«Banane géante»: rendre à César...

17. Actualité archives 2007

Alain*Danyèle - On fait grand cas de la «Banane géante» dans certains medias médiocrement intentionnés. Ici, point d'éthique journalistique, mais un vulgaire acharnement médiatique sur un projet artistique dont la démarche est occultée pour dénoncer les subventions qui ont été octroyées à l'artiste. Classique, prévisible et plutôt mesquin de choquer l'opinion publique par des machinations de désinformation sensationnalistes, alors que si l'on se donne la peine de visiter le site Internet du projet, on se rendra compte du sérieux de l'entreprise.
Peut-être serez-vous, comme moi, frappés par l'audace de l'intention et par le potentiel rassembleur du projet de César Saëz? L'objectif est clairement énoncé par l'artiste: «développer une nouvelle discipline artistique et une technologie aérospatiale accessible à tous». Déjà, au moins une dizaine de professionnels, notammant des milieux scientifiques et juridiques, se sont joints au projet et des présentations artistiques ont eu lieu en 2006 dans des événements internationaux, en l'occurrence la Biennale de La Havane et le 24e Symposium d'art de Baie Saint-Paul.
Par ailleurs, la participation à ces événements compte probablement parmi les critères qui ont valu à l'artiste de recevoir un soutien des Conseils des arts. Ces subventions relativement modestes s'échelonnent sur plus d'une année et lui auront permis de franchir les premières étapes de recherche, de modélisation, en plus de diffuser le projet dans des événements reconnus. Le travail accompli est déjà impressionnant, et même s'il demeurait dans la sphère de l'utopie, le pari de ce projet serait gagnant.
Si, au contraire, après avoir visité son site Internet, vous êtes insensibles au projet -- et vous en avez le droit --, vous conviendrez tout de même que cela mérite plus de considération de la part des médias. Alors, rendons à César ce qui appartient à César, au public le droit à une information claire et intègre, aux artistes une place respectable et à nos enfants l'espoir d'une société qui investit dans l'imaginaire et qui n'a pas peur de dépasser ses propres frontières.


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