez-vous m'expliquer comment une toxicomane qui fait brandir des plantations de pot peut enseigner à nos enfants ?
    Pouvez-vous m'expliquer pourquoi un prof de Cegep peut être impliqué dans ce genre d'histoire?
    Quand à la drogue dans le palais de justice, je reste stupéfaite et j'ai pris des informations auprès de gens fiables avant d'écrire ici.
    Définitivement, il y a anguille sous roche avec votre police locale car ces personnes sont effectivement connus
    pour ce genre d'actes criminels.
    Ce qui est étrange c'est qu'ils sont tous en liberté.
    Ce qui est étrange c'est que malgré le blog, rien ne bouge.
    Mais en même temps, je m'excuse mais vous faites une maudite bonne preuve que vous avez de quoi à cacher messieurs les Ministres.
    Il faudrait à un moment donner arrêter de prendre les Québécois et vos contribuables pour des pures imbéciles.
    Nous,citoyens Québécois, levons nous et ne nous laissons pas berner et bercer par les nouvelles menteries du Ministère de la Sécurité publique et son unité anti corruption.
    J'éspère que mon message est clair et qu'il fera le tour du Québec afin d'avertir le peuple qu'il est en train de se faire four.... une fois de plus par de très jolies paroles
    de nos chers Ministres.
    J'avoue que c'était bien essayé au moment où le Gouvernement était en train de basculé.
    Alors, récapitulons:
    Il y a pas de corruption!
    Y en a!
    Y en a pu !
    Y en a ou y en a pas?
    Puis finalement les Québécois comprennent qu'il y en a mais il faut conntinuer à cacher ce que les Libéraux ne veulent nous dévoiler.
    Peut-être sont-ils trop impliqués dans des choses qui pourraient ressembler à ce que l'on peut lire sur le Blog dans l'affaire Godmé ?
    Ma question quand au traffic de drogue à Matane et certains policiers:
    Qui a donné l'ordre aux policiers de ne rien bouger en attendant de faire passer la source pour un malade mental malgré que cette source a dejà 3 évaluations psychiatriques qui prouvent le contraire, d'après ma lecture.
    On ne voit qu'une évaluation psychiatrique sur le blog mais celle qui apparaît semble bien claire et les informations données sont précises et je me demande encore comment une personne aurait pu inventer cela.
    Il est tellement plus facile de faire passer cet homme pour un fou plutôt que de devoir trouver le produit qui nettoyera cette monstreuse tâche au sein du Ministère.
    Pendant ce temps, nos enfants payent, quelle DPJ, quel système et quelle police !
    Des beaux champions!
    Et on parle juste du cas Godmé mais il semble y en avoir beaucoup d'autres.
    Sur le blog, recherchez "la face cachée de la DPJ"
    C'est pire qu'un fléau et surtout pire que je pensais!
    Nicole

