Le tabou des colonisés

PKP a exprimé une évidence interdite!

Vérité que personne ne pourrait contredire

Tribune libre

PKP a exprimé une évidence, une vérité que personne ne contredit, mais une vérité interdite. La réaction unanime des journalistes et des commentateurs autorisés est la manifestation la plus claire de la mentalité colonisée. Et ça me mets en colère, c’est précisément la pire chose qui nous arrive et qui empêche notre émancipation. Oui, cette réaction unanime à condamner ceux qui expriment de simples évidences (Jacques Parizeau, Yves Michaud, …), à leur prêter de sombres intentions, c’est l’instrument le plus puissant de notre conditionnement.

C’est pas des farces, on a le droit de parler des Cris, des Innus, des asiatiques de Toronto, des italiens de Montréal ou des anglophones de Québec, mais oser parler des enracinés que Nous sommes, des francophones et des francophiles attachés à notre peuple et qui représentent plus de 80% de la population, quel scandale. Comprenons l’injonction de la confrérie journalistique québécoise : il nous est formellement interdit de nous distinguer des autres, de parler spécifiquement de Nous, non il ne faut pas faire ça sous peine d’être taxé de racisme, de repli sur soi, etc.

Le Québec ne pourra jamais devenir un pays tant que cette pensée unique, multiculturaliste et colonisée, ne sera pas cassée.

Nous n’avons pas le droit de nous nommer, de parler de nous, de réfléchir à ce qui nous arrive. Nous y sommes autorisés seulement si nous incluons tous ceux qui ne partagent pas notre désir d’exister. Les états-uniens, en général, n’accepteraient jamais un tel interdit. Comprenez-vous ce que ça signifie : nous ne sommes pas autorisés à vivre librement, à se penser comme nous sommes. La police des colonisés est formelle : en public vous êtes des citoyens du Québec indépendamment de votre culture distincte fortement majoritaire.

L’interdit est cruel, il choisit notre destin : le Québec sera, pays ou pas, une terre où les habitants parleront, penseront et vivront, un jour ou l’autre, en anglais. Il est interdit d’envisager autre chose pour le Québec. Vouloir la pérennité de mon peuple tel qu’il est encore et tel qu’il peut devenir, ça fait de moi un raciste !!?

Nous sommes des rats de laboratoire, ça se produit périodiquement au Québec, je le constate depuis Bourassa, et on le voit encore aujourd’hui. Ceux qui nous conditionnent ne s’en rendent même pas compte pour la plupart, puisqu’ils sont colonisés. Ils ne réfléchissent pas, ils répètent librement ce qu’ils ont appris. Mais ce faisant ils nous assaillent, ils sont les plus violents à notre endroit, ils ne peuvent pas se permettre de perdre. Ils achèvent de nous abrutir comme peuple.

Le plus désespérant est de constater l’indifférence de la population et en conséquence, son approbation tacite de la pensée unique, son inconscience face à sa propre assimilation. Si nous n’étions pas autant colonisés, nous verrions tous cette évidence et ça ne tiendrait jamais comme discours intelligent.

Désespérant aussi de voir ce PQ qui ne comprend toujours pas pourquoi, au juste, il faut faire l’indépendance du pays. Rien à faire, ils refusent, refusent de parler en Notre nom, veulent parler « au nom de tous les québécois ». Ne se rendent même pas compte de ce qu’ils disent vraiment en disant cela.

Comment voulez-vous faire la révolution avec cette gang de mauviettes qui tremblent à voir un chef exprimer librement une évidence que notre pensée colonisée nous interdit ?

Espérons que je me trompe, que quelques-uns se réveilleront et montreront les évidences. Il faut dire et redire aux québécois, 3 fois par jour, que l’immigration est presque 2 fois plus élevée ici qu’ailleurs en Occident. Déjà ce n’est pas normal. Au surplus, il s’agit d’une politique d’assimilation des québécois par l’État canadien, ce n’est même pas caché, et c’est avec cette arme que Jean Chrétien a trafiqué le référendum de 1995.

Il faut de toute urgence que la population se rende compte de ce qui lui arrive. Au lieu de lui cracher dessus, que PKP serve d’exemple.


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12 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    10 avril 2015

    Votre article est intéressant et lucide.
    On a inventé un nouveau vocable pour résumer le deuxième paragraphe de votre texte.
    On accuse les Québécois de souche et fiers de l'être des "Nationalistes Ethniques"
    Quel bel exemple d'autosabotage.

