Marissal le Mercenaire / Dorion l’Ingénue / Zanetti dans les vapes

Québec Solidaire. Un vieux parti… d’adolescents 

Lettre ouverte à Catherine Dorion 

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Tribune libre


Mme Catherine Dorion 


catherine.dorion.qs@outlook.com ; permanence@quebecsolidaire.net


Contrefort : Courte partition pour Catherine Dorion en ce Jour de la Francité


Je vous appréciais beaucoup, Catherine. Depuis votre «prestation» dans Taschereau, en 2012. Et ce, en dépit même de mon amitié reconnaissante pour madame Agnès Maltais. 


Option nationale aussi. 


Hélas, votre «engouffrement» (ou perdition) dans QS me désole. Profondément.


Ce parti qui n'est indépendantiste que sur le vernis, à géométrie très variable qui plus est, qui tient le discours d'un adolescent qui a lu deux livres et demi dans sa vie (dont deux bandes dessinées), et qui au surplus, et surtout, va radotant les «tendances idéologiques» du jour, m'apparaît d'une vanité (de vain --> vide) sans précédent dans le politique québécois.


Et c'est une femme de Gauche qui l’affirme, ici. Du fond de l'esprit. Et du coeur.


Et comme pour ajouter l'insulte à l'injure, voici que Vincent Marissal, ce gescaïen de toujours, qui n'a jamais caché sa condescendance hautaine à l'égard de l'Indépendance du Québec (et de QS en particulier!), s'opposera à Jean-François Lisée dans Rosemont (le chef de l'unique parti qui croit encore, obstinément à un Québec libre. Et français).


Ce geste d'agression extrême de Marissal, et de Québec solidaire du même souffle, est proprement révoltant. Plus encore: Dégoûtant. Et pour tout dire: Abject.


Car il apparaît on ne peut plus clairement que le citoyen Marissal (toujours l'homme de main de Power Corporation?) est le Mercenaire embauché/débauché par QS pour anéantir l’Ennemi: le Parti des René Lévesque, des Camille Laurin et des Jacques Parizeau.


Incidemment ce Vincent Marissal, on ne peut le contester, n’est ni un homme de gauche (hormis, peut-être, à l’arrière de son mollet droit, surface plus près du pied que du coeur), ni un fervent de l’Indépendance du Québec.  


Tout au contraire, il aura été le le contempteur de tous les instants de celle-ci, et ce depuis au moins quinze ans. Bien que de manière plus subtile, j’en conviens, que les André Pratte, Lysiane Gagnon et autres Alain Dubuc de La Presse, d’hier et/ou d’aujourd'hui. Tous, tous obstinément au service de l’empire Desmarais. Et du Canada, bien entendu. Depuis le Paléolithique sinon le Précambrien... En un mot, un Marissal qui n’a rien, mais rien de rien, du QSiste! 


«Visons la tête. Le reste s’écroulera comme de surcroît!» Tel est le mantra des Gabriel Nadeau-Dubois. Toujours à prêcher (à la manière Philippe Couillard, son grand allié) le respect, la tolérance, l’ouverture et le débat public éclairé, civilisé, pacifique. 


Faire de la politique différemment, disait-il, le petit garçon en culotte courte…


Des forces vives d’un Québec libre, John James Charest disait qu’il fallait les haïr. Philippe Couillard, autre parangon de la vertu de tolérance, fait mieux encore: il les déteste effectivement. Québec solidaire, affligé de bicéphalite, n’est pas en reste. Il nous annonce aujourd'hui, à la façon, naguère, de ce petit agent d'assurance de la Standard Life Canada nommé Claude Garcia, qu’il faut les écraser. 


«Allez, Vincent ! Vise la tête !!!» 


Tu n'as pas idée, Vince (à prononcer à l'anglaise, please), si l'entreprise devait réussir, combien ce grand Québécois appelé Jean-Marc Fournier, dans sa retraite bien dorée, en jouira jusqu'au dernier souffle de sa nonagénie bien sénile.


