Conflit sur le bois d'œuvre: le Canada prêt à se tourner vers les tribunaux

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Les mauvais joueurs du lIbre-échange





Le Canada est prêt à se battre devant les tribunaux pour défendre l'industrie du bois d'œuvre si aucune entente ne survient avec les États-Unis, signale la ministre du Commerce international, Chrystia Freeland.


Elle a indiqué que les pourparlers se poursuivaient de «bonne foi», comme convenu avec son homologue américain, malgré l’expiration la semaine dernière du délai pour en arriver à un nouvel accord.


Elle a ajouté que les fonctionnaires de son ministère se préparaient aussi à la possibilité d’éventuels litiges devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et en vertu de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).


«Nous allons continuer de nous battre pour obtenir la meilleure entente pour le Canada et les Canadiens. Nous voulons une bonne entente pour les Canadiens et non pas n’importe quelle entente», a soutenu Mme Freeland lundi aux Communes.


«Nous espérons le meilleur et travaillons pour l’obtenir, mais nous nous préparons au pire. Nous sommes prêts à nous battre pour défendre l’industrie et les travailleurs devant les tribunaux s’il le faut», a-t-elle ajouté.


La ministre a une fois de plus fait valoir que la montée du protectionnisme aux États-Unis et dans la campagne présidentielle rendait les négociations difficiles dans cet épineux dossier. Elle a aussi indiqué que le gouvernement américain ne pouvait tout simplement imposer à son industrie un accord négocié avec le Canada.


«La raison en est que, pour conclure un accord, l'industrie américaine doit suspendre son droit légal d'imposer des tarifs douaniers aux exportations canadiennes. Cette condition rend les négociations encore plus complexes», a soutenu Mme Freeland.


Aux Communes, les conservateurs ont attaqué le gouvernement Trudeau, lui reprochant de s’être traîné les pieds dans ce dossier. Ils ont provoqué le débat en déposant une motion de l’opposition demandant «au gouvernement de cesser de tergiverser et de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir une guerre commerciale qui mettra en péril le moyen de subsistance de travailleurs et de collectivités du Canada».


«Soyons clair quant à ce que l’opposition nous demande de faire aujourd’hui. C’est de nous demander d’approuver une entente maintenant. Faire cela reviendrait à approuver l’accord inadéquat que l’industrie américaine a mis de l’avant. Nous n’allons pas faire cela», a rétorqué Mme Freeland.




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