Au-delà du vote *

Les politiciens n'y échapperont pas: un jour ou l'autre, eux aussi devront débattre et décider de ce qui est acceptable ou non en matière de pratique religieuse dans la sphère publique.

Vote voilé - turbulences dans l'ordre démocratique

Que des gens s'habillent différemment et conservent leurs pratiques religieuses en les adaptant à la réalité autochtone, cela se fait depuis des lustres au Canada, sans trop de heurts. Ce qui dérange aujourd'hui, jusqu'à troubler la quiétude d'une classe politique pourtant orgueilleuse de sa rectitude, c'est la montée de ce mouvement de protestation populaire devant les manifestations bien visibles de rejet du mode de vie occidental à l'intérieur de quelques poches restreintes de nouveaux arrivants conscients des droits que leur accorde la Constitution.
Si un directeur des élections peut décider d'interdire à une femme voilée de voter, comme l'a déjà fait le DGE du Québec, il ne pourra jamais forcer un couple à abandonner cette tradition machiste qui oblige les femmes à cacher leurs traits sous un niqab ou une burka. Et c'est précisément parce que la majorité des Canadiens et des Québécois tient à cette métamorphose individuelle défendue par la même charte qui protège la liberté religieuse que les politiciens ne peuvent plus laisser aux seuls fonctionnaires et aux tribunaux la responsabilité de trancher dans le vif.
À lire dans Le Devoir


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