Non, bien sûr que non: je ne lui souhaite pas de mal à cette caricature incarnée de la mauvaise foi. C'est seulement que les signes précurseurs sont connus et documentés depuis déjà longtemps. À savoir, dès le lendemain du dépôt officiel de sa petite plaquette faisant office de mémoire de maîtrise en Science politique. Et aussitôt reniée, comme on sait. Reniée.


Comme une signature - et de la parole, donc - de Québec solidaire


Dans la foulée, à court terme, et avec un peu de «chance», Vince, la circonscription de Rosemont sera remise au Liberal Party sur un plateau d’argent. Argent, dis-je. Celui de la corruption. Bien sûr. Omniprésente comme sang rouge dans les veines (celui bourré de gaz carbonique. Oubliez le «bleu» oxygénant des artères: ils en mourraient sur-le-champ, ces libéralistes qui parviennent comme pas un à dénaturer jusqu’au vocable même de Liberté). Corruption, dis-je derechef. Et d’esprit pour les uns (en attendant l'occasion...?), et d’esprit et de pratique pour les autres.


Enfin. Bref. S’atteler à «éradiquer» le chef de l'essentiel des forces indépendantistes du Québec révèle à tombeau ouvert, c’est bien le moins que l’on puisse dire, combien ce jeune parti a des réflexes - immondément archaïques - de vieux parti: «Mon intérêt partisan immédiat avant, bien avant, les intérêts supérieurs de la nation».


Opposer une figure solide, crédible, connue, à Philippe Couillard, dans Roberval ? «Jamais!», répondent en coeur Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois (voire, Amir Khadir: Qui ne dit mot, consent). Et vous, Catherine, qu’en pensez-vous??? Vous qui ne prononcez mot non plus… Comme on dit communément, avec des amis comme ça…


C'est peu dire que QS est l'alliée objective du Liberal Party of Québec. Bien peu.


Elle en est la jumelle! La soeur incestueuse... passionnée. Sinon l'amoureuse transie, si ça se trouve.


Bien que je ne sois pas une inconditionnelle du Parti québécois, que je trouve trop souvent mollasson (y compris son chef à l'occasion), j'estime qu'à l'heure actuelle il s'agit de la seule alternative politique viable pour tout Québécois vraiment digne de ce nom - de cette «appellation». D'origine ou pas. La seule digne pour le Québec tout entier. 


Et c'est là que je vous attendais, à la faveur de votre engagement politique bien connu, madame Dorion.


De fait, nous avons en lice trois Liberal Parties (si on inclut la dérisoire CAQ), d'une part, et un Parti vraiment... québécois (nonobstant mes réserves, et, je précise, pas uniquement cosmétiques), d'autre part.


Madame Catherine Dorion, je vous appréciais, je vous respectais. Je vous admirais, même, en quelque manière.


Hélas, votre ingénuité politique - provisoire ou permanente, peu importe en l'occasion - m'éloigne de vous. 


Totalement, puissamment, cruellement. 


Définitivement...?


Puissiez-vous un jour - un jour très prochain - revenir à une intelligence politique à la hauteur de votre passion pour le pays de Gilles Vigneault. Et de Pauline Julien...  


Dans l'intérêt, oserais-je dire, de vos propres enfants… 


Quant à Vincent Marissal, il vient d’éradiquer à tout jamais les deux premières syllabes de son patronyme. À tout jamais. 


Et il devra en conséquence, tout le reste de son existence, composer (ouvertement, sans plus de dissimulation possible désormais) avec l’étiquette, tout à fait méritée, hélas, d’une personnalité plus tordue, et rebutante, que l’on ne pouvait le supputer à ce jour. 


Reste, enfin, ce contraire de Vanzetti, cet enfant dans un corps d'adulte. À l'instar du merveilleux - de l'unique - Sol de notre enfance (mais la comparaison s'arrête là!). 


Qui continue, tout souriant, de jouer dans son carré de sable. Où il s'est empressé d'y engloutir la tête bien profond. Il finira bien par nous pondre un oeuf, ce jeune Zanetti. D'autruche, il va sans dire. 


La noble Option Nationale de Jean-Martin Aussant, désormais égarée dans un cloaque constitué tout à la fois de prétention, d'infantilité et d'incapacité à jauger des plus profonds intérêts collectifs de la Nation québécoise. 


