ANTI-TRUMP

« Marchez avec moi contre Trump »

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Tribune libre

Il y a environ 15 ans j'ai commencé à partager mon temps entre ma maison à New York, à Long Island, et ma maison au Québec, à Sutton. Depuis, j'ai progressivement pris conscience de la différence entre le Canada et le Québec par rapport au pays dont je suis toujours citoyen - qui s'appelle encore les États-Unis d'Amérique, même si ce n'est plus un pays des états unis.


Je voudrais retourner chez moi à Sutton car c'est là, depuis deux décennies, que j'ai pu restaurer corps et esprit après avoir été chroniquement épuisée par le malaise de la vie quotidienne dans l'Empire State. Je ne peux pas traverser la frontière pour le moment et trouver mon chemin vers la rue Principal d'une manière qui serait légale. Je ne peux pas non plus laisser derrière moi ma mère de 95 ans, mes deux petits-enfants et d'autres membres chéris de ma famille, jeunes et vieux.


Combien de temps est le mur virtuel entre le Canada et les États-Unis va rester en place? J'attends avec impatience le moment où la menace du COVID-19 sera supprimée, mais ce que j'attends plus, c'est quand le constructeur de murs. Humpty Trumpy, est retiré comme une menace pour la vie humaine.


En exerçant des pouvoirs que les dictateurs mentalement instables rêvent d'avoir, le président de mon pays a fait plus que toute autre personne sur la surface de la terre pour provoquer la propagation de la maladie mortelle COVID-19. Trump aime de voir son nom sur les choses et j'espère que son nom vivra dans l'infamie longtemps après que mes deux petits-enfants aient eu leurs propres petits-enfants. Oui, j'espère que son nom vivra longtemps associé à des choses telles que le mur Trump, le virus Trump et l'exil de Trump.


Je ne souhaite pas voir Trump mourir du virus Trump. Si le président de mon pays est coupable de crimes - comme l'évasion fiscale, la fraude, les paiements illégaux, le racket, les agressions sexuelles, le viol, le chantage, le mensonge sous serment, l'entrave à la justice, l'utilisation abusive des fonds publics, l'incitation à des émeutes, l'ingérence électorale, conspirant avec des ennemis des États-Unis, trahison ou conduite sans éclairage adéquat sur sa voiture, j'aimerais voir la justice prévaloir… Je sais aussi que vous ne pouvez pas toujours obtenir ce que vous voulez.


Je ne veux pas que le président de mon pays de reçoive la peine de mort, même s'il est jugé d'etre coupable de trahison. Contrairement à tant de mes compatriotes américains qui s'identifient comme croyants en Jésus-Christ et en Donald Trump, je ne crois pas à la peine de mort.


Quelles sont les chances que Trump soit jugé aux États-Unis ou ailleurs pour l'un des crimes extrêmement graves qu'il a pu commettre? Je pense que les chances sont minces, voire nulles. Mon pays est un pays où les hommes à la peau foncée sont condamnés à la prison pendant de nombreuses années parce qu'ils ont été pris avec de la marijuana dans leurs poches, et les hommes à la peau claire sont récompensés par des contrats gouvernementaux d'une valeur de plusieurs millions de dollars parce qu'ils ont des politiciens dans leurs poches.


Quand cette émission de télé-réalité dystopique de Trump qui consume nos vies sera-t-elle enfin annulée? Je ne serai pas surpris si Trump devra négocier de nouveaux accords médiatiques alors qu'il est en exil en Israël ou en Russie. Ce scénario ne servirait pas la justice, mais il y a des choses pires qui pourraient arriver dans les prochains mois, n'y a-t-il pas ?


Je crois que tant que Trump continuera de vivre à la Maison Blanche, il restera la plus grande menace existentielle pour tous ceux qui vivent dans les États ou dans les provinces. Je demande à mes amis des deux côtés de la frontière de marcher avec moi contre Trump, sur des routes goudronnées ou virtuellement, comme si la démocratie et nos vies étaient en jeu.


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John-Jean Ofrias13 articles

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John-Jean Ofrias (alias John-Jean) écrit pour des publications françaises et anglaises des deux côtés de la frontière canado-américaine. Ses articles ont paru dans d'éminentes et diverses publications, telles que New York Newsday, The Montreal Gazette, Vigile.Québec, La Voix de l’Est, Indépendantes.Québec, Journal Le Tour et The Sherbrooke Record. Le 23 juin 2014, The Montreal Gazette a publié un éditorial très controversé par John-Jean intitulé : « Parlez français, ou résignez-vous à devenir américain ». Dans cet éditorial, il a exhorté les anglophones du Québec à parler français (« Parlez bleu a-t-il dit ! ») et soutenir le mouvement indépendantiste du Québec. John-Jean est un citoyen des États-Unis mais il s'identifie avec enthousiasme comme « Amériquébécois » et il n'y a pas d'autre américain qui est plus impliqué dans le mouvement indépendantiste du Québec. Il est un défenseur franc du mouvement des femmes et il était le seul homme à parler à la célébration 2016 de la Journée internationale des femmes à Montréal, parrainée par Oui-Québec. John-Jean est l'auteur de Synchronicity Bleue, un roman au sujet d'une petite ville cachée au Québec qui va déterminer le destin de l'humanité. Il est le premier roman de John-Jean et peut-être le premier roman écrit en même temps pour les lecteurs de langue anglaise et les lecteurs de langue française. Le roman est surtout anglais au début et surtout français à la fin (la transition fait partie de l'histoire). Il habite dans les univers parallèles des Cantons de l'Est du Québec et l'East End of Long Island, New York, où il est professeur de sciences sociales de l'Université d'État de New York à Suffolk County Community College. Il est actuellement en train de faire une tournée de conférences des deux côtés de la frontière Canado-USA.





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