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2011

    Hallucinant...
    De : THOMAS FORGET [mailto:thomas.forget@msp.gouv.qc.ca] Envoyé : 17 mars 2011 15:35 À : Johann Objet : TR : Rép. : RE : Plainte - Ministère de la Sécurité publique
    Je constate également que vous dénoncez beaucoup, mais je me demande quels résultats vous avez obtenu jusqu’à maintenant.
    Avez vous obtenu la garde de vos enfants ?
    Avez-vous réglé votre procédure de divorce ? Est-ce que vous étiez présent aux dernières audiences ?
    Est-ce que vous avez l’intention de vous présenter à votre procès ?
    Je vous suggère de sérieusement réfléchir à votre stratégie car j’ai bien peur que vous ne vous enlisiez, à tort ou à raison, encore davantage. Je comprends que vous faites cela pour vous enfants, mais ne croyez vous pas que vos enfants voient tout ce que vous publiez sur votre blog. Qu’en pensent-ils selon vous ?
    Je vous suggère de lire le document suivant, peut-être que ça vous aidera dans votre réflexion.
    Je suis decontenancé et troublé, par ce genre de réponse provenant d'une personne occupant un poste comme le vôtre Monsieur Forget. Non, mais ça manque de sérieux, dire que les citoyens sont supposés se sentir protéger...
    Je vais vous le dire moi, ce que les enfants de Monsieur Godmé peuvent lire sur ce blog. La même chose que nous tous. Ils entendent parler du comportement de leur mère, de ses fonctions professionelles, de l'imunité dont elle jouie en raison de son statut social. Ne craignez vous pas que notre jeunesse devant votre passivité en vienne à croire que de tels comportements sont acceptables. Bordel, une agente correctionnelle a testée positive, elle a admise sa consommation, aucune sanction contre elle. Même les dénonciations de policiers envers d'autres policiers ne sont pas prises au sérieux par les personnes en autorités grassement rénumérés pour voir à l'application d'une seule et même loi pour tous.
    Peu importe les dénonciations, peu importe tout ce qui s'est écrit sur le dossier Godmé, je persiste à croire que votre rôle et votre statut vous donne une obligation de retenu Monsieur Forget. Je déplore le ton utilisé envers un citoyen vivant des moments aussi pénibles que les siens. Je suis persuadé que si toutes les allégations de Monsieur Godmé étaient complètement fausses, il aurait déja été mis en demeure et même poursuivi en justice.
    Je m'indigne devant le fait que toutes ces dénonciations ne trouvent que de sourdes oreilles auprès de la classe politique et des fonctionnaires de l'état. Je crois sincèrement que vous faites fausse route et que vous ratez là une chance inouie de redorer l'image de l'autorité.
    Une chose de deux, soit votre fonction vous oblige à investiguer plus sérieusement les allégations de Monsieur Godmé et à apporter les correctifs nécessaires, soit vous faites la preuve qu'effectivement ce dernier fait preuve de quérulence et vous agissez de manière à le faire taire. N'avez vous pas à votre disposition, de nombreux moyens légaux d'éviter qu'un citoyen souffrant de troubles mentaux entâche ainsi la réputation de ces fonctionnaires si blanc et si transparent... Ou peut être avez vous peur de devenir l'allumeur brulé. N'est-il pas de votre responsabilité d'agir comme médiateur entre les citoyens et les fonctionnaires ou encore êtes vous une autre institution fantôme de notre belle machine démocratique...
    J'au vu des choses irrationnelles depuis que je suis le dossier de Monsieur Godmé. Mais celle qui les bats toutes, est sans aucun doute vôtre. Votre manque de délicatesse et de tact, j'irais même jusqu'à dire votre manque de savoir vivre ne sied pas à votre fonction. De quel droit pouvez vous vous ainsi vous amuser devant le désespoir d'un père de famille? Ne voyez vous pas le marasme qui engloutit lentement cet homme.
    Au fait, ne pensez vous pas que ces enfants lisent aussi vos propres commentaires. Si quelque chose de malheureux devait arriver à leur père, sauriez vous quoi leur répondre,vous qui avez pris la situation avec autant de légèreté et de désinvolture?
    Je trouve des plus loufoque, qu'un homme occupant un poste comme le vôtre puisse agir avec aussi peu de sérieux et ensuite vienne souligner le manque de courtoisie du responsable de cette tribune qui a selon votre reproche omis de vous demander de commenter avant de publier vos propos.
    Mais ou donc doit s'adresser le citoyen ordinaire afin d'obtenir un semblant de justice en toute équité!

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2011

    M. Bélisle,
    J'ai oublié de mentionner que vous pouvez constater la nature des "éléments controversés" de mon article original en consultant ce lien : http://particitoyenduquebec.blogspot.com/2011/03/letat-du-droit-dans-un-soit-disant-etat.html. Ceci afin que vous puissiez prendre connaissance de la chose en tout état de cause.
    Sincèrement.
    AR

