Ce qu'on laisse entendre sans le dire

"Venez vous établir à Montréal, où l'on peut vivre exclusivement en anglais"

Une paraphrase à peine voilée de la réalité montréalaise

Anglicisation du Québec


"Venez vous établir à Montréal, où l'on peut vivre facilement et exclusivement en anglais",
n'est-ce pas là à quoi pourrait ressembler la publicité faite pour attirer les immigrants au Québec? Je parierais même que 95% d'entre eux le croient fermement en arrivant ici et qu'ils ont la ferme intention de le faire.


Ce n'est pas en apprenant quelques bribes de notre langue à contrecoeur qu'ils deviendront pleinement Québécois de coeur et d'appartenance, quoique certains naïfs habiles au jeu de l'autruche le croient encore. Une partie de ces immigrants acceptent à reculons de suivre un cours de langue mais abandonnent rapidement pour se limiter à l'anglais, plus pratique pour travailler et se sentir Canadien plutôt que Québécois.

De plus, on ne pourra jamais compter sur ces gens-là pour se joindre à la cause nationaliste qui nous anime, c'est là un fait fort regrettable mais bien avéré. Et ce n'est pas parce que nous ne leur aurons pas tendu la main généreusement qu'ils ne le feront pas. Non, s'ils n'ont aucune intention d'adhérer à la culture de la majorité québécoise, c'est simplement qu'il n'y a aucun intérêt pour eux à le faire. En un mot comme en mille, ils se fichent éperdument de la préservation de notre culture comme de l'an quarante.

Proportion d'anglophones par arrondissement
Car c'est la force d'attraction de l'anglais et du contexte nord-américain qui attirent les immigrants d'abord et avant tout. S'ils avaient pu atterrir à Chicago, Détroit ou Toronto plutôt qu'à Montréal, soyez assurés qu'ils l'auraient fait sans hésiter, le Québec n'étant pour eux qu'un pis-aller.

L'afflux massif d'immigrants en provenance du tiers-monde met réellement en péril la composition de la société québécoise qui perd peu à peu les éléments constitutifs de son identité au profit de l'implantation d'une polyethnicité diluante qui n'a rien à voir avec l'essence profonde de notre peuple enraciné.


On connaît l'expression à la mode "vol d'identité", on pourrait parler dans le cas qui nous occupe de vol d'âme nationale. Et certains se prétendront Québécois sans l'être le moindrement du monde, jusqu'à ce qu'ils nous dépassent en nombre et en force politique.
Réjean Labrie, de Québec, capitale nationale.




Featured 08e89f9ca3ccd008612a57afbfe02420

Réjean Labrie560 articles

  • 1 054 775

Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Il tire une grande fierté d’être un enraciné de la 10ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses quelque 555 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partagé sa réflexion s'étendant sur une période de plus de 10 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





Laissez un commentaire



7 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    6 janvier 2011

    en passant, les photos sont anciennes, elles datent de 2004 et elles ont été prise à Grand Falls, New Brunswick. (recherche fait sur google)

  • Archives de Vigile Répondre

    5 janvier 2011

    Point capital que celui de Max:
    Sur l'île de Montréal, la ville de Montréal est maintenant réduite à 19 arrondissements, parsemés de 15 villes, dites de banlieue, à forte proportion anglophone.
    Ce fut la première oeuvre de Charest que de partitionner ainsi la ville, sous la pression de ceux qui demanderont d'être incorporés à l'Ontario, en temps opportun. À voir les autres régions qui craignent la malédiction d'un Québec indépendant, on imagine qu'elles voudront se greffer à ce mouvement partitionniste. La belle mosaïque qu'auront constituée les Charest et Harper pendant que nous placottions.

  • Archives de Vigile Répondre

    5 janvier 2011

    Tous les "arrondissements de Montréal" que vous avez cités sont des villes à part entière, et qui ne font donc pas partie de Montréal. A croire que les défusions n'ont pas eu lieux!
    Malheureusement, beaucoup de gens pensent encore à tort que l'ouest de l'île fait partie de la ville de Montréal, ce qui n'est pas le cas.

  • Archives de Vigile Répondre

    4 janvier 2011

    Malheureusement je crains que Tétraede n'ait raison...

  • Réjean Labrie Répondre

    4 janvier 2011

    Je comprends votre inquiétude et je la partage.
    À tous nos amis montréalais dépossédés de leur juste part du Québec, nous les Québécois sommes de tout coeur avec vous dans la noble mais difficile entreprise de reconquête de ce qui nous appartient à tous, le beau et grand pays du Québec.
    Source: http://www.vigile.net/Montreal-futur-bidonville-Mais-c
    Réjean Labrie

  • Archives de Vigile Répondre

    4 janvier 2011

    Encore une fois: pourquoi ce ton accusateur sur Montréal? De la part d'un signataire de la "Capitale nationale"? Le siège même de ce gouvernement fédé, élu "démocratiquement", aussi bien dans la région de la "capitale", qui justement est celle qui ne légifère pas, bloque tout projet d'identité qui exigerait l'usage du français pour devenir citoyen... Un photoreportage anti-montréal, c'est bon pour le Journal de Québec... La protestation, c'est aux élus corrompus fédés qu'il faut la faire, en non pas aux citoyens de Montréal qui subissent cette pollution, par l'entremise d'un autre élu par pression de l'argent et des votes ethniques.

  • Archives de Vigile Répondre

    4 janvier 2011

    Si l'indépendance du Québec ne se fait pas dans la décennie il nous restera alors que la violence car nous aurons d'ici 10 ans perdu le nombre pour réaliser une indépendance politique démocratique à la René Lévesque