Trop de parlants anglais à Montréal

Un programme subventionné de déplacement au Canada s'impose

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Tribune libre

Tout le monde est conscient d'un problème qui va en s'accroissant dangereusement dans la métropole: trop de gens parlent, travaillent et vivent en anglais à Montréal, en l’occurrence l'addition des Canadiens-anglais et des allophones.
Cette situation qui va empirant représente une menace à la survie de la nation historique québécoise, sans parler que cela dénature et déconstruit notre identité collective historique affinée au fil des générations.
L'expérience a démontré hors de tout doute possible qu'il est impraticable et irréaliste d'espérer encore les convaincre un tant soit peu d'adopter au quotidien ce qui est pourtant la seule langue officielle du Québec, de plein gré ou non.
Une solution pragmatique serait que les partis politiques mettent sur pied et offrent un programme subventionné de relocalisation active et volontaire ailleurs au Canada, dans la province de leur choix. Je ne vois pas d'autres moyens concrets de renverser la vapeur anglicisant et de corriger adéquatement la situation précaire qui s'assombrit d'année en année.
Est-il besoin de rappeler qu'aucun programme de francisation, aucune incitation bonasse et amicale ne changera jamais rien à la chose. Seuls ceux qui préfèrent jouer à l'autruche peuvent encore s'illusionner là-dessus.
Les inadaptables à la société québécoise francophone majoritaire n'y ont pas de place. Qu'ils aillent vivre comme bon leur semble là où l'anglais est la norme, leur norme, mais certainement pas ici.
Que le message envoyé soit ferme et clair: "vous refusez de vivre en français au Québec tel qu'entendu au départ, vous avez manqué à votre engagement. Soit. Nous vous aiderons alors à aller vivre en anglais selon votre désir ailleurs au Canada".
Tout immigrant est tenu d'adhérer à la culture québécoise, à ses valeurs, à sa langue qui relie les citoyens. C'est à cette condition d'accueil qu'il doivent être acceptés ici. Autrement, c'est l'entente initiale qui n'est pas respectée. Ce n'est pas facultatif, mais obligatoire.
Ce n'est certainement pas en adoptant l'attitude d'évitement de conflit à tout prix typiquement justinienne que les choses vont s'arranger.
En effet, on imagine le premier ministre canadien déclarant: "Montrons-nous gentils, ouverts et inclusifs et vous verrez qu'ils se mettront tous à adopter le français et à le parler en toutes circonstances, pour nous faire plaisir et nous récompenser de notre bienveillance à leur égard". Ou encore: "Montrons-nous le plus possible comme eux en les imitant pour qu'ils se reconnaissent en nous". Plus naïf, plus aveuglé que ça, tu meurs mou.
Il y déjà beaucoup trop de parlants anglais irrécupérables à Montréal. La preuve, c'est qu'ils vont en augmentant, une situation aussi aberrante qu'alarmante, puisque cela devrait être le contraire. S'il faut prendre les grands moyens pour y remédier, car il est nécessaire d'y remédier sans plus tarder, eh bien, prenons-les.
Dans la vision d'un Québec francophone aujourd'hui et demain, il est essentiel et normal que le nombre de parlants anglais aille en diminuant, et en nombre et en pourcentage. Il est désirable que les commissions scolaires et écoles anglaises ferment une à une à mesure qu'elles n'atteignent plus le seuil minimum requis par quartier.
La mise en application d'un tel programme de déplacement volontaire subventionné s’avérera une proposition de solution gagnant-gagnant, garant d'une réussite sur le plan du rééquilibrage démographique naturel. Cela se démontre.
En effet, nous ferons des heureux des deux bords:
- d'un côté, anglophones et allophones pourront aller vivre à leur guise dans le monde anglais qui est le leur, loin de l'univers culturel francophone qu'ils ignorent, rejettent et refusent d'adopter. Ils nous seront éternellement reconnaissants de notre beau geste de facilitation de leurs objectifs de vivre en Canadien et non en Québécois.
- de l'autre, les Québécois enracinés pourront s'épanouir et prospérer dans un environnement à leur image, dans le respect des éléments fondamentaux qui ont façonné leur identité collective, notre belle langue française et la riche culture qui en découle.

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Réjean Labrie513 articles

  • 971 705

Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait carrière dans la fonction publique à l’aide sociale. Il est fier d’être un enraciné de la 10ème génération en sol natal.Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique. L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.





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3 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    17 novembre 2016

    oups désolé pour la faute de français, j'aurais dû écrire qu'ils partent et non qu'il parte...

  • Archives de Vigile Répondre

    17 novembre 2016

    Article intéressant mais je suis d'accord avec M. Haché on va pas payer pour qu'il parte et on est pas si intolérant au point de les déportés. Il faut faire avec ceux qui sont déjà ici et comprendre que c'est parce qu'on a trop fait entrer et qu'on les intègre pas vraiment avec des budgets coupés en francisation et un manque de solidarité des francophones qui doivent boycottés les commerces anglophones qui parlent pas français avec les clients parlant français. Il y a des restos qui ont de la misère a nous dire bonjour en français dans l'ouest de l'île de Montréal quand on y entre en nous servant un Hi et même pas un Bonjour Hi. Ça fait pas mal dur !
    Par contre, utilise la clause dérogatoire pour appliquer la loi 101 et augmenter les budgets de francisation est une partie de la solution tout comme la révision des seuils d'immigration.

  • Marcel Haché Répondre

    15 novembre 2016

    Aussitôt que nous nous serons affirmés, Nous la nation, ils s'en iront d'eux-mêmes.
    Quand même,Nous n'allons pas payer pour les départs et les arrivées. Y a quelque part comme une limite...