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2011

    M. Bélisle,
    Je conviens que cet article dresse un portrait plutôt large, et c'est ainsi car je voulais exposer une démonstration sans équivoque. Sans mettre énormément d'emphase sur le sujet, j'admets volontiers dans l'article qu'il existe de bons éléments au sein des corps policiers. Mais voilà le problème : ils se contentent de se taire et d'obéir aveuglément aux ordres; ou alors ils font l'objet de représailles comme le démontre les cas Simard, Neveu et Dupont.
    Outre le documentaire sur les événements du G-20 à Toronto et les éléments fournis par le blog lesresponsables.blogspot.com, mes sources pour cet article sont : Le Soleil, La presse et Radio-Canada. Ces cas ne sont donc pas le fruit de mon imagination, et je crois pertinent de les souligner dans ce contexte.
    D'ailleurs, parlant de contexte, et je rejoint là une autre de vos préoccupations concernant mon article, le portrait policier que je dresse ici n'est qu'une facette d'une situation plus globale, que je démontre au fin de mes articles. Par exemple, il faut analyser cet article dans le contexte où le gouvernement Canadien vient de signer une entente avec les États-Unis les autorisant à envoyer les forces militaires sur notre territoire en cas de "crise civile".
    Dans mon combat pour l'indépendance du Québec, le discours traditionnel Québec-Canada ne correspond plus à la réalité de ma lecture géopolitique du monde actuel. Pendant que l'on se perd en tergiversations inutiles autour des débats PLQ-PQ-ADQ-QS-CAQ-Legault-Sirois, les tenants du vrai pouvoir poursuivent leurs plans de domination. L'indépendance à acquérir, elle l'est des pouvoirs occultes et financiers situés au-dessus de nos instances gouvernementales actuelles. À ce titre, ce pouvoir supra-national et corporatiste utilise nos gouvernements comme leurs jouets personnels, n'hésitant pas d'utiliser les forces militaires et policières contre les populations qu'elles sont censées protéger. Regardez ce qui c'est passé partout ailleurs dans le monde où le fascisme s'est instauré, et vous y verrez les même schémas. Voilà, dans l'ensemble, ce que je tente de dénoncer, quitte à y aller à m'attaquant à cet édifice brique par brique. Parallèlement à ça, je travaille au sein d'un groupe de citoyens à la mise sur pied d'une alternative politique viable basée sur la démocratisation du pouvoir en le remettant directement entre les mains des citoyens.
    Pour des raisons de brièveté, je me suis contenté d'exposer ces quelques cas. J'aurais pu, l'avoir voulu, faire une recherche plus approfondie sur toutes les bavures policières qui ont eu lieu au Québec et au Canada au cours des derniers 10 ans. Je suis sûr que mon texte rédigé à la suite de la manifestation anti-ZLÉA à Québec en 2000 se trouve toujours dans les archives du CMAQ. J'aurais pu également apporter les dernières révélations faites par Radio-Canada l'automne dernier sur les événements liés à la Crise d'Octobre de 1970 afin de démontrer comment cette crise a été instrumentalisée pour des fins politiques et pour mettre en place un État-Policier comparable à ce qui s'est vu à Toronto au G-20, toujours à titre comparatif des méthodes qui n'ont que peu changées encore aujourd'hui.
    Concernant votre liste de question, je me dois bien là d'admettre mon ignorance en certaines matières et détails.
    Q1 : Le nom du policier qui a admis que les Black Blocks de Montebello étaient des policiers? Je l'ignore. Ce que je sais, c'est qu'on le voit très clairement dans la vidéo à 6:05. À 6:53, on y voit également un deuxième communiqué de la Sûreté du Québec, tiré du site web de la SQ. Je mentionne cela au cas où le but de cet exercice est de me faire réaliser que ce policier n'est pas un vrai policier.
    Q1 à Q4 : Il pourrait être effectivement intéressant aux lecteurs de Vigile de connaitre ces informations. Ayant déjà admis ignorer la réponse à Q1, et que de cette réponse découle les autres, je suis dans le sentiment que nous serions tous grandement servis par la divulgation de ces informations. J'espère par la présente vous convaincre de nous faire partager votre savoir.
    Concernant Q3 : Je trouve intéressant que cette personne ait pu avoir des liens avec le FBI et les unités anti-terroristes Français, des organisations qui ne sont elles non plus exemptes de tout soupçons.
    Q5 : Je trouve important cette question, en effet. Mais encore plus important, cette loyauté doit-elle être achetée au prix de la tolérance de la corruption et des abus de pouvoirs exercés par des membres de ces même corps policiers? Sachez, et je ne vous blâme pas de l'ignorer, que je préconise l'établissement d'un système politique sans partis politiques et sans politiciens; qu'en ce sens plusieurs pans de la machine d'état devraient ainsi donc être réformés, et à mon avis personnel ceci inclus les forces policières. J'admets volontiers que cette opinion puisse encore être marginale, mais c'est la mienne et le la défends.
    Q6 : Je n'ai aucune idée de l'incident auquel vous faites allusion, ni ne vois quel est son rapport avec mon article. Encore une fois, je vous invite volontiers à partager ces informations et à expliquer en quoi ils apportent une lumière différente au portrait que je viens de brosser. Je crois sincèrement que cela ne ferait qu'alimenter positivement le débat autour de cette question.
    Sincèrement vôtre,
    Adam Richard

