Ottawa et Québec investissent dans les infrastructures des cégeps et universités

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Couillard laisse le fédéral s'ingérer dans les champs de compétence du Québec sans s'y opposer

Les premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard ont signé une entente, vendredi à Montréal, qui permet d’importants investissements dans les infrastructures postsecondaires.

Le gouvernement fédéral y consacrera 385 millions, le gouvernement québécois 345 millions et les établissements d’enseignement supérieur ainsi que les investisseurs privés ensemble y injecteront 361 millions.

Le premier ministre Trudeau a précisé que cette contribution fédérale de 385 millions permettra la réalisation de 101 projets.

Au total, ce sont donc 1,09 milliard qui seront investis dans les infrastructures des cégeps et des universités du Québec pour la recherche et l’innovation, a souligné M. Trudeau.
L’annonce a été faite vendredi par les deux premiers ministres, en présence de plusieurs ministres du gouvernement Couillard et de plusieurs représentants des cégeps et universités.

Entre autres projets qui seront ainsi financés, l’Université de Montréal et ses affiliés toucheront 98,7 millions pour 10 projets, à même le Fonds d’investissement stratégique pour les établissements postsecondaires.

« Il s’agira ainsi de l’un des plus grands programmes d’investissement de l’histoire de l’université », a affirmé M. Trudeau.

L’Université de Montréal consacrera la plus grande partie de cette somme à son complexe des sciences, situé sur le terrain de l’ancienne gare de triage d’Outremont.

« Ce sera l’un des plus grands centres d’innovation au pays, où les chercheurs travailleront ensemble dans les installations de calibre mondial pour trouver des solutions aux problèmes auxquels notre pays et notre monde font face », a ajouté M. Trudeau.

Le Fonds d’investissement stratégique pour les établissements postsecondaires vise à accroître la taille ou la qualité des infrastructures de recherche ou des installations de formation spécialisée, en plus d’« améliorer la viabilité environnementale » de ces infrastructures.

Le premier ministre Couillard, de son côté, a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas seulement d’investissements « dans le béton », dans les infrastructures, mais qui avaient un but de formation et d’enrichissement collectif.

« Ce sont de meilleurs environnements, qui donnent de meilleurs soins pour les patients et de meilleurs transferts de connaissances, de meilleurs cours pour les étudiants et plus de réussite pour notre jeunesse », a-t-il affirmé.

« Il y aura, d’ici 2018, 101 projets de rénovation, d’agrandissement et de construction dans 46 établissements d’enseignement supérieur partout au Québec, dans toutes les régions », s’est réjoui le premier ministre Couillard.
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