Fête de la Nouvelle-France: un défilé coloré [PHOTOS]

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Célébrer avec fierté nos racines coloniales françaises

Le défilé des géants des Fêtes de la Nouvelle-France a encore une fois ébloui la foule qui était présente jeudi sur Grande Allée. Énergiques, colorés et dynamiques, les participants ont suivi à merveille la thématique du divertissement qui teinte l’ensemble des Fêtes.


Avec ses habits confectionnés de cuir et de billes, la troupe de danse huronne-wendat a ouvert le défilé. Dès son arrivée, des passants applaudissent. «Tout le monde se rassemble entre le Concorde et le Château Frontenac pour assister à cette activité gratuite et populaire», explique le directeur de la programmation des Fêtes de la Nouvelle-France, Alexis Ferland. 


La foule attend fébrilement le passage des «géants», la signature du défilé. Le premier géant, le «Grand esprit des Nations» représente l’esprit des Premières Nations. Puis, un bateau de bois, avec plusieurs matelots. Ce sont les premiers explorateurs. La fanfare arrive. Tambours en bandoulière, les musiciens portent fièrement la fleur de lys sur leurs habits bleus. 


Le prochain géant porte une grande moustache. Plusieurs reconnaissent Samuel de Champlain. Puis, la géante Marie-­Victoire qui incarne toutes les femmes de la Nouvelle-France, suivie d’une vingtaine de Filles du Roy. Un comédien habillé en cardinal se fait tout de suite détrôner par la présence du cardinal Lacroix et du géant François de Laval, le premier évêque de Québec. En quelques minutes, l’histoire de la Nouvelle-France est racontée. Tout au long du défilé, les géants tout comme les 250 figurants rendent hommage à des personnages historiques. 


Divertir


L’ambiance est festive. Les différentes fanfares rythment le défilé. Certains dansent, certains jonglent avec des quilles, d’autres avec des choux et des pommes. «La trame de fond est le divertissement et on a des animations plus colorées cette année. On a beaucoup de jongleurs et d’acrobates. Ils vont jongler avec de pommes et des choux puisque c’est une manière de faire un clin d’œil à l’époque», souligne M. Ferland.


Deux échassiers, qui incarnent l’ange et le démon d’un haut bourgeois, paradent. «C’est un peu la tentation liée au divertissement, au vice du jeu, mais qui aussi balancé par l’ange», indique-t-il. 


Le volet public est aussi impressionnant. Qu’il soit enfant, adulte ou aîné, chaque participant est fier de l’habit d’antan qu’il arbore. Avec des costumes et des animations qui sortent de l’ordinaire, ce défilé a impressionné les passants.