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2011

    Monsieur Richard, je ne connais pas la nature des éléments que vous avez cru bon «épurer » de votre texte initial pour qu’il soit ‘publiable’. Mais question d’approche stratégique et quel que soit le sujet, je préfère en général les frappes chirurgicales aux attaques tous azimuts ou indifférenciées.
    À mon avis, un « bon texte » sur Vigile.net est celui qui éclaire l’opinion et parvient, ce faisant, à rassembler un support toujours croissant pour l’indépendance du Québec.
    Il en est qui ne semblent pas comprendre les résultats qu’ils cherchent : ils jettent le bébé avec l’eau du bain ou tuent les mouches au shotgun. Par leurs textes, ils suscitent la confusion dans les esprits et provoquent non seulement de graves dommages collatéraux mais encore, attirent contre nous des attaques inopportunes.
    Qu’il s’agisse des religions, des immigrants, des communautés ethniques ou des institutions publiques québécoises comme la police les juges ou les politiciens, la même méthodologie doit prévaloir : quelle est l’objectif de ma publication, quelle est la cible principale de mon intervention. Mon texte constitue-t-il une critique « amicale » ou une attaque contre les ennemis de la souveraineté ? Et, en ce dernier cas, pourrais-je parvenir par mon texte à débusquer l’adversaire, à le décontenancer et à l’isoler.
    Tout est évidemment question de point de vue. Le mien est à l’effet que votre « réquisitoire contre les forces policières » confond tous les acteurs policiers, tous les processus administratifs et toutes les structures de l’organisation policière au Québec.
    Votre point départ est à l’effet que la grande majorité des policiers et policières membres de la Sûreté du Québec, de la police de Montréal et des corps de police municipaux sont constitués de « mauvais » éléments, d'ennemis de la démocratie, d'acteurs volontaires de la fascisation de l’État. Vous omettez de parler des responsables politiques ou administratifs, de ceux qui les dirigent ou devraient le faire.
    Conséquemment, ce non discernement vous amène, Adam Richard, à déposer pêle-mêle dans la même casserole à friture des cas aussi divers que disjoints touchant à la corruption policière, aux organes spécialisés relevant de la sécurité de l’État et à des cas journalistiques touchant la représentation syndicale de policiers membres de l’APPQ.
    Alors, comprenez, je reste sur ma faim et je ne sais pas où vous voulez mener les lecteurs.
    Quant à moi, malgré les tares et les tarés de la SQ et du SPVM, malgré les clandestins et leurs réseaux souterrains, je fais confiance, surtout, à tous les jeunes policiers et policières formés dans nos CEGEPs. La vaste majorité d'entre eux sont démocrates et québécois dans l'âme.
    Pour terminer, si le sujet vous intéresse vraiment, je vous invite à prendre le temps, tout le temps nécessaire pour répondre aux seules questions suivantes (mais il y en aurait bien d'autres):
    Q1. : « Événements de Montebello : nommez l’officier de la SQ qui a admis, en conférence de presse, que les trois hommes accusés par des manifestants de Montebello d’être des agents provocateurs faisaient effectivement partie des rangs de la Sûreté du Québec ? ».
    Q2. : « Une fois identifié, décrivez les fonctions stratégiques auxquelles il a subséquemment été nommé et quel poste il occupe présentement ? »
    Q3. : « Parlez-nous de son cheminement académique hors Québec et notamment l’importance de sa formation à l’école du FBI et à celle de l’antiterrorisme en France »

    Q4. : « Parmi les cadres policiers qu’il a nommé en vertu de pouvoirs reliés à sa fonction, voyez-vous une possible filière quant à leur provenance ou aux réseaux ‘professionnels’ auxquels ils pourraient appartienir? »
    Q5. : « En cas d’enclenchement du processus menant à la souveraineté, croyez-vous important que le premier ministre soit assuré de l'absolue loyauté des états-majors de la SQ et du SPVM à l'égard du Québec? »
    Q6.: « A votre avis, quels sont les faits qui tenderaient à démontrer que l'attentat à la bombe contre le centre de rucretument de l'armée à Trois-Rivières (juillet 2010)visait en fait le démantèlement des structures du renseigmement de la SQ »
    J'ai moi-même fait l'exercice mais je préfère garder les conclusions dans le domaine de l'interlocutoire.
    Bon travail,
    Jean-Pierre Bélisle

