Les libéraux et leurs basses oeuvres

Élections sur le dos des étudiants

Tribune libre


En fin de semaine dernière, ils étaient presque tous là, dans un studio sur le Mont-Royal, ces candidats et candidates libéraux parce que pour eux le temps presse et qu’ils doivent précipiter les élections pour mieux réprimer le mouvement de contestation des étudiants.

Vêtus de leurs plus chics costumes, ils posaient insolemment devant la caméra pour leur affiches électorales afin de donner l’impression au peuple qu’ils méprisent tant qu’ils sont d’honnêtes citoyens, Alors que, dans les faits, les quatre dernières années ont été désastreuses pour le Québec, un scandale n’attendant pas l’autre pendant que notre patrimoine, nos richesses naturelles et notre bien commun étaient cédés à des exploiteurs sauvages pratiquant la politique de la terre brûlée avec la bénédiction de Charest et de son gang de collecteurs de fonds.
En déclenchant rapidement des élections en plein été, ce gouvernement démontre une fois de plus son profond mépris de la population. Son mépris des centaines de milliers de personnes qui, casseroles en mains, sont descendues dans la rue pour exprimer leur légitime colère et donner leur appui à ces étudiants qui n’en peuvent plus de d’endetter toujours davantage pour avoir le droit à la connaissance que les élites ont toujours préféré se partager en cercle restreint.
Tout pour éviter le débat sur le financement et les dépenses extravagantes dans les universités. Tout pour tenter de faire oublier le scandale de l’Ilot Voyageur, projet délirant où nous avons perdu collectivement des millions de dollars. Tout pour camoufler les salaires, boni et primes de millions de dollars versés aux hauts dirigeants des universités pour qu’ils se payent des voyages cinq étoiles à travers la planète afin d’étudier la beauté du Taj Mahal ou les joies des nuits de Paris…
Tout pour nous faire oublier que c’est tout le système éducatif québécois qui doit être réformé.
Les grands principes d’accessibilité aux études supérieures ainsi que le financement des universités doivent donc être inclus dans la future Constitution québécoise. Afin que tous les partis politiques à venir, quels qu’ils soient, soient tenus de les respecter. Afin qu’ils ne puissent jamais y toucher ou les modifier au gré d’un gouvernement qui voudrait changer les règles de base au gré des modes et courants de pensée.
C’est pour cette raison, entre autres, que la Coalition pour une constituante veut que les citoyens et les citoyennes du Québec puissent
écrire leur propre constitution.
Car avec cet instrument, qui est la loi fondamentale d’un peuple, on coule le béton avant de vouloir bâtir la maison qui sera notre pays. On construit sur du solide.
Pierre Schneider
19 juillet 2012

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Journaliste, auteur et poète, Pierre Schneider milite
pour l'Indépendance du Québec depuis le début des années soixante.





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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    19 juillet 2012

    Si, jusqu'à ce jour, les citoyens ne sont jamais montrés intéressés par les discussions dites "constitutionnelles", c'est que la classe possédante au pouvoir a tout fait pour les empêcher par de grands manoeuvres médiatiques.
    La première est évidemment celle qui consiste à dénoncer dans l'oeuf toute tentative de modification de la constitution canadienne, cette "chappe de plomb" qui étouffe le peuple québécois.
    La deuxième c'est de faire croire aux citoyens qu'une constitution "ce n'est pas important" et que cela n'a aucune influence sur la vie de tous les jours.
    Or, c'est archi-faux, car une constitution c'est la loi suprême d'un peuple qui encadre tous les rapports sociaux, économiques et politique sur un territoire donné et qui a une influence considérable sur la vie quotidienne des gens.
    Les citoyens n'ont pas encore compris que la constitution pourrait être un instrument de libération collective et de construction d'une démocratie exemplaire pour le peu qu'ils s'emparent de cet instrument et en fassent le leur en fonction de leurs besoins et non pas en fonction des besoins des politiciens professionnels qui n'en finissent plus de les trahir.
    Ce n'est plus le droit des peuples de disposer d'eux mêmes, c'est devenu le droit des politiciens professionnels de disposer des peuples.
    Quand on aura compris cela, on aura une véritable révolution dans le pays. Celui du Québec évidemment.
    C'est la seule façon de redonner le pouvoir au peuple. Une constitution écrite par et pour les citoyens.
    Pierre Cloutier