Il y a des humains derrière toute étude

Savez-vous compter les caries?

Or, l’erreur est humaine

Tribune libre

Il y a des humains derrière toute étude concluant à une réduction du nombre de caries dans une ville dont l’eau est fluorée, tel cette comparaison en Alberta citée par Le Nouvelliste de Trois-Rivières. Or, l’erreur est humaine, même dans des démarches bien encadrées. Le diagnostic d’une carie ne repose pas sur une définition à ce point précise qu’elle puisse exclure tout doute. Vous le constatez en écoutant votre dentiste discuter avec l’hygiéniste après un nettoyage de vos quenottes.

Conséquence: un même patient, examiné par trois dentistes différents, peut obtenir une évaluation du nombre de caries allant du simple au triple. J’en ai eu la preuve récemment. L’hygiéniste passant dans les écoles primaires avait décelé trois caries dans la bouche de ma petite-fille. Quelques semaines plus tard, la dentiste de l’enfant n’en a vu aucune. Soit l’auto-guérison est rapide même avec du dentifrice sans fluor dans une ville sans eau fluorée, soit l’hygiéniste s’est trompée.

Cariée ou pas cariée? Cela se complique encore quand l’évaluation porte sur le nombre de surfaces abimées. Pour une anomalie au voisinage de l’arête d’une dent, certains compteront deux surfaces cariées, d’autres une seule. Cela en toute bonne foi, car une dent n’est pas un cube parfait. Ajoutons que les obturations en matériaux composites, dont la couleur peut être parfaitement ajustée à celle de la dent, rendent l’évaluation encore plus difficile. Tout est donc en place pour que l’on puisse pousser dans un sens ou dans l’autre si on a une idée préconçue et que l’on veut prouver que sa théorie est la bonne.

Des études sur l’effet de la fluoration de l’eau, il y en a eu en masse. De bonnes études, fort peu. Ce que je sais c’est que le fluorure n’est pas un élément indispensable au corps humain, qu’il n’est utile à aucune enzyme et qu’il est un poison pour plusieurs. Je sais aussi que la toxicité du fluorure augmente pour les personnes mal nourries. Je constate que le corps réduit autant qu’il peut la concentration en fluorure du sang et du lait maternel. Enfin, il traite comme un poison ce qu’il ne peut excréter: il immobilise le fluorure dans les dents, les os, les ongles et les cheveux pour protéger les organes prioritaires.

Pour une scientifique comme moi, la cause est entendue : le fluorure n’a jamais rien protégé, ni les dents ni rien d’autre. Cessez les études coûteuses et de grâce, cessez la fluoration de l’eau!

L'auteure est assistante de recherche en biochimie de 1975 à 1986
Professeure au Cégep de Sherbrooke de janvier 86 à janvier 2014
Ph.D, en chimie organique

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Mireille Guay2 articles

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Chargé de cours en biochimie
prof au Cégep de Sherbrooke
tél. 819-569-8751





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1 commentaire

  • Serge Jean Répondre

    24 février 2016

    Et surtout, c'est imbuvable et ça pue.