Le français ça urge!

Sauvez mon âme, notre survie passe par le français!

La CAQ en parle, on attend toujours de l'action...

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Tribune libre

 


 


Le français, c'est c'est ma langue maternelle, mon héritage, mon sang, mon identité, elle me sert à communiquer avec mon monde et avec le monde, à écrire et à créer! Elle est en danger, je suis en danger. Il y a au Québec de moins en moins de francophones, déclin rapide et brutal. Montréal et sa région passera bientôt le point de non-retour, de notre minorisation, si rien n'est fait.


 


Le français langue de l'immigration. Le Québec reçoit beaucoup trop d'immigrants, c'est fondamental. Il ne faut pas laisser, comme préconisent certains, le vérificateur général, qui n'est pas spécialiste en cette matière, déterminer nos seuils d'immigration. C'est une décision politique et elle revient aux Québécois et à leurs élus. Une décision qui demande du courage, il s'en trouvera beaucoup pour crier au racisme et à la xénophobie. Quel peuple se regarderait disparaître de la surface de la terre sans réagir? Moi je baisserais à 25,000 par an, le nombre de nouveaux venus, moitié moins que maintenant. Il y en a qui veulent une immigration nombreuse, 50 ou 60,000 par année, pourvu qu'ils parlent français. C'est beaucoup trop pour une nation, peu nombreuse numériquement, comme la nôtre. On ne peut pas intégrer autant de monde en si peu de temps. L'intégration n'est pas qu'affaire de langue, mais de culture aussi. Ne recevoir que des gens qui parlent déjà français, c'est s'obliger à piger toujours dans le même bassin de candidats, Europe, nord de l'Afrique. L'attachement au français n'est pas le même en Afrique, le français y est une langue seconde étrangère, associée au colonialisme français et belge, il est plus facile pour ces immigrants de passer à l'anglais sans trop d'états d'âme, même si ils maîtrisent le français. En accueillant moins d'immigrants, on peut en recevoir peut-être 5,000 qui ne parlent pas français, et il y a aussi les réfugiés de toutes langues, on teste leur connaissance du français, après quelques années ici, et si elle n'est pas suffisante, on les retourne, le contrat est clair. On se couperait de bien des compétences si on n’acceptait que des gens ne parlant notre langue, pas d' hispanophones, par exemple, qui généralement, apprennent le français et s’intègrent bien.


 


Le français langue de l'enseignement. Je n'exigerais pas que tous fréquentent le CÉGEP en français, je le réserverais aux francophones et allophones, obligatoirement et évidemment aux anglos qui voudraient y aller. Tests de français à réussir pour les anglos du collégial et de l'université, pour obtenir leur diplôme, Il faut éviter les batailles inutiles et peu productives. Interdire aux anglos ici depuis des générations, l'accès au CÉGEP anglais, c'est presque la guerre civile! Nulle part dans le monde, on ne peut choisir entre deux langues d'enseignement dans des institutions scolaires financées par l'état.


 


Le français langue de l'état et du travail. Exiger le français pour être un nouveau citoyen Québécois. Le français, langue de l'état, Si vous servez, dans la fonction publique, quelqu'un qui parle péniblement anglais, il y a fort à parier qu'il n'est pas un anglo-québécois installé ici depuis des générations. Il faut le servir en français pour qu'il sache qu'ici, c'est en français, ça sera une motivation de plus pour apprendre notre langue. L'état communique en français avec les individus et les entreprises. Le français doit être la langue du travail dans les moyennes entreprises. Il faut aller à l'école, travailler, transiger avec l'état en français! Comprendre le français, bien. Le parler mieux. Ne pas pouvoir vivre dans une autre langue que le français au Québec, c'est l'objectif! Le programme est ambitieux, mais si nous voulons être encore sur cette terre du Québec dans 50 ans, à parler français, Il faut passer par là!


 


Pierre Boucher


Fonctionnaire retraité


Québec


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Pierre Boucher33 articles

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Retraité de 64  ans, agent de bureau fonction publique du Québec, originaire et domicilié à Québec. Mon travail m'obligeait à un devoir de réserve. Maintenant je peux m'exprimer sans retenue, sauf celle que me dicte le bon-sens!





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