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2011

    M. Forget,
    Si vous êtes froissé des commentaires (non-réfutés) qui vous sont attribués ici dans cette version de l'article, sachez que mon article original contient plus de détails liés à cette conversation courriel, et qu'à ce titre, vos "impressions" y sont plus justement mis en lumière que dans cette version-ci. J'admets cependant que vos propos ne sont pas nécessairement plus flatteurs pour vous, mais qui est vraiment à blâmer pour cet état de choses : vous pour les avoir proférés, ou moi pour les avoir rapportés?
    À la lumière de ces mêmes commentaires, M. Forget, et à la lumière de ma propre expérience directe avec des représentants du gouvernement liés à différents ministères et ce à plusieurs niveaux, je commence à être plutôt un expert en détection de faux-fuyants et de langue de bois. Vu sous cet angle, que m'aurait apporté de plus vos commentaires? Vous m'aurez dit que M. Godmé n'est pas fiable, qu'il fabule? Qu'il a des problèmes mentaux? Que je suis moi-même limite malade mental pour prêter crédit à ses allégations? Non merci, très peu pour moi.
    Le ministère pour lequel vous travaillez, M. Forget, ainsi que tous les autres ministères de ce gouvernement corrompu, lorsque notifié de problèmes graves allant à l'encontre de la raison-d'être même de ces mêmes ministères, réagissent tous de la même façon, en tentant de balayer le problème sous le tapis.
    La différence dans votre cas, et elle est de taille, c'est que votre ministère est en charge de la protection et de la sécurité des citoyens, protection et sécurité qui sont compromis par des employés de l'état sous la charge même de votre ministère. Et je m'excuse d'être particulièrement allergique à tout ce que je perçois comme une menace sérieuse à l'épanouissement de la Démocratie au Québec. Et ce que je décris tout au long de cet article représente ce que je considère comme étant la pire des menaces.
    Cependant, rien ne vous empêche de commenter mon article a posteriori, soit sur cette Tribune Libre, soit directement sur mon blog, et d'y dire exactement ce que vous auriez dit et que vous jugez si pertinent de vouloir partager. La liberté d'expression vous est tout autant accessible et disponible qu'elle l'est pour moi.
    Je terminerai ce commentaire en disant qu'au-delà de la seule "Affaire Godmé", le sujet principal de cet article traite du besoin de transparence de plus en plus nécessaire sur les gestion des dossiers de l'État, et ce à tous les niveaux, notamment sur la question policière. J'aimerais bien que vous m'expliquiez, par exemple, comment un homme fait pour se suicider d'une balle dans le dos dans une voiture qui ne comporte aucune trace de sang et pour laquelle un juge a même statué qu'il espère qu'aucune autre thèse que le meurtre ne sera retenue dans ce dossier. Je fait ici référence à l'Affaire Dupont, au cas où vous n'auriez pas fait le lien.
    Si votre Ministère n'est pas en mesure "d'élucider" ni ne montre le moindre intérêt à rétablir la vérité dans ce dossier vieux de plus de 40 ans et pour laquelle la famille se bat toujours pour faire éclater la vérité, quelle chance peut avoir un citoyen aux prises avec des problèmes du même ordre présentement de nos jours?
    Voilà sans doute le premier commentaire que j'aurais été intéressé à recevoir de votre part, M. Forget. Peut-être étais-je dans l'erreur, mais j'ai eu comme la vague impression que je n'aurais pas eu de réponse satisfaisante sur ce sujet, donc je n'ai pas considéré utile de m'enquérir auprès de vous sur ce sujet. Je l'admets, j'ai peut-être été dans l'erreur d'agir ainsi. Cependant, si vous voulez démontré une réelle envie de commenter cet article, je vous invite donc à le faire en commençant déjà à répondre à cette question concernant l'Affaire Dupont, ici-même sur cette Tribune Libre ou encore sur mon blog.
    Sincèrement,
    Adam Richard

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2011

    Merci Monsieur Adam de nous informer ce qui se passe de croche dans ce beau coin de Matane. J'espère de tout coeur que d'autres personnes intègres se lèveront pour signifier leur désaprobation à cette corruption.

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2011

    En voyant le commentaire de Monsieur Forget, je me suis dit qu'il serait bien que vous profitiez de l'occasion de lui permettre de commentez. En effet, je suis moi aussi tout ce qui se dit dans le dossier Godmé depuis quelques mois et j'aimerais bien savoir ce que ce dernier pourrais apporter de nouveau. Je trouve son intervention des plus intéressante.