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2015

    Parlant de "nationalisme", Sol Zanetti a donné récemment une conférence sur ce sujet: [https://www.youtube.com/watch?v=Ydk73T8bs-A->https://www.youtube.com/watch?v=Ydk73T8bs-A]
    Il démontre qu'il y a deux types de nationalisme. Le nationalisme à la Hitler, que le bon docteur Couillard utilise pour discréditer le nationalisme québécois.
    Toutefois, il y a aussi le nationalisme à la Mandela qui est beaucoup plus apparenté au nationalisme québécois.
    Les fédéraleux semble avoir gagner la bataille de la sémantique. Le PQ a maintenant honte de se présenter comme un parti nationaliste défendant les québécois francophones. Pourtant, c'est bien là que se situe sa clientèle.

  • Pierre Bouchard Répondre

    21 mars 2015

    "Prendre maintenant les allos et les anglos comme clientèle cible nous condamne d’avance à l’échec. La vraie clientèle qui est susceptible de nous appuyer, ce sont surtout les francophones, et ceux-ci sont très majoritaires en régions. Alors, mettons le paquet sur les régions."
    Vous avez raison M. Carmichael, c'est exactement ce que doit faire le PQ, flatter les immigrants et les immigrés dans le sens du poil ne donne rien, et Cloutier qui veut en remettre ! Apparemment, personne d'autre que PKP ne semble comprendre la nécessité de parler prioritairement au nom de la majorité, que c'est essentiel dans le projet de faire le pays. Notre situation ne se compare pas aux sociétés anglophones ; parler au nom du peuple majoritaire, ce n'est pas rejeter les immigrants. On peut continuer à leur tendre la main, bien sûr, mais il faut s'adresser en priorité au peuple majoritaire. C'est lui qui votera oui, et c'est pour lui que naitra le pays.
    Je me trompe peut-être, j'ai l'impression que c'est diamétralement opposé au sentiment de la majorité des députés et des autorités du PQ. Nationalistes mous sinon carrément anti-nationalistes, plusieurs ne font pas la différence entre les nationalismes impérialistes (l'Allemagne, la France, les États-Unis, ...) et les nationalismes défensifs, ou de survie. Ils craignent tellement d'être pointés du doigt, ils voient jusqu'ou les colonisés sont prêts à aller. C'est triste, ils manquent de courage, de conviction et de détermination.

  • Archives de Vigile Répondre

    21 mars 2015

    M,Bouchard,je vous donne entierement raison,ce nest pas avec une bande de pissou trop gâté,qui on peur de la vérité ,qu on va changé qu elque chose au Québec. En plus ,où on s en va avec nos élus,Ils ne pensent qu a graisser la roue qui crie et a se remplir les poches.Si au moins on voyait apparaitre une lumiere au bout du tunnel.

  • Archives de Vigile Répondre

    20 mars 2015

    aujourd'ui, lorsqu'une personnalité connu dit la vérité sur la situation du Québec, des Québécois, on lui tire dessus à boulets rouges, on fait tout pour l'étouffer.
    aujourd'hui, il faut avoir un grand culot pour faire valoir les Québécois, il ne faut pas avoir peur de se faire taper dessus, recevoir une pluie d'insulte ou de se faire ridiculiser.
    Le multicultarisme a t'il déja tuer la nation Québécoise?
    les Québécois doivent reprendre la place qui leurs revient sinon ils sont condamnés à disparaître.

  • Archives de Vigile Répondre

    20 mars 2015

    Monsieur Bouchard
    Excellent texte comme toujours! J'aimerais que Vigile le garde le plus longtemps possible à l'affiche afin que le plus grand nombre de personnes puissent le lire. Parfois je me demande si nous ne vivons pas dans une grosse réserve ici au Québec avec tout cet apartheid dirigé contre nous par les fédéralistes québécois, anglos et allos. Nos politiciens québécois qui sont tous des vendus au fédéralisme "canadian" font leur jeu en les traitant comme s'ils étaient ou représentaient la majorité ici au Québec. C'est le Québec à l'envers!
    La situation que nous vivons au Québec ressemble à celle de l'Afrique du Sud du temps que Nelson Mandela était en prison et que les Noirs étaient exploités par les blancs racistes. Il est clair que les fédéralistes veulent notre disparition avec toute cette immigration. Il ne faut pas avoir peur d'en parler pour pouvoir sensibiliser les Québécois à ce génocide bien planifié par Ottawa, le gouvernement des autres et par nos colonisateurs racistes où qu'ils soient dans ce pays anglo dont je ne veux plus rien savoir depuis belle lurette.
    André Gignac 20/3/15

  • Pierre Bouchard Répondre

    20 mars 2015

    Qu'on me comprenne bien, les immigrants eux-mêmes ne sont pas à blâmer, pas du tout. Je dénonce un phénomène qui revient périodiquement depuis toujours, depuis que je m'intéresse à l'actualité.

