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Les problèmes des marchés de Toronto et de Vancouver se propagent au Canada

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Le marché immobilier inquiète

Le patron de l’agence fédérale du logement sonne l’alarme au sujet de l’état du marché immobilier canadien et affirme que les inquiétudes quant à l’accessibilité dans les deux villes les plus dispendieuses se sont maintenant propagées à leurs marchés avoisinants.

Dans une lettre d’opinion publiée lundi dans le quotidien The Globe and Mail, le président et premier dirigeant de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), Evan Siddall, a prévenu que son agence s’apprêtait à réviser à la hausse son évaluation du risque pour l’ensemble du marché canadien. Cette évaluation passera ainsi pour la première fois de « modérée » à « forte » pour l’ensemble du marché immobilier national dans les prochaines perspectives de la SCHL, dont la publication est prévue pour le 26 octobre.

« Véritables conséquences socioéconomiques »

Selon M. Siddall, les pressions sur l’accessibilité nuisent davantage aux ménages à plus faibles revenus et elles ont de « véritables conséquences socioéconomiques ». La SCHL a récemment observé une propagation des effets des marchés de Vancouver et de Toronto sur les marchés avoisinants, explique M. Siddall dans sa lettre. Ces facteurs convainquent la SCHL d’émettre sa première alerte « rouge » pour l’ensemble du marché immobilier canadien.

Les forts niveaux d’endettement, jumelés à la hausse des prix des maisons, sont souvent suivis de contractions de l’activité économique. « Les conditions que nous observons actuellement au Canada nous inquiètent », a-t-il écrit.

Les commentaires de M. Siddall surviennent le même jour où les nouvelles règles sur le financement hypothécaires annoncées par Ottawa entrent en vigueur. Ces règles exigent la tenue de simulations de risque pour toutes les demandes de prêts hypothécaires assurés, afin de s’assurer que les emprunteurs puissent vraiment rembourser leurs prêts même si les taux d’intérêt devaient grimper ou si leur situation financière devait changer. Jusqu’à maintenant, de telles simulations n’étaient pas requises pour les hypothèques à taux fixe de plus de cinq ans.
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