HYDROCARBURES

Île d’Anticosti: la nation innue et des élus de la Minganie s’opposent en bloc

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Mauvaise nouvelle pour les intérêts pétroliers

Des représentants de la nation innue et des élus de la région de la Minganie ont affirmé à l’unisson, vendredi, leur opposition à l’exploration et à l’exploitation d’hydrocarbures sur l’île d’Anticosti.

Ils critiquent à la fois le gouvernement du Québec et l’entreprise Pétrolia, qui veut exploiter le potentiel énergétique dans la région.

En fait, le 13 mai, la société en commandite Hydrocarbures Anticosti, gérée par Pétrolia, a annoncé que les travaux de fracturation hydraulique qui devaient être réalisés prochainement dans la région étaient reportés à l’été 2017.

Au cours d’une entrevue vendredi, le préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) de la Minganie, Luc Noël, a dénoncé avoir été peu consulté dans ce dossier, bien que les MRC soient censées être responsables du développement régional.

Tant les Innus que les élus régionaux critiquent surtout le projet pétrolier pour des raisons écologiques. « Notre décision est basée sur le fait que les études ont été bâclées. Il n’y a aucune étude qui a été faite sur le milieu marin, aucune étude qui a été faite sur le milieu aviaire », s’est exclamé M. Noël.

Ils affirment également que la méthode de la fracturation hydraulique est peu connue et qu’on en saisit mal toutes les répercussions. « On joue un peu à l’apprenti sorcier », a critiqué M. Noël.

Il a prévenu que si le gouvernement et l’entreprise allaient de l’avant, ils se prépareraient à des lendemains difficiles. « Si ça ne change pas, il va y avoir d’autres actions d’éclat qui vont être faites et le gouvernement en sera le seul responsable à ce moment-là », a lancé M. Noël.

Quand on lui a demandé à quel type d’action d’éclat il songeait, il a répondu par un simple « on verra en temps et lieu ».

« C’est certain que ce n’est pas un geste qui n’aura pas de suites. Il va y avoir des suites à ça, tout dépend de comment le gouvernement va se positionner. Si le gouvernement autorise la fracturation, c’est certain qu’il va se faire d’autre chose dans le milieu », a prévenu le préfet de la MRC de la Minganie.
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