Churchill Falls: en raison de profits jugés insuffisants

Terre-Neuve veut mettre fin au contrat de 1969!

En 2016 la clause de reconduction du contrat s,appliquera

Tribune libre

Churchill Falls, pour cause de profits insuffisants
Terre-Neuve veut résilier de contrat de 1969
Le gouvernement terre-neuvien met tout en oeuvre dans le but de résilier le contrat de 1969 sur Churchill Falls en contestant les clauses prévoyant la reconduction prévue en 2016. Dans toutes les communications précédentes on a toujours fait mention de profits insuffisants et non de déficits, et pour cause:
Le contrat d’approvisionnement de l’énergie électrique provenant des Chutes Churchill se termine en 2041. Le prix d’achat reste fixé pour toute cette période à 0,25426 le KWH. Aucune formule d’indexation est prévue au contrat. En échange de cet achat de 5 milliards $Can sur la durée du contrat, Hydro-Québec accepte de participer aux risques financiers et techniques de l’entreprise.
Il en coûte 3,7 cents (2008) le KWh à Hydro-Québec pour la production de l'électricité dans l'ensemble de ses installations hydro-électriques dont Churchill Falls
Pour Churchill Falls ,si on avait eu recours en alternative, à une formule d’indexation, on aurait comme prix d’achat indexé en 2012, 2,10 cents le kw-h. Par rapport au prix coutant actuel de 3,7 cents, nous serions loin du compte. Aussi la formule arrêtée lors de la signature du contrat s’est avérée d’autant plus avantageuse pour Terre-Neuve.
Cette centrale est la propriété de Churchill Falls (Labrador) Corporation ,(CFLCo)une société dont les actionnaires sont Nalcor(65,8%) et Hydro-Québec (34,2%). Ainsi, Hydro-Québec bien qu’étant un actionnaire minoritaire est un partenaire incontournable du développement des chutes Churchill
Dans un document intitulé “Churchill Falls: la Malédiction” en appui au rejet de l’entente de 1969, on s’en prend particulièrement aux préoccupations intéressées du gouvernement québecois à l’égard de la santé financière de la CFLCo, intérêts qualifiés même de natures démoniaques.
Le document ajoute:
“Par contre, si la CFLCo fait faillite...’est la fin du contrat de Churchill Falls...c’est la fin des 2 milliards de profit par année pour Hydro-Québec... Ce serait la mort de la Poule aux Oeufs d’or. Il ne faut donc pas que cela arrive. Il faut absolument que la CFLCo continue à survivre, rien de moins, rien de plus”
Aussi avant de s’engager dans cette voie soit celle de résilier le contrat de 1969, Terre-Neuve devra y songer très sérieusement.

Dans cette éventualité, Terre-Neuve devra renoncer àux clauses qui garantissent la sécurité financière et la stabilité de l’entreprise, y compris les clauses concernant l’achat de la production totale de la centrale par Hydro-Québec, les clauses de soutiens financiers et techniques dont le transport de cette électricité lequel ne sera pas un des moindres.
L’entente actuelle de 1969 est loin d’être un «Infamous Deal» comme on s’efforce de le proclamer à tout venant.
Faut-il rappeler que les installations de Churchill Falls et celles projetées de Gull Island et de Muskrat totalisant un ensemble de 8420MW, sont situées à l’intérieur des limites du Québec de 1912.
LIENS:
En plus d’être un rappel d’écrits précédents, les installations de Churchill Falls et celles projetées à 200 km en aval sont localisées
http://vailcourt.com/CHURCFALLSa.html


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4 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    11 janvier 2013

    C'est dans ce contexte que la construction du complexe de La Romaine, qui viendrait combler le trou énergétique, prendrait tout son sens? Et l'aménagement de Muskrat au coût de 13,5 cents du kw aussi, qui serait pondéré par les kw à bon marché de Churchill Falls? En d'autres termes, Hydro Québec et les bonententistes de Charest and co. auraient déjà capitulé?

  • Archives de Vigile Répondre

    9 janvier 2013

    @ JCPomerleau
    Une partie de la réponse peut être la prétention territoriale du Québec sur le Labrador que l'on affirme à travers le développement.

  • Archives de Vigile Répondre

    8 janvier 2013

    Je ne suis pas sûr de piger.
    Est-ce que Terre-Neuve souhaite la faillite de la CFLco pour se dégager du contrat ?
    Si le contrat est brisé, Terre-Neuve pourra dévier la production d'énergie vers l'île, et ultimement par câble sous-marin, vers la Nouvelle-Écosse et les États-Unis.
    À moins d'avoir placé des explosifs pour saper la centrale, que pouvons-nous faire ? Ottawa est du côté de Terre-Neuve pour nous mâter. Les recours judiciaires ? On ne les a même pas utilisé pour l'intégrité territoriale.
    Il faudrait plutôt planifier d'urgence pour palier la perte de cette importante source, surtout si nous devons maintenir des contrats fermes avec les Américains. Ce qui pourrait signifier la fermeture de certaines aluminerie.

  • Jean-Claude Pomerleau Répondre

    8 janvier 2013

    Une petite question.
    Pourquoi Hydro Québec a choisi de développer des instalations au Labrador plutôt qu'investir dans d'autres sites situés sur le territoire du Québec, comme démarrer le site de la Baie James bien avant à des coûts de reviens plus bas ?
    Est-ce que le fédéral a joué un rôle pour influencer cette décision ?
    JCPomerleau