En cette année électorale au Québec...

Mes vœux pour les chefs

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Tribune libre

En ce début d’une nouvelle année marquée par une élection générale au Québec, j’ai cru bon de vous présenter les vœux que j’exprime pour les quatre chefs des partis de la scène provinciale.


Philippe Couillard : Au chef d’un parti grugé par la gangrène des allégations de collusion et de corruption, je ne peux que souhaiter l’arrivée d’un tsunami dévastateur qui balayera le Parti libéral du Québec de l’échiquier électoral québécois, ce qui devrait reconduire le bon docteur Couillard dans les couloirs d’un système de santé « réaménagé pour le mieux » aux dires de son ministre de la Santé, Gaétan Barrette. 


Jean-François Lisée : Au chef de l’opposition officielle, je lui souhaite de retrouver la lucidité et la clairvoyance qui lui permettront d’ouvrir le placard dans lequel il a camouflé l’accession du Québec à son indépendance, et de cesser ses tergiversations oiseuses et alambiquées eu égard au « bon gouvernement provincial » pour lequel M. Lisée semble avoir développé une certaine prédilection.


François Legault : Au chef de la deuxième opposition officielle, j’offre mes vœux de succès dans sa pénible traversée du désert qu’il a entreprise depuis le dernier sondage le plaçant en tête des intentions de vote des Québécois, tout en le mettant en garde contre son auto-suffisance et son excès de confiance qui pourraient lui jouer de vilains tours d’ici octobre 2018.


Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois : Enfin, aux deux coreprésentants de Québec solidaire, je leur souhaite de tirer profit de leur mariage de raison avec Option nationale, et de retrouver le « gros bon sens » dans le dossier sur la féminisation du vocabulaire qui les conduit dans des aberrations abracadabrantes, tel le « matrimoine ».



Henri Marineau

Québec


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Henri Marineau1204 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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2 commentaires

  • Yves Corbeil Répondre

    8 janvier 2018

    Je sais ça va être lue par seulement 27 personnes mais j'espère que la moitié d'entre elle sévissent sur les réseaux sociaux que je laisse pour les modernes et que ça fera oeuvre utile pour la suite du monde.


  • Yves Corbeil Répondre

    8 janvier 2018

    Mes voeux pour les citoyens qui ont eu le bonheur d'hériter, en venant au monde à cette époque.



    La révolution du bien-être nous place chaque jour dans l'ambiance chaleureuse de noël. Nous y retrouvons la joie qui est celle des petits au pied de l'arbre le 24 ou le 25 Décembre: les cadeaux et les biens prolifèrent autour de nous, dispensés par une main aussi bienveillante qu'invisible. (Et les fêtes de Noël proprement dites se traduisent par une débauche d'achats, un dévergondage marchand unique dans l'année et qui laisse chacun sur le flanc.) Mais les offrandes octrroyées par nos sociétés nous arrivent de façon impersonnelle et ce don anonyme nous épargne les humiliantes démarches des remerciements. L'ordre établi transpire le dévouement et la générosité par tous ces pores et il pousse la bonté jusqu'à nous dispenser de nous sentir en dette vis-à-vis de lui.



    A cet égard la disproportion est totale entre le travail que nous effectuons et les biens que nous recevons en échange. Il existe en effet une injustice chronologique du progrès, comme l'avait compris Herzen, (puisque les derniers venus bénéficient de l'avantage de pouvoir profiter du travail accompli par leurs prédécesseurs, Hannah Arendt, ''du mensonge à la violence''.) Notre prospérité actuelle en Occident s'élève sur le sacrifice des générations antérieures qui n'ont pu jouir du même niveau de vie ni d'un stade égal de perfectionnement technique. Au regard de ce que chacun trouve en naïssant ---infrastructures diverses, réseaux urbains achevés, centre hospitaliers de pointe sans parler des redistributions de tous ordres opérés par l'état providence --- nous sommes les enfants gâtés d'une histoire pour laquelle nous n'avons à acquitter d'autre prix que de venir au monde. Nous sommes moins fondateurs que des bénéficiaires qui commençons par toucher un énorme héritage. Même pour les plus démunis, si nous comparons notre situation avec celle des siècles précédents (ou des pays du Sud), il n'y a aucun rapport entre ce que nous produisons par notre labeur et ce que nous recevons sous forme de gratifications, soins, éducation, transport publics, loisirs ect. (Juste historiquement ou géographiquement, la comparaison ne l'est pas socialement: les déshérités des pays développés ne se consolent nullement de savoir que le paysan du Sahel est plus pauvre qu'eux ou que leur sort est globalement préférable à celui des hommes du XVIIe siècle. Ils ne se mesurent à juste titre qu'aux heureux et aux élus de leur société.) Les grandes conquêtes de la modernité, la réduction du temps de travail, l'élimination de la mortalité infantile, l'allongement de la durée de vie, l'atténuation de l'effort physique sont considérés désormais non comme des avancées extraordinaires mais comme des acquis. (Un écolier américain disait Henry Ford, est entouré d'un plus grand nombre d'objets utiles que n'en possède tout un village esquimau. Nos ustensiles de cuisine, notre vaisselle,notre mobilier forme une liste qui aurait stupéfié le plus luxueux potentat d'il y a 500 ans, Henry Ford, ''Ma vie et mon oeuvre''.) 



    Évidence aveuglante : ce que notre société honore à travers ses largesses et ses munificenses, c'est le simple fait que nous existons. Comme dans ces jeux télévisés où l'on gagne toujours quelque chose même lorsqu'on perd, nous habitons bien l'univers de la récompense permanente sans réciprocité. Non seulement tous les échanges dans la galaxie marchande donnent lieu à des cadeaux, des rabais, des libéralités mais nous sommes aussi constamment félicités, remerciés pour avoir eu l'obligence de naître. Notre apparition sur terre est un prodige qui justifie la mobilisation d'une armée de concepteurs, d'ingénieurs penchés sur nous dès nos premiers vagissement et qui cajolent en nous le futur client.  



    https://www.youtube.com/watch?v=zClwGinSoU0 



    Conséquence logique : on devrait nous payé pour vivre, l'existence devrait donner lieu à rétribution. (Dès les années 60, Marcuse ''philosophe et sociologue marxiste américain d'origine allemande'' exigeait la gratuité matérielle, prélude, selon lui à l'autodétermination intégrale des êtres humains.) La chose est à l'étude et elle nous a déjà été proposé il n'y a pas si longtemps comme une allocation universelle versée par l'état, un revenu minimum garantie verser par l'état pour chaque citoyen et qui achèverait de nous transformer en assistés perpétuels.



    Si ça vous intéresse d'en savoir plus : La tentation de l'innocence par Pascal Bruckner édition Grasset et Fasquelle 1995.



    C'est ce que je nous souhaite pour 2018, une rétrospection sur notre mode de vie de surconsommation et l'indépendance avant la fin de nos jours



    Finalement est-ce qu'on vit dans un asile de fou à ciel ouvert ou c'est juste moi qui est fou de penser de la sorte, je me pose de sérieuse question sur le sujet depuis quelques années et continue à chercher des réponses.



    Bonne année électorale.