  • Archives de Vigile Répondre

    20 mars 2015


    Le problème c'est qu'on persiste à vouloir réaliser l'indépendance en continuant à penser et à réfléchir comme un provincialiste.
    Au deuxième débat, c'était particulièrement dégradant d'entendre la réplique d'Alexandre Cloutier à la déclaration de PKP: L'indépendance ne pourra pas se faire sans les allos et les anglos. Si on n'a pas encore réussi à conquérir cette clientèle, c'est que l'on n'y aurait pas mis assez d'efforts. Lui, il soutient qu'il pourra rallier cette clientèle en leur expliquant que l'indépendance sera bonne pour eux. Youpidoo!
    C'est de l'angélisme pur et dur.
    Pour appuyer l'indépendance, il faut avoir une certaine dose de nationalisme québécois. Or, les allos et les anglos sont imprégnés de nationalisme canadien. Disant cela, je ne cherche pas à les dénigrer, ou à leurs chercher des poux. Étant donné le contexte, leur attitude est parfaitement normale et compréhensible. Mme QS me dira que c'est faux, en me citant Maka Kotto. Évidemment, je ne prétend pas que 100% des allos et anglos se comportent comme je le décris. Toutefois, j'ai en main un sondage qui démontre que j'ai raison à 93%.
    Pour insuffler une dose de nationalisme québécois à cette clientèle, il faut d'abord réaliser l'indépendance. Alors, et seulement alors , aurons-nous en mains les outils pour faire des québécois de tout les citoyens habitant le territoire du Québec.
    Prendre maintenant les allos et les anglos comme clientèle cible nous condamne d'avance à l'échec.
    La vrai clientèle qui est susceptible de nous appuyer, ce sont surtout les francophones, et ceux-ci sont très majoritaires en régions. Alors, mettons le paquet sur les régions.
    L'autre clientèle cible sur laquelle il faut mettre beaucoup d'efforts, ce sont les jeunes. Si les baby boomer nous suivent encore, le nationalisme québécois n'est plus très ardent chez les jeunes. Il faut ranimer la flamme.
    Cessons de courir après des mirages que l'on ne pourra jamais atteindre.

  • Archives de Vigile Répondre

    20 mars 2015

    Si le faits d'être un canadien pure-laine n'est pas péjoratif.
    Pourquoi le faits d'être Québécois de souche est-il considéré
    comme une maladie incurable.
    Pour ma part je suis un Québécois de souche et fier de l'être.

  • Archives de Vigile Répondre

    20 mars 2015

    ...je sais reconnaître (la plupart du temps) les discours fabriqués, polis, révisés jusqu'à l'usure pour éviter d'être exposés aux vitupérations des grands prêtres et prêtresses de la rectitude politique. Ciel, je ne suis pas un fan ultra de PKP mais c'est rafraîchissant de l'entendre.
    http://quebec.huffingtonpost.ca/pierre-allard/le-bruit-assourdissant-des-salles-de-redaction_b_6909688.html
    http://pierreyallard.blogspot.ca/
    Pressions contre la liberté de critiquer l'islam au Québec?
    http://gloria.tv/media/zqkqhKdfUnK

  • James A. Wilkins Répondre

    20 mars 2015

    Votre texte Monsieur Bouchard mérite d'être encadré. Colonisé jusqu'à la moëlle de l'os comme l'a déjà si bien dit Andrée Ferretti.
    Faut bien réaliser que nous sommes loin de la coupe aux lèvres. Les excuses de PKP me traumatisent!
    Il est urgent que PKP s'entoure de vrais batailleurs pour continuer à dire les vraies affaires.

  • Henri Marineau Répondre

    20 mars 2015

    D’entrée de jeu, voici un extrait de la déclaration de Pierre Karl Péladeau qui a suscité autant de controverse : « …On souhaiterait pouvoir mieux la [immigration] contrôler, mais ne nous faisons pas d’illusion, qui prend en charge les immigrés qui viennent s’installer ici au Québec? C’est le gouvernement fédéral ». La réalité, c’est qu’un immigrant arrive au Canada et non au Québec.
    Globalement, PKP déclare que le fait de ne pas être un pays entrave le processus du projet de pays. En conséquence, dans le contexte d’une course à la chefferie d’un parti qui a officiellement pour but de faire l’indépendance du Québec, sa déclaration est tout à fait légitime et à propos. Dans le cas présent, il est clair que les adversaires de PKP jouent la carte de la xénophobie et crie haut et fort la « dérive vers un nationalisme ethnique » [dixit Philippe Couillard]. Pourtant, dans les faits, il ne fait que pointer une réalité.
    Somme toute, le seul reproche que je peux adresser à PKP, c’est de s’être excusé, une attitude qui fait le jeu de ses adversaires et qu’il devra corriger s’il aspire devenir chef d’un parti qui vise l’indépendance du Québec!