Je n'aurais pas voulu naître ailleurs qu'au Québec

On est bien ensemble, parce qu'on se ressemble

Les Québécois se connaissent tous un peu au fond

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Tribune libre

On est bien ensemble, parce qu'on se ressemble, -et beaucoup plus qu'on ne le pense.



Je sors de chez moi, l'été commence en beauté. Je salue en passant Mme Patenaude, qui jardine matinalement avant que le soleil ne tape trop fort. J'établis un léger contact visuel avec une jeune mère poussant allègrement son bébé gazouillant. Arrivé au supermarché, Jean-Claude le poissonnier me fait comme d'habitude ses suggestions du jour. Je garde toujours en réserve quelques mots gentils pour la caissière Lucie en échange de son beau sourire hebdomadaire. Ensuite, je m'en vais faire ajuster mon vélo par Samuel, mon réparateur habituel, toujours généreux de ses conseils. On se connaît tous. Les Québécois se connaissent tous un peu comme un grande famille élargie.



Cette tranche de vie possiblement semblable à la vôtre se déroule dans mon petit quartier, dans ma ville quadricentenaire, dans le Québec de mes amours. Je n'aurais pas voulu naître ailleurs qu'ici.


Chaque personne à qui j'ai affaire durant la journée fait partie d'une chaîne de connaissances, de contacts bien établis ou éphémères, une chaîne qui fait passer le courant entre chacun. Nous faisons tous partie d'un même grand réseau électrique qui nous relie tous. Je n'aurais pas voulu vivre ailleurs qu'ici.


Et si on est si bien ensemble, au fond, c'est simplement parce qu'on se ressemble un peu, beaucoup. C'est là la beauté d'une nation, c'est l'avantage d'être pareils, malgré quelques petites différences superficielles. On se sent bien parmi les nôtres. Vivre heureux parmi les siens, se sentir chez soi, quoi de plus naturel et désirable? Je ne voudrais pas mourir ailleurs qu'ici.



Voilà pourquoi il importe que le Québec demeure fidèle à ce qu'il est, et qu'on ne le laisse pas se dénaturer et rapetisser jusqu'à en perdre son âme.


Pour y arriver, cela prend la même sorte de monde dedans, pour qu'on se reconnaisse, pour qu'on se comprenne, pour savoir à qui on a affaire, pour qu'on s'y sente chez soi. Au pays des longs hivers, c'est l'avantage à être tricoté serré!


Comme le chantait si bien Gilles Valiquette, Chez nous c'est comme chez vous.



C'est pourquoi il importe que chaque nation du monde, si petite soit-elle en nombre, conserve son identité collective homogène, par respect pour ce qu'elle est, par souci de continuité entre les générations.


C'est à cette unique condition que la diversité des peuples et des cultures sera préservée à l'échelle internationale. Homogénéité locale pour préserver la diversité mondiale. C'est aussi simple que ça.


* * *


Note: j'ai composé ce texte pour souligner mon 450ème article paru sur le site Vigile. Je voulais qu'il reflète l'attachement que je voue à mon identité québécoise et aux mille facettes qu'elle peut recouvrir au quotidien. C'est cet attachement qui continue à me motiver à rédiger infatigablement tous ces modestes articles. Je le fais pour la suite du monde, pour notre pays du Québec en route.


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Réjean Labrie460 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait carrière dans la fonction publique à l’aide sociale. Il est fier d’être un enraciné de la 10è génération.Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise.L'icône d'identification illustre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.





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1 commentaire

  • Pierre-Yves Dubreuil Répondre

    23 août 2018

    Il faut certainement une homogénéité, sans que ça veuille dire «tous pareils». Pour ne pas tous s,entretuer, Il faut «penser de la même façon» sans qu'on doive tous «pense pareil». Penser pareil est impossible car nous n'avons pas tous le même parcours et les mêmes informations.