Quel épouvantable gâchis!


Et, je le répète, c'est une femme de Gauche qui s'en voit convaincue. 


À quand donc, Manon, Gabriel, Amir, Sol et Catherine, la prochaine «vedette» annoncée pour affronter Jean-Martin, bientôt, sur ses propres terres...?


Non mais de quel gâchis, tout de même, admettons-le sans détour, les enfants peuvent parfois se révéler capables. 


Moi, Québécoise en mal d'un vrai pays pour les siens : mes propres enfants au premier chef. Belle naïve que je fus, de vous avoir cru de la même eau, Catherine. J'ai été déçue par quelques hommes, dans ma vie. Mais j'avoue que c'est la toute première fois qu'une femme me fait le coup... Et j'en suis triste. Inconsolablement triste. Ça ressemble, mais vraiment, à une peine d'amour. 


Ma passion amoureuse pour un Québec libre, debout, français, est blessée, Catherine. De grâce, libérez-vous de ce sommeil hypnotique pendant qu’il en est encore temps. 


Ce sommeil plus près de la soporifie létale que du Rêve. 


Et de L’An I de Félix Leclerc.


Oui, libérez-vous, Catherine! 


Sinon votre terrible erreur de jugement vous collera à la peau la vie entière. 


Après le 1er octobre 2018.


Marie-Louise Morgane, citoyenne du pays de Pierre Bourgault, ce dimanche des Pâques de 2018 



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5 commentaires

  • Yves Corbeil Répondre

    6 avril 2018

    Les électeurs de Rosemont n'auront qu'une seule question à se poser avant de mettre leur X en Octobre, comment une personne peut cacher ses convictions sur une aussi longue période et retrouver ce courage perdu quand elle est à la recherche d'un emploi puis se sent soudainement investi d'une mission communautaire après avoir été boudé pour une mission nationale.


  • François Ricard Répondre

    2 avril 2018

    @Henri Marineau


    Fort peu probable. Admettre que l'on s'est trompé exige une force de caractère peu commune. 90% des personnes ne pourront jamais poser un tel geste.


    Alea jacta est pour Mme Dorion.


  • Pierre-Yves Dubreuil Répondre

    2 avril 2018

    @ F. Ricard


    «En son essence même, le multiculturalisme condamne tout nationalisme.»



    En fait le multiculturalisme nie le nationalisme et sa propre culture (celle qui lui permet d'exister et de se proposer comme politique ironiquement, en premier lieu!), et embrasse tous les autres germes de nationalisme, au motif qu'elles seraient torpillées injustement. Car une nation se construit d'abord de culture(s), avant de s'imposer en statuts.



    L'aboutissement ultime de cette plitique est la demande de reconaissance de la nation X, Y, Z, par à peu près le même procédé par lequel les anglais minoritaires du Québec sont arrivés à demander le statut de nation avec des droits et dérogations différents des Québécois francophones.



    le problème n,est pas en soi qu'on demande la reconnaissance, mais le procédé lui-même en est un qui corromp, car au final on se trouve à donner à n'importe qui qui demande sans que des comptes soient rendus à la population d'une manière ou de l'autre et de façon arbitraire, voir oculte.



    (Si c'était ce que vous vouliez dire, c'était seulement pour préciser) 



  • François Ricard Répondre

    2 avril 2018

    QS a su s'adjoindre edes multiculturalistyes irréductibles comme Haroun Bouasi et Dalila Awada.


    En son essence même, le multiculturalisme condamne tout nationalisme.


    Et aujourd'hui se sont joints à ces gens les idiots utiles de la souveraineté: feu le chef de ON


    et son amie, la slameuse Catherine Doerion. Ces ex-onistes se retrouvent avec les  Haroun Bouasi, Dalila


    Awada, Vincent Marissal. Tous fédéralistes et mul;ticulturalistes.


    J'éatis oniste. J'ai même été doc dans deux comtés en 2012. Je n'ai pas suivi chez QS.


  • Henri Marineau Répondre

    2 avril 2018

    J'espère de tout coeur que Catherine Dorion vous entendra!...