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2011

    Bonjour,
    On voit clairenent que Mr Forget fait parti des gens qui intimident.
    Quand on regarde¸le cas Neveu ou Godmé ou encore Dupont et si on se fie aux promesses non tenues du Ministère de la Sécurité publique, on peut très bien imaginer que les Québécois ne tarderont plus à se lever contre cet état mafieux.
    Et dieu sait si nous avons hâte que cela arrive.
    Je connais les vendeurs de drogue de Matane qui figurent dans les amis facebook des policiers, je suis allé vérifié ce matin, si le Ministère ne voulait pas cacher la corruption de Matane, ça ferait longtemps qu'ils auraient foutu dehors leur agente correctionnelle corrompue et qu'ils auraient fait la lumière sur les policiers et arrêté les gens qui sont nommés dans le fameux blog car, je m'excuse mais la vérité est très très bien exposée.J'ai été également témoin des agissements malades de la l'agente de probation au bord des terrains de soccer et je connais les comportements de Marie-France Gagné depuis des années et bien avant Mr Godmé.Permettez moi de vous dire que si j'avais été au recrutement des Services Correctionnelles et bien jamais j'aurais engagé cette femmme qui a de très graves troubles de personnalité à mon avis que le Gouvernement essaye de cacher, comme tout le reste.
    Mais voyons donc, qui ne sait pas que Truchon ou Melanie Collin ou Marco Caron sont des vendeurs de toutes sortes de choses?
    Quel policier n'est pas au courant que la famille Côté Tremblay trempe dans la Coke.Quand je lis tous ces gens qui essayent déséspérement de faire passer Godmé pour un menteur et qui s'acharne pour lui faire fermer la gueule.
    Ces gens ne savent pas lire ?
    Tout est parfaitement démomtré sur le blog que c'est la mère qui a agit salement et que la DPJ et la Sûreté ont tout simplement voulu protegé les interêts de leur propre Frame up.
    Blanchard, est-il rose ? Non, pas du tout!
    Fournier, Métivier, Brie ?
    Alles donc voir plutôt l'arrestation 1 et 2 sur le blog et vous comprendrez mieux pourquoi cette histoire est rendue là.
    Je connais Matane et la famille Gagné très bien, ils sont croches mais riches, c'est ce qui les sauve.....pour l'instant, mais il semble quwe leur règne semble achevé et c'est ben tant mieux parceque ce sont des lâches et ils font tout par en arrière.
    Merci Mr Richard et j'éspère que vous allez faire un article sur tout ce que cette agente de probation a pu faire depuis le début de cette histoire parceque si aujourd'hui tout le monde en est là, c'est grâce à elle et à sa mère, et je ne commençerais pas à débattre sur Mona Gagné.Voyez simplement les menaces quiu sont faites de tout bord tout côté.
    Les Gagnés ne sortieront jamais par devant par contre, plusieurs facades manipulables parleront en leur nom.
    Depuis des années c'est comme ça.
    Simon Gagné payait même des élèves à l'école pour voler les résultats des professeurs pour ne pas perdre la face et avoir toujours le sentiment de gagner.C'est sûr, ils étaient tous dans la coke la boisson et le pot et ils voulaient obtenir les résultats.
    Un gros gros bravo à la sûreté du Québec et au Bureau du Ministère de la Sécurité publique.
    Vous êtes vraiment à côté de la trac et vous devez probablement attendre ce que Marie-France et sa gang attendent le plus, retrouver Godmé dans le fond d'une valise de char.Et c'est ce qui arrivera si vous n'agissez pas parceque les Gagnés ne perdent jamais la face.
    Tout le monde sait à Matane de quoi ils sont capables et ils viennent de le démontrer encore et avec deux beaux enfants mélés au travers.
    Je vous le rappelle, moi, j'étais là et j'ai vu les scènes de l'agente de probation droguée qui tirait ses enfants par les bras pour qu'ils ne puissent même pas donner un bec à leur père.
    Une méchante malade qui les a dejà marqué pour la vie.
    Bravo la DPJ en passant.
    Brigitte

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2011

    M. Richard,
    J'aurais apprécié vous voir faire preuve de courtoisie en me demandant de commenter votre article avant d'y publier mes propos.
    Je suis désolé de constater que vous ne l'avez pas fait.
    Bonne journée
    Thomas Forget