Un terroriste de l'État islamique en liberté au Canada

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Le Canada laisse les vétérans de l'État islamique courir en toute liberté


Abu Huzaifa al-Kanadi peut s'estimer heureux d'être né au Canada. Originaire de Toronto, al-Kanadi se balade en toute liberté sans avoir été accusé de terrorisme, et ce même s'il a fait partie de l'État islamique (EI). Il est tellement libre qu'il a pu récemment accorder une longue entrevue au New York Times, qui en a même fait un podcast.


Mais c'est la CBC qui, avant le New York Times, avait accordé à l'ex-terroriste une entrevue en septembre dernier, dans laquelle ce dernier se disait « déradicalisé ». Il avait raconté qu'il était parti joindre les rangs de l'EI à Manbij, en Syrie, au début de 2014. Il n'avait que 17 ans. Là-bas, il aurait suivi une formation de quelques semaines sur l'utilisation des armes et il aurait été affecté à une milice chargée d'appliquer la loi de la charia.


« Nous mettions en application les codes vestimentaires, nous assurions que les gens ne fument pas, qu'ils ne consomment pas d'alcool ou de drogue et que les hommes et les femmes ne se mélangent pas », a-t-il déclaré à la CBC.


Mais cinq mois après son arrivée en terre syrienne, il a décidé de revenir au Canada en faisant une première escale en Turquie. Les autorités turques étant moins complaisantes à l'égard des terroristes, elles l'ont détenu et sévèrement battu sur une base quotidienne, selon ses dires.


De retour au pays, l'ex-terroriste a été interrogé par le Service canadien du renseignement de sécurité, mais il n'a été l'objet d'aucune accusation.


Mercredi en chambre, le député conservateur James Bezan a abordé le dossier al-Kanadi et demandé au premier ministre pourquoi il laissait les « terroristes assoiffés de sang » en toute liberté au lieu de les jeter en prison. Fidèle à sa ligne directrice, Justin Trudeau a accusé les conservateurs de vouloir « semer la peur ».