5 ans pour un viol collectif

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L'enrichissement culturel africain par le VIH...


SHERBROOKE | Un homme de l’Estrie a écopé de cinq ans de prison pour avoir participé à un viol collectif sur une mineure alors qu’il se savait atteint du VIH. 


« En jouant à la roulette russe avec la santé de la jeune victime, l’accusé présente ici un degré nettement plus élevé de culpabilité morale », a soutenu jeudi la juge Claire Desgens en regardant Blessing Dugbeh dans le box des accusés, menottes aux poignets.   


L’homme de 22 ans était de retour au palais de justice de Sherbrooke pour entendre sa peine. 


En mai dernier, il a été reconnu coupable d’agression sexuelle en groupe, de contacts sexuels ainsi que d’incitation à des contacts sexuels sur une fille de 15 ans au cours d’une fête survenue le 12 février 2017.  


Lors des événements, Dugbeh avait 19 ans et était la seule personne majeure. 


« L’accusé a délibérément ignoré les signes de détresse de la victime qui ne consentait clairement pas à ce qui se passait. Il a plutôt adopté une attitude arrogante et agressive », a reproché la juge.  


Vêtu d’une veste de jeans et d’un chandail blanc, l’accusé a écouté la juge sans broncher, ne regardant jamais sa famille qui était présente dans la salle. 


C’est au cours des processus judiciaires que la victime a appris que Dugbeh était porteur du VIH et qu’il le savait lorsqu’il a commis ses gestes.  


Pas infectée 


Heureusement, elle n’a pas été infectée, mais a témoigné « avoir vécu une immense boule de stress et qu’elle s’était fait plein de scénarios sur ce qui pouvait arriver ». 


Elle a préféré ne pas s’adresser aux médias lorsqu’elle est sortie de la salle d’audience, jeudi. 


Dugbeh, qui est détenu depuis son arrestation en avril 2018, a aussi été reconnu coupable de menace de mort et de harcèlement. Il doit revenir devant la justice le 8 avril puisqu’il est aussi accusé d’agression sexuelle et d’avoir mis en danger la vie de trois autres victimes présumées, dont les identités sont aussi protégées par la cour. 


« C’est une peine qui, comme la juge l’a mentionné, reflète une dénonciation, une dissuasion et une exemplarité en semblable matière », a commenté la procureure au dossier, Me Marilène Laviolette.