Les babines et les bottines

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Martineau se réveille : « Tester le plus de gens possible, confiner les malades et permettre aux autres de vivre leur vie ? »


Je ne comprends plus rien.   


Je sais, comme chroniqueur, je devrais vous aider à y voir plus clair, mais désolé, plus je lis, plus je m’informe, et moins je comprends.   


DE KESSÉ ?  


Comment voulez-vous comprendre quoi que ce soit ?  


Les autorités disent une chose et son contraire !  


« Allez tous vous faire tester ! »  


« Non, seules les personnes présentant des symptômes doivent se faire tester ! »  


« Vous pouvez être contaminé et ne pas avoir de symptômes ! »  


« La solution est de tester tout le monde ! »  


« Ça ne sert à rien de tester tout le monde, car je peux te tester à 10 h le matin et tu peux attraper le virus à 17 h le soir ! »  


« On fait 10 000 tests par jour ! »  


« C’est faux, on manque de personnel pour administrer les tests ! »  


« Faut porter le masque ! »  


« Il ne faut pas porter le masque, car ça donne un faux sentiment de sécurité ! »  








Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.





« On recommande de porter le masque, mais ce n’est pas obligatoire ! »  


« Les villes qui ont rendu le port du masque obligatoire ont réussi à aplatir la courbe ! »  


Même la mairesse de Montréal navigue en plein brouillard.   





 


 



 


 




« J’ai du mal à savoir ce qui se passe, a-t-elle avoué à Mario Dumont. À Montréal, la situation est complexe. Le territoire est divisé en 5 CIUSSS, il n’y a pas de grand patron... »  


Les messages qui viennent d’en haut ne se rendent pas en bas, la main droite ne sait pas ce que fait la main gauche, les gens qui sont censés coordonner les opérations ne semblent pas savoir ce qui se passe sur le terrain, les babines vont d’un bord et les bottines vont de l’autre – bref, c’est le foutu bordel.   


Hier, quand j’ai entendu le ministre de l’Éducation dire que les étudiants du secondaire devront peut-être rester chez eux en septembre, je me suis dit : « Là, on vient de franchir une ligne. Le temps est peut-être venu d’envisager d’autres stratégies, parce que visiblement, celles que nous utilisons ne fonctionnent pas... »  


ENVISAGER D’AUTRES OPTIONS ?  


Ceux qui me lisent le savent : je n’ai jamais été un fan du déconfinement. « Si vous déconfinez, le nombre de cas va augmenter en flèche », disent les experts. Et moi, les experts, j’ai tendance à les croire. Car je n’en suis pas un.  


Mais quand les experts eux-mêmes s’obstinent entre eux, quand l’expert en santé publique te dit qu’il ne peut pas imposer le masque pour des raisons légales et que l’expert en droit te dit deux minutes plus tard que cet expert t’a dit n’importe quoi ou t’a menti en pleine face, tu te dis que le temps est peut-être venu d’envisager d’autres options.   


Regardez la Suède. Le pays d’IKEA n’a pas confiné. Or, non seulement le nombre de cas n’a pas augmenté en flèche, mais selon l’épidémiologue en chef du gouvernement suédois, 40 % de la population suédoise sera immunisée d’ici la fin du mois.   


La Suède n’est pas le Québec, et il est peut-être trop tard pour emprunter cette voie, mais pourrait-on discuter AUSSI de cette option ?   


Tester le plus de gens possible, confiner les malades et permettre aux autres de vivre leur vie ?