Et vous, M.Facal, où vous situez-vous ?

Lettre à M.Facal suite à l’article du Journal de Montréal

Élections fédérales du 14 octobre 2008

M. Facal,
[Jusqu’a maintenant j’ai toujours aimé votre franc parler->14828], vous m’avez semblé écrire et dire le fond de votre pensée et je vous ai respecté pour ça. C’est une denrée de plus en plus rare. Vous militiez au sein d’une organisation politique qui, jusqu’à M. Parizeau, avait comme but premier, l’indépendance politique du Québec.
Après le départ de M. Parizeau, les différents dirigeants du P.Q. ont relégué l’indépendance à la filière 13 et, hypocritement ont fait tout ce qu’il fallait pour que ça ne se fasse pas. Le plus évident a été l’action ou plutôt l’inaction de Lucien Bouchard. Quand il était à Ottawa, il parlait comme un vrai tribun mais quand il a délogé M. Parizeau au Québec, motus et bouche cousue au sujet de l’indépendance. On se disait que, comme Jean Charest, il avait été envoyé par Ottawa pour museler le Québec. Suite au référendum, il aurait pu, il aurait dû intenter une action en justice contre les fédéraux pour vol de consultation populaire. Il ne l’a pas fait !.. il a même attendu 5 ans avant de démissionner, le temps nécessaire pour qu’il y ait prescription. Les autres qui ont suivi n’ont pas fait mieux et avec le temps, l’option indépendantiste a semblé s’édulcorer.
La venue de Mme. Marois n’a fait que mettre un bouchon sur l’option. Qu’est devenu le P.Q. ?... une sous-succursale du parti Libéral au service de nos maîtres Ottawaïens ?
Il y a pourtant au P.Q. des personnes brillantes. Comment se fait-il qu’ils entrent dans ce moule réducteur sans rien dire. Et vous, ce moule ne vous étouffe pas trop ? Il y a même un de vos collègues qui, récemment, a été suffisamment honnête pour déclarer publiquement avoir mis de côté l’option jadis fondamentale du Parti Québécois, sa raison d’être. Mais vous dans tout ça, où vous situez-vous ? Le silence étonnant de Mme. Marois lorsque les fédéraux et les complices aplatventristes du Québec nous faisaient avaler des couleuvres au 400ième de la ville de Québec, où était-elle, que faisait-elle ? RIEN.
Comme beaucoup de Québécois je considère toujours que l’indépendance est un outil nécessaire pour que le Québec puisse accéder au rang de nation dans le monde actuel et puisse récupérer les leviers de contrôle de son devenir. Pour y arriver nous devons nous unir mais nous unir sous quelle bannière ? Qui, actuellement, prône l’indépendance comme but à atteindre ? Le P.Q. ? Il est malheureusement devenu évident qu’il n’est plus dans la course. Les vrais indépendantistes, de dépit, ont déserté le bateau. Il ne reste plus que les nostalgiques, ceux qui se confortent du passé, allergiques aux changements, aux actions ultra urgentes qu’on doit prendre collectivement si on veut que nos enfants aient un pays. Nous sommes en voie de disparition, ça nous prend quelqu’un, un homme, une femme, qui soit capable de diriger une formation de rassemblement populaire, un motivateur.
Et vous, M.Facal, où vous situez-vous ?
Ivan Parent

Featured a3e971571ab3c25a01e01d56d6b9d9d3

Ivan Parent403 articles

  • 348 520

Pianiste pendant une trentaine d'années, j'ai commencé
à temps partiel d'abord à faire du film industriel, de la vidéo et j'ai
fondé ma compagnie "Les Productions du LOTUS" Les détails seront visibles sur mon site web.
Site web : prolotus.net





