Baisses de services appréhendées

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Quand la qualité d’un gouvernement baisse, les services suivent





À deux jours du dépôt du budget par le ministre des Finances Carlos Leitao, les partis d'opposition appréhendent une réduction draconienne des services publics, particulièrement en santé et en éducation.


Le gouvernement prévoit augmenter ses dépenses de 0,7% au cours de l'année 2015-2016. Un effort de compression démesuré, estime l'ex-ministre péquiste des Finances Nicolas Marceau. «Les coûts de système et la croissance naturelle font que c'est difficile d'aller en bas de 1,5% (...) Les dépenses en santé et en éducation vont être sévèrement contraintes. Les gens vont continuer à être malades. Dans les écoles, la conséquence ça va être une baisse de la qualité des services offerts», prévoit M. Marceau.


À son avis, dès sont arrivée au pouvoir, le gouvernement Couillard a présenté un portrait «enlaidi» de la situation financière de l'État québécois «pour justifier sa politique d'austérité budgétaire». En plus de la baisse des services, cette politique plombe l'économie québécoise a soutenu le député de Rousseau.


Citant l'économiste Pierre Fortin, Nicolas Marceau a soutenu que les choix budgétaires du gouvernement Couillard soustrairont 4 milliards de dollars au Produit intérieur brut du Québec en 2015-2016. L'amélioration de la situation financière du gouvernement passe par une stimulation de l'économie pour augmenter les revenus de l'État, a signifié M. Marceau. «Ils ne font rien et en plus ils nuisent», a assené le député de Rousseau.


Des réserves


Nicolas Marceau a signalé que le gouvernement prévoit dégager des réserves de 2,2 milliards au cours des deux prochaines années (...) Si cet argent n'est pas dépensé, l'augmentation des dépenses serait quasiment nulle à 0,1%.» En chambre, le ministre des Finances a précisé qu'il s'agirait de «réserves pour imprévus».


Pour sa part, la Coalition Avenir Québec appuie le gouvernement quant à la cible d'augmentation de ses dépenses. «Si j'étais à sa place je serais capable d'augmenter les dépenses de 0,7% sans toucher aux services (...) C'est très mal parti, on crée de nouvelles structures en santé, je n'ai vu personne dans les bureaux des agences de la santé et les hôpitaux perdre son poste», a dit le chef François Legault.


La CAQ demande au gouvernement de relancer l'industrie manufacturière. «C'est le temps d'appuyer le secteur manufacturier (où) les salaires sont 35% plus élevés que pour l'ensemble des emplois (...) Je m'attends à ce que le budget soit celui de la création d'emplois de qualité», a souhaité le chef François Legault.


Québec solidaire suggère au gouvernement d'augmenter ses revenus en négociant «plus serré» les prix des médicaments avec les compagnies pharmaceutiques. Une somme de 1,5 milliard pourrait être récupérée, a dit la députée Manon Massé. De même, Québec pourrait aller chercher 800 millions $ en réinstaurant la taxe sur le capital des banques. «C'est ce genre de choix qui nous éviterait de faire des coupes dans les services publics», a dit Mme Massé.
 




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