Le populisme est le principal risque à long terme pour le monde, selon la Caisse de dépôt

C38fd969b53145cb2d52ff4c8359457f

La Caisse saute dans l'arène politique : qu'elle s'occupe plutôt de l'argent des Québécois

Pour la Caisse de dépôt, la montée des mouvements populistes représente le principal danger géopolitique à long terme dans le monde.


« Je peux vous dire que Donald Trump nous donne beaucoup de travail », a déclaré vendredi Guillaume Callonico, responsable de l’analyse des risques géopolitiques à la Caisse de dépôt et placement du Québec, lors de la deuxième et dernière journée du 4e Forum St-Laurent sur la sécurité internationale qui se tenait à Montréal.


Formée de trois experts, appuyés par les nombreux spécialistes régionaux et sectoriels que compte l’institution, sa petite équipe scrute les grandes tendances et élabore des scénarios plus au moins catastrophiques pour tester ensuite le niveau de vulnérabilité du portefeuille de placement de la Caisse. Dans le cas des États-Unis, on a notamment simulé un éventuel échec de la renégociation en cours de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) menant à la sortie des États-Unis de l’entente. On a été heureux de constater que l’impact « ne serait pas si grave que cela », rapporte-t-il, en raison de la solidité des placements en cause, mais aussi parce que les relations commerciales entre le Canada et son voisin américain retomberaient, au pire, sous l’égide de règles de l’Organisation mondiale du commerce presque aussi favorables.


Il semble, pour le moment du moins, que les risques posés par Donald Trump pour l’environnement économique soient moins grands qu’on ne l’avait d’abord craint, a observé Guillaume Callonico. Cela tient notamment au frein exercé par les institutions politiques et juridiques, estime-t-il. Le politologue rappelle en effet que des politiciens peuvent recourir au populisme uniquement pour prendre le pouvoir. La situation devient plus problématique pour les entreprises et les investisseurs lorsque ces chefs politiques s’en prennent aux règles et aux institutions de leur pays et les fragilisent.


Mais « de notre point de vue, le principal risque géopolitique à long terme qui pèsera sur le monde sera les pressions populistes », martèle-t-il. On les a vues en action en Occident lors de l’élection de Donald Trump, de la campagne du Brexit au Royaume-Uni et de la course à la présidence française de la candidate du Front national, Marine Le Pen, mais aussi en Europe de l’Est, en Asie-Pacifique et en Amérique latine.


> La suite sur Le Devoir.