Laissez un commentaire



3 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    10 septembre 2008

    Jean-François Boisvert,
    M. Boisvert, j’ai beaucoup apprécié vos commentaires car je crois que vous avez compris le message que j’ai voulu transmettre. J’aime beaucoup la ville de Québec et ceux qui y vivent. Dans l’éventualité où les Québécois (la province) vont se réveiller et réaliser l’urgence de l’autonomie, que dis-je, l’indépendance politique de notre pays, les habitants de Québec seront placés dans la position beaucoup plus avantageuse de vivre dans la vraie capitale du Québec, non pas une petite capitale provinciale. Cela fait aussi partie de leur choix, de notre choix.
    Il faut tenter de vaincre l’attentisme. À chaque article que j’écris, il y en a toujours un, champion de l’immobilisme, du déprimant, du « oui mais… » qui, n’ayant absolument rien compris au message, passe à côté du sens intrinsèque de ce même message et critique les détails. Il critique le pot au lieu jeter les yeux sur les fleurs. Il n’est d’ailleurs pas le seul.
    En réalité, et ça je crois que vous l’avez compris, je ne m’adressais pas spécifiquement à M. Facal mais à tous ceux au P.Q. qui jouent ou veulent jouer le rôle de fer de lance de l’indépendance, ce qui n’est plus malheureusement, la caractéristique principale du P.Q. Pour y croire, il n’y reste que les nostalgiques, les indécrottables de l’immobilisme, ceux par qui l’indépendance ne peut venir.
    Je ne sais ce que vous en pensez mais à ceux qui ne veulent absolument pas voter pour le BLOC, je dis votez NPD mais pas pour les clowns Harper et Dion. Avez-vous remarqué comme les deux, soudainement, sont devenus sirupeux à l’endroit du Québec. Pauvre petit Dion, on ne l’a pas compris, il aime le Québec!...et Harper, dans un élan de « grande générosité » nous a reconnu comme peuple….dans un Canada uni. Quelle sinistre farce! Les deux nous prennent pour des tarés, des minus, des imbéciles qui vont gober tout ça.
    S’il était possible de sanctionner les mensonges des politiciens, les prisons déborderaient. Dans l’immédiat, il n’y a, à mon avis, que le BlOC qui peut, dans la mesure de son importance numérique en chambre, nous servir de caution. N’oublions pas que le BLOC a déjà été, pour un certain temps, l’opposition officielle à Ottawa au grand dam des représentants du ROC.
    Si on pouvait s’unir pour une fois derrière le BLOC à Ottawa pour refaire un peu notre crédibilité, on s’occupera ensuite des mous du P.Q. Ou bien le P.Q. se réveille, ce qui est très improbable ou bien on passe à autre chose.
    Ivan Parent

  • Gilles Bousquet Répondre

    9 septembre 2008

    M. Parent écrit : «Quand il était à Ottawa, M. Bouchard parlait comme un vrai tribun mais quand il a délogé M. Parizeau au Québec».
    M. Parizeau s'est délogé tout seul "avec un peu d'aide de M. Landry, peut-être" parce qu'il était trop déçu d'avoir perdu le référendum.
    En passant, c'aurait été plus à M. Parizeau, qu'à M. Bouchard, à contester les irrégularités du fédéral qui se sont passées pendant la période du référendum de 1995.
    Prenons donc les choses une par une. La prochaine étape est l'élection fédérale d'octobre. Une bonne façon de faire est d'élire des députés du Bloc à la place de protester "parce que certains n'aiment pas tout ce qu'ils font" en demeurant assis à la maison, ce qui est de nature à faire élire des fédéralistes de différentes couleurs à Ottawa qui vont se prendre pour des preuves vivantes que le souverainisme est mort au Québec. C'était ce que nous répétaient Messieurs Trudeau et Chrétien quand ils obtenaient des majorités au Québec.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    9 septembre 2008

    M. Parent,
    Vous posez la question: "Pour y arriver nous devons nous unir mais nous unir sous quelle bannière ?"
    Oh...ehhhh... monsieur Parent: CAMPAGNE FÉDÉRALE !
    Lisez Moreno: Bloc québécois!