Des salaires gonflés exagérément profitant à des privilégiés

Quels sont les emplois surpayés?

Et non aux primes de départ

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Tribune libre

Quels sont les emplois surpayés qui profitent à des privilégiés? Bonne question qui en fera sourciller plus d'un...



- les soi-disant "conseillers", "fins nez" de la SAQ, qui au fond ne sont que des étalagistes de chez Super C ou Maxi, qui ne font qu'apprendre que quelque réponses toutes faites afin de passer pour un expert, mais au double du salaire... Salaire jusqu'à 26,46$





- les facteurs de Sa Majesté, qui au fond ne sont que des livreurs de publi-sacs et devraient être payés au même salaire minimum. Et si cela ne fait pas leur affaire, qu'on les remplace un à un par un livreur de publi-sac. Salaire: jusqu'à 38.46$



- les médecins. Qu'on parle des généralistes ou des spécialistes, leur insatiable appétit monétaire dépasse l'entendement. C'est toute la différence entre un salaire convenable et exagéré. Un médecin français établi à Montréal révélait que le salaire payé ici dépassait de beaucoup, n'avait aucune commune mesure avec ce qu'il recevait dans son pays. Les médecins québécois gagnent énormément plus que dans toute autre province. Des réductions de salaire de 15 à 20% doivent être activées par décret par le gouvernement.



Et c'est sans parler de tous les actes à la pièce et suppléments divers qui s'ajoutent à leur salaire. Quel abus! Un exemple flagrant rapporté ici.



- les fonctionnaires. Toujours à se plaindre mais au fond aucun ne quitte, étant bien trop conscients de tous les avantages indus qu'ils soutirent au système, sans comparaison avec le privé.



- les professeurs d'université. Il est bien connu qu'ils possèdent des équipes de négociations redoutables qui savent comment tirer parti des moindres virgules et parenthèses des règlements et ententes.



Et c'est sans parler du fait scandaleux que bon nombre de ces professeurs, grassement payés et disposant d'un régime de retraite doré ($$$), trouvent le moyen de ne pas enseigner et de tout déléguer à des chargés de cours dépourvus de diplôme de pédagogie.



Tableau des salaires en 2014



- les employés de la voirie municipale, les cols bleus, qui se font octroyer des salaires disproportionnés par la méthode de l'intimidation, des fiers-à-bras et du brasse-camarade, comme le rapportent les journaux à chaque renouvellement de convention. Il conviendrait que la diminution de ces salaires serve directement à faire baisser le compte de taxes municipales.




D'aucuns pointeront du doigt les excès d'un syndicalisme mal appliqué et abusif, qui en vient à exiger des clauses de convention qui nuisent plus que d'autre chose, qui créent des inégalités criantes plutôt que de les aplanir. Un syndicat aggressif, revendicateur, menaçant et capable de tout, ce n'est jamais bon signe en partant...




Un autre scandale à éliminer, c'est la prime de départ.



Au gouvernement du Québec, on l'a compris en abolissant celle des députés qui ne terminent pas leur mandat mais qui empochaient le pactole en passant go comme au Monopoly.



Que la prime de départ soit de 10 000$, 50 000$, 100 000$ (dirigeants d'Hydro-Québec, de la SAQ, et de la Caisse de dépôt, levez-vous), elle n'a aucune raison d'être, même lorsqu'on la camoufle sous le pieux vocable de "allocation de transition vers le nouvel emploi".



Ce n'est pas uniquement en augmentant le salaire minimum qu'on corrigera les inégalités salariales et sociales, c'est aussi en réajustant à la baisse les salaires gonflés qui ont été obtenus par pression, habileté et calcul.



Il faut changer cette idée reçue qu'une fois obtenue, une augmentation est définitive et qu'on ne peut revenir en arrière. Les augmentations déjà accordées que la population et le gouvernement estiment indues doivent pouvoir être réduites pour tenir compte de nouvelles réalités, par exemple en tant que mesures d'austérité visant à équilibrer le budget et diminuer la dette.



À votre avis, quels sont les autres emplois surpayés en considération du travail effectué qui devraient faire l'objet d'une réduction?



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Réjean Labrie576 articles

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Réjean Labrie est originaire de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Sa plus grande fierté est d’être un enraciné de la 11ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses quelque 575 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partagé sa réflexion s'étendant sur une période de plus de 10 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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1 commentaire

  • Réjean Labrie Répondre

    31 mars 2021

    Aux emplois surpayés, aux primes de départ indécentes, il faut ajouter la pension à vie comme celle convoitée par l'ex-gouverneure générale Julie Payette, pour un poste occupé pendant à peine plus de... 3 ans.


    La prime à vie est de 150 000 $ par an plus une allocation annuelle de 206 000 $ pour ses frais de représentation, donc 356 000$ par année.


    Sachant qu’elle a 58 ans et que l’espérance de vie d’une femme au Canada est de 84 ans, le trésor public pourrait avoir à lui verser près de 4 millions $ au cours des 26 prochaines années, uniquement en pension de retraite.


    Source: projet de loi pour s’assurer que l’ex-gouverneure générale Julie Payette n’aura pas droit à une pension à vie


    Tout ça pour montrer qu'il est possible de changer les lois et les règles pour corriger les abus et réviser les avantages indus à la baisse.