COVID-19

Le PLQ en faveur du maintien de l’état d’urgence sanitaire

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Le PLQ est plus liberticide que la CAQ...


(Orford) Alors que la question fait débat à l’Assemblée nationale, le Parti libéral estime qu’il n’est pas encore temps de lever l’état d’urgence sanitaire au Québec. La situation épidémiologique « est extrêmement préoccupante » et l’heure « n’est pas à mettre une date sur la fin » de cette mesure d’exception, selon les libéraux.


« On n’en est pas là », a lancé le député libéral, Marc Tanguay, au dernier jour du caucus présessionnel des libéraux, à Orford. Il a évoqué la quatrième vague de la pandémie et la nécessité d’imposer la vaccination obligatoire aux travailleurs de la santé et des services sociaux pour expliquer la position des libéraux.


Le Parti libéral va plus loin que le gouvernement Legault au sujet de la vaccination obligatoire alors qu’il réclame qu’elle soit étendue notamment dans les campus des cégeps et universités.


« Il y a des mesures pour lesquelles l’état d’urgence est encore nécessaire, mais je pense que le gouvernement a la responsabilité d’expliquer pourquoi c’est nécessaire. J’aimerais que le gouvernement soit davantage proactif dans ses explications », a aussi indiqué le leader parlementaire, André Fortin.





 




« On a l’impression qu’il l’utilise des fois de façon abusive, mais il y a peut-être des utilisations qui sont nécessaires », a-t-il ajouté.


L’état d’urgence sanitaire, renouvelé en vertu de la Loi sur la santé publique, confère des pouvoirs extraordinaires au gouvernement Legault comme imposer des mesures sanitaires et conclure des contrats de gré à gré sans passer par le processus habituel d’appel d’offres.


Le premier ministre François Legault avait affirmé au début de l’été qu’il mettrait fin à l’urgence sanitaire au 31 août, date ciblée pour l’atteinte d’une couverture vaccinale de 75 % des Québécois admissibles. Cette cible a été revue à la hausse, depuis.


Selon M. Tanguay, l’état d’urgence sanitaire ne doit néanmoins pas « empêcher le gouvernement Legault de donner plus de place aux élus de l’Assemblée nationale ». La formation demande par ailleurs depuis le printemps que le renouvellement de cette mesure d’exception soit soumise à un débat au Parlement.


Mercredi, le Parti québécois a accusé le gouvernement Legault d’être « grisé » par le pouvoir et l’a exhorté à lui prouver le contraire en mettant fin à l’urgence sanitaire. Selon le nouveau chef parlementaire, Joël Arseneau, la situation épidémiologique du Québec « ne justifie pas que le gouvernement ait les pouvoirs extraordinaires qu’il possède présentement ».


« Disons que ça parait que le premier ministre aime bien le pouvoir », a lancé pour sa part André Fortin.