COVID-19: «Il faut envisager le scénario du pire» - Dr Amir Khadir

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Le communiste iranien se réjouit de la restriction des libertés individuelles : quoi de plus normal ?


Le microbiologiste-infectiologue Amir Khadir n’est pas optimiste relativement à la situation actuelle, où l’on constate que le Québec est aux prises avec près de la moitié des cas canadiens de la COVID-19, mais il rappelle qu'il ne faut pas paniquer.  


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«Le Québec est parmi les États en Amérique du Nord qui, par tête d’habitants, a le plus haut taux de positivité dans la population après New York», a fait savoir Amir Khadir en entrevue lundi soir avec l’animateur Denis Lévesque.  





Le gouvernement Legault dit faire plus de tests qu’ailleurs au pays, ce qui explique le haut taux de personnes infectées par le virus.  


«Des tests plus ciblés pèsent dans la balance faisant monter nos statistiques notamment chez gens qui revenaient de voyage, a noté M. Khadir. Mais per capita, la Colombie-Britannique a fait plus de tests que nous. On ne peut pas avoir une vision optimiste de la situation à cause de notre proximité avec le Connecticut, New York, le New Jersey, à cause de nos fêtes (la relâche) et les gens reviennent de Floride. Il est normal que le Québec soit dans le peloton de tête.»  


Le microbiologiste-infectiologue soutient qu’il ne faut pas céder à la panique et estime surtout qu’il est impératif de ne pas baisser la garde. «Il faut redoubler d’efforts et faire tout ce que l’on peut pour ne pas que d’autres gens tombent malades et ainsi aplanir la courbe», a-t-il dit.  


Amir Khadir rappelle qu’il faut bien écouter les conseils du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, de la ministre de la Santé, Danielle McCann, et du premier ministre François Legault.  


«Il faut que les mesures mises en place soient scrupuleusement respectées par la population, a-t-il dit. Il faut être en mode offensif plutôt que défensif.»  


Et pour être bien armées afin d'affronter la virulente COVID-19, les autorités doivent envisager le «scénario du pire», fait valoir le spécialiste. «Il faut prévoir tout ce que l’on peut prévoir et éviter ce que l’on peut éviter, a-t-il ajouté [...] Il faut aussi tout l’appui du privé pour la production de masques, ventilateurs, tests. Il faut agir et produire maintenant.»