COURSE À LA CHEFFERIE

Le PQ a le devoir de débattre, dit Drainville

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Franchement...

Le Parti québécois « enverrait un très mauvais signal » en organisant à peine deux débats, à Montréal et à Québec, entre les candidats à la succession de Pauline Marois estime le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville.

« Il n’y a rien qui coûtera plus cher au parti que de ne pas avoir un débat d’idées », a-t-il soutenu lundi, tournant en dérision les craintes de certains de voir le PQ entraîné dans une spirale de coûts.

Hormis Pierre Karl Péladeau, tous les candidats ont appelé le président d’élection, Jacques Léonard, à organiser cinq débats à travers le Québec d’ici à la désignation du prochain chef, à la mi-mai 2015. M. Drainville a poliment invité lundi PKP à rentrer dans le lot. « Moi, je souhaite que Pierre Karl se rallie à cette idée qu’il y ait le plus de débats possible. Vouloir faire de la politique, c’est vouloir proposer des idées », a déclaré l’élu péquiste lors d’un point de presse devant l’Assemblée nationale.

Les débats permettront aux membres du PQ de voir ce que chacun des six candidats — Pierre Karl Péladeau, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet, Jean-François Lisée, Pierre Céré et lui — « a dans le corps […] dans le coeur [et] dans les tripes ». Ces joutes oratoires leur donneront également un indice du « type de leadership » de chacun d’entre eux. « Moi, je propose un leadership qui part d’en bas, qui laisse la place aux militants, puis qui laisse les idées monter », a souligné M. Drainville aux côtés de son président de campagne, Mathieu Traversy.

Jacques Léonard tranchera lors d’un conseil national, qui se tiendra le week-end du 7-8 février à l’hôtel à Sheraton Laval.

Après Guy Leclair (Beauharnois), Alain Therrien (Sanguinet) et Sylvain Roy (Bonaventure), le député de Terrebonne a offert son appui à la campagne de M. Drainville. Il s’est dit certain lundi de voir M. Drainville — actuellement troisième dans les intentions de vote des sympathisants péquistes, selon un sondage Léger-Le Devoir —, réussir à « tirer [son] épingle du jeu ». « C’est dans les idées, dans les débats qu’on va réussir à le démarquer [des autres candidats] », a fait valoir M. Traversy, décrivant M. Drainville comme un élu « proche des gens » et « à l’écoute » de leurs préoccupations. « C’est un candidat qu’on dit “testé”», a souligné le président de la campagne « Drainville 2015: Votre voix ».

L’ex-ministre responsable des Institutions démocratiques fera connaître prochainement un nouveau projet de charte de la laïcité réaffirmant le « principe fondamental » de neutralité religieuse de l’État, mais à la fois plus « souple » et plus « consensuelle » que le projet de loi 60 du gouvernement Marois. « La charte que je vais proposer après Noël sera plus ou moins la charte que j’avais en tête après les pourparlers avec la CAQ », a précisé M. Drainville.


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