ALENA: Couillard monte au front pour défendre la gestion de l’offre

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Pee Wee Trudeau s'apprêterait-il à sacrifier le Québec et ses agriculteurs sur l'autel du libre-échange nord-américain ?


Au moment où la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) semble tirer à sa fin, le premier ministre Philippe Couillard a tenu à livrer vendredi un ultime plaidoyer pour la gestion de l’offre.


« Je demande [aux Québécois] de se rallier derrière tout le secteur agricole pour veiller au grain [...], pour dire que, pour nous au Québec, c’est important », a-t-il déclaré au moment de présenter la nouvelle politique bioalimentaire de son gouvernement.


« Ce n’est pas un programme administratif, c’est un mode de vie », a-t-il ajouté, tentant visiblement d’influencer les négociations qui semble s’achever, afin d’éviter que le modèle agricole québécois fasse les frais des demandes américaines.


« On ne baissera jamais les bras par rapport à cette question-là », a renchéri la ministre de l’Économie, Dominique Anglade.


Nouvelle politique bioalimentaire


Le gouvernement Couillard a présenté vendredi sa nouvelle politique alimentaire en disant vouloir mieux répondre aux attentes de plus en plus élevées des consommateurs.


Dévoilée en grande pompe dans une ferme de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, la politique Politique bioalimentaire 2018-2025 reprend essentiellement les mesures annoncées dans le dernier budget pour le secteur bioalimentaire. Au total, ce budget prévoit des investissements supplémentaires de 349 millions d’ici 2022-2023.


La première des quatre grandes orientations de la nouvelle politique vise l’offre de produits répondant aux besoins des consommateurs, en mettant notamment en valeur les produits québécois.


« Ce n’est pas un autre monde, le monde rural, a souligné M. Couillard. Vous l’avez chez vous chaque jour, même si vous ne vous en rendez pas compte. »


Le gouvernement s’est fixé sept cibles à atteindre d’ici 2025. Il souhaite notamment accroître de 6 milliards de dollars les exportations bioalimentaires internationales du Québec et doubler la superficie cultivée en production biologique.


Un projet de loi permettant de pérenniser cette politique bioalimentaire sera déposé sous peu par le ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard, qui a bon espoir de compter sur l’appui des partis d’opposition pour l’adopter avant les prochaines élections générales d’octobre prochain.


PRINCIPAUX OBJECTIFS FIXÉS POUR 2025


Atteindre des investissements de 15 milliards de dollars en production agricole, en capture et en transformation alimentaire, comparativement à 3 milliards pour la période 2006-2015


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