COVID-19

Manifestants antimasques: François Legault veut éviter de créer des «martyrs»

3e55f264fadec57916fe335c9be28826

Legault ne ferme pas la porte à l'envoi de policiers sans mandat


François Legault craint de galvaniser le mouvement antimasques s’il devait intervenir pour encadrer ou interdire les manifestations qui prennent de l’ampleur depuis plusieurs semaines au Québec.


• À lire aussi: Legault préfère «tolérer» les manifestations antimasques


• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie de COVID-19


« On ne prévoit rien à court terme, mais on n’exclut rien dépendamment de l’évolution de la situation », a affirmé le premier ministre mercredi matin, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale. 


Les rassemblements antimasques ont attiré de plus en plus de citoyens mécontents au fil des semaines. Ils étaient plusieurs milliers dans les rues de Montréal samedi dernier et quelques centaines à Québec mardi, sans masque et sans distanciation physique. 





Toutefois, il est délicat d’intervenir pour encadrer un droit fondamental comme celui de manifester. 


« Est-ce qu’on veut interdire toutes les manifestations ? Est-ce que les personnes qui sont collées habitent ensemble ? Si c’est le cas, ils ont le droit, a-t-il illustré. Donc, ce n’est pas si simple. » 





Photo Stevens Leblanc




M. Legault s’est questionné à haute voix sur la « possibilité de le faire légalement » et la « possibilité de mettre ça en force par les policiers ». « On se souvient de ce qui s’était passé avec les manifestations étudiantes, à l’époque », a-t-il souligné en référence au Printemps érable de 2012. 


« Est-ce qu’on veut faire des “martyrs”, entre guillemets, de ces personnes-là », a-t-il ajouté. 


Mandats et partys privés


Au cours du même point de presse, M. Legault a déclaré que l’État ne peut intervenir dans les maisons pour faire cesser les soirées privées, identifiées par Québec comme la principale cause des nouvelles éclosions au Québec. 


« Vous savez que, au Québec, pour entrer dans une maison, ça prend un mandat, a-t-il rappelé. Donc, effectivement, ce n’est pas simple. Mais on n’exclut rien. » 


Des discussions sont en cours entre la Sécurité publique et le Directeur des poursuites criminelles et pénales « pour voir comment éventuellement on pourrait travailler », a ajouté le premier ministre. 


Pas de projections


Le point de presse a également permis d’apprendre que Québec ne détient pas de nouvelles projections à jour sur l’évolution de la pandémie cet automne. 


« Je n’ai pas d’autres projections que celles qu’on a publiées au mois de juin, a dit François Legault. Par contre, ce que je comprends, c’est que, quand on regarde le nombre d’hospitalisations et le nombre de décès, c’est pas mal en ligne avec la prévision du mois de juin. Par contre, il y a vraiment beaucoup plus de nouveaux cas que ce qu’on avait prévu au mois de juin. » 


M. Legault s’explique mal pourquoi la hausse de nouveaux cas ne se répercute pas en une augmentation du nombre d’hospitalisations ou de décès. Seule hypothèse pour le moment : les nouvelles infections concernent surtout des jeunes. 






APPEL À TOUS


Vous avez vaincu la COVID-19? Le Journal est à la recherche de personnes guéries du coronavirus et qui aimeraient témoigner.


Écrivez-nous à jdm-scoop@quebecormedia.com












Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.