Vague de gouvernements conservateurs au Canada: conséquences

Elle risque de causer des surprises à Ottawa en octobre prochain

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Tribune libre

Avec l’élection d’un gouvernement conservateur à l'Île-du-Prince-Édouard, le Canada compte donc maintenant sept provinces gouvernées par un parti conservateur, soit l’Ontario, l’Alberta, le Nouveau-Brunswick, la Saskatchewan, le Manitoba, Terre-Neuve-et-Labrador en plus de l'Île-du-Prince-Édouard.


Ces victoires successives pavent-elles la route à l'élection du chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, en octobre prochain, à la tête du pays ? Pas si sûr, selon le directeur de l'Institut d'études canadiennes de l'Université McGill et politologue Daniel Béland qui attribue plutôt ce changement de couleur politique à des facteurs internes. En 2015, quand le libéral Justin Trudeau a remporté les élections fédérales, trois des quatre plus grandes provinces du pays étaient dirigées par des libéraux. Au Québec, ils étaient au pouvoir depuis 2003 (sauf un intermède péquiste en 2012-2013), idem en Ontario. En Colombie-Britannique, ils dirigeaient depuis 2001, jusqu'à l'élection des néo-démocrates en 2017. Donc c'est surtout l'usure du pouvoir subie par les gouvernements provinciaux qui a joué un rôle. Or il se trouve que les conservateurs représentaient l'alternative traditionnelle.


Quant aux libéraux de Justin Trudeau, il est clair qu’ils sont fragilisés suite aux victoires des conservateurs dans plusieurs provinces canadiennes. On se retrouve avec des gouvernements provinciaux qui affichent des positions antagonistes par rapport à Ottawa. Cela place Justin Trudeau dans une attitude défensive face à un front commun de conservateurs dont le fil conducteur, pour certains de ceux-ci, est leur opposition à la taxe carbone.


Bref, une vague conservatrice qui risque de causer des surprises à Ottawa en octobre prochain! 


Qu'est devenu le Lab-école ?


En novembre 2017, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, annonçait qu’au moins cinq écoles du Québec seraient rénovées pour l’année scolaire 2021-2022 pour répondre aux critères du projet de Lab-École tel que conçu par l'architecte Pierre Thibault, le cuisinier Ricardo Larrivée et l'homme derrière Le Grand défi, Pierre Lavoie.


Or, depuis lors, un changement de gouvernement a pris le pouvoir et, par conséquent, un nouveau ministre de l’Éducation en la personne de Jean-François Roberge est maintenant en poste, et aucune allusion au Lab-École n’est ressortie de sa part jusqu’à maintenant.


Si bien qu’on peut se poser la question : qu’est-devenu le Lab-École? Quelles sont les intentions du ministre eu égard à son avenir, si avenir il a? Faute de réponses à ces questions, je vais me permettre quelques considérations personnelles eu égard à ce projet.


D’entrée de jeu, personne ne niera que l’école idéale n’existe pas. Toutefois, peu importe le modèle d’école, on ne doit jamais perdre de vue que sa mission première est de communiquer des connaissances à des jeunes en situation d’apprentissage.


Le projet de Lab-École a été imaginé par trois personnalités publiques hors du milieu scolaire. À mes yeux, il ne doit aucunement être priorisé au détriment des ressources humaines et matérielles essentielles au bon fonctionnement de l’école d’aujourd’hui.


Superinfirmières sous surveillance des médecins


Une maîtrise de deux ans qui suit un baccalauréat et qui suit aussi deux ans de pratique avant de pouvoir appliquer la maîtrise. Telle est la formation que doivent suivre les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) avant de pouvoir pratiquer, Et pourtant, qu’à cela ne tienne, même si les IPS du Québec sont les mieux formées au pays, les médecins reçoivent quelque 2 680 $ mensuellement par IPS pour exercer une surveillance auprès de ces infirmières et 2500 $ pour les frais d’exploitation associés.


« On est une des seules provinces où les superinfirmières ont encore besoin d'être surveillées par des médecins pour pouvoir pratiquer. Cette surveillance a un coût important, et on pense que ce sont des fonds qui sont dépensés inutilement », soutient Anne Plourde, chercheuse à l’Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS). 


L’IRIS salue la volonté du gouvernement Legault et du Collège des médecins de permettre aux IPS de poser certains diagnostics, mais il estime qu’il faut aller plus loin. Mme Plourde croit que le gouvernement accueillera favorablement l’idée d’abolir la surveillance des infirmières praticiennes spécialisées, alléguant l’ouverture de la ministre de la Santé d’aller plus loin dans ce dossier.


Du côté du Collège des médecins, il faudra attendre compte tenu de la frilosité des médecins à déléguer certaines de leurs tâches…



Henri Marineau, Québec


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Henri Marineau1344 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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