Projet de développement touristique proposé

Le cratère Manicouagan

Le plus grand cratère d'impact au monde

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Tribune libre

Parmi ses nombreux attraits naturels, le Québec peut se vanter de posséder le plus grand cratère au monde, le cratère Manicouagan, surnommé l'œil de lynx du Québec, d'une dimension telle qu'il en est visible de l'espace. Ce vaste cratère aurait été formé suivant l'impact d'un astéroïde géant d'environ 5 km de diamètre il y a de cela 214 millions d'années.
Ne serait-il pas indiqué d'en faire un attrait touristique de réputation mondiale, au même titre que le célèbre Grand Canyon, le Vésuve, l'Ayers Rock en Australie, les grottes d'Altamira, le Loch Ness ou l'Éverest?
Venez explorer le plus grand cratère d'impact au monde! C'est au Québec qu'il se trouve! On devine déjà la puissance d'attraction d'une telle publicité.
, ou lac Manicouagan, est formé par un gigantesque cratère météoritique d’une superficie totale de 1942 kilomètres, inondé suite à l’édification du barrage Daniel-Johnson sur la rivière Manicouagan. C'est l'un des plus vieux cratères d'impact connus. Formé à la suite d'un foudroyant impact qui s'est produit il y a plus de 200 millions d'années, un lac en forme de couronne nous en décrit toujours le pourtour précis.
On connaît l'engouement international pour partir en expédition, seul ou en groupe. À preuve, qu'on se rappelle simplement le succès planétaire du cinéaste québécois Jean-Marc Vallée avec son film Wild (8 prix et 64 nominations), qui raconte un long périple à pied sur l'une des 3 principales pistes qui traversent le continent américain, appelées . C'est une tendance grandissante dont nous pouvons profiter ici-même sur le plan touristique.
Ce site naturel exceptionnel viendrait s'ajouter à nos autres joyaux naturels renommés que sont le Rocher percé, les Chutes Montmorency, Anticosti, le fjord du Saguenay, l'archipel de Mingan, qui attirent chaque année les innombrables amateurs de nature préservée. Le Québec et les grands espaces, c'est tout un.
Il y aurait moyen d'en faire un grand parc national québécois, dans le souci premier du respect de la nature à l'état sauvage. On offrirait des excursions guidées, un réseau de sentiers multiples, un centre d'interprétation historique audio-visuel du cratère, de la faune et de la flore environnantes.
Divers événements récurrents culturels et sportifs pourraient y être organisés, sachant que certains y trouvent là l'incitatif requis pour se décider à entreprendre un tel périple.
Pourquoi pas par exemple un festival des explorateurs? Avec des conférenciers invités comme l'athlète Mylène Paquette qui a traversé l'Atlantique à la rame, ou comme Bernard Voyer, qui s'est rendu aux confins des terres glacées aux antipodes dans un parcours initiatique inspirant.
L'observation des étoiles bénéficierait de la noirceur profonde naturelle du lieu, libre de toute pollution lumineuse urbaine. Un observatoire astronomique public de dimension modeste pourrait y être installé, avec des aires pour télescopes personnels tout autour.
Le site deviendrait vite la capitale mondiale des chasseurs d'aurores boréales et autres phénomènes atmosphériques.
Quel contact privilégié et direct avec le cosmos infini, en étant directement positionné au cœur même d'un cratère d'astéroïde! Expérience transcendante garantie. Rien que cet aspect suffira à garantir le succès d'affluence du projet et à en faire la marque de commerce.
Imaginez les centaines d'amateurs étendus en étoile sur leur chaise longue, la méthode habituelle pour l'observation des pluies de météores annuelles. L'astronome Hubert Reeves en serait le conférencier invité.
Des chansonniers et conteurs agrémenteraient les soirées de contes et légendes autour d'un feu de camp.
Il y aurait baignade dans l'étang au cœur du cratère, comme on le fait dans les sources chaudes d'Islande, quitte à s'y glisser en combinaison de plongée!
On y pratiquerait allègrement les sports de raquette, de ski de fond, d'escalade, de marche, de canotage, de kayak, de plongée en apnée. Cela en ferait un véritable paradis du plein air aventureux.
Les visiteurs pourraient y camper (terrain ou camping sauvage), ou louer une yourte, un chalet. Des refuges parsèmeraient les sentiers.
Les jeunes étudiants de toutes disciplines viendraient y accomplir des stages sur le terrain.
On pourrait s'y rendre en avion, en hélicoptère, ou par la route 389 qui y mène déjà à partir de Baie-Comeau sur la Côte-Nord. Il y aurait location de VTT pour explorer à fond les parages.
On pourrait peut-être même songer à faire renaître de ses cendres , en utilisant l'emplacement en guise de base d'opération, pour y ouvrir des gîtes, un magasin général, y installer le centre d'interprétation.
Ce projet de développement touristique d'envergure deviendrait un objectif de réalisation collective rassembleur, comme l'ont été Terre des Hommes en 1967 et les Jeux olympiques de 1976, suscitant un regain d'élan national et de fierté d'appartenance. Tout le monde rêverait d'aller y faire son tour.
Il ne manque plus qu'à un parti politique de faire de ce projet l'un des fleurons de son programme électoral (ou un ministère plein d'initiative).
Ce serait un nouvelle destination vacance de choix des Québécois eux-mêmes, qui, plutôt que de sortir hors du Québec, dépenseraient ici plutôt qu'à l'étranger, ce qui favoriserait d'autant plus l'économie régionale qui s'en verrait revitalisée.
Un pays qui possède autant de sites naturels remarquables que le nôtre se doit de les développer et de les mettre en valeur dans le but de les proposer à sa population ainsi qu'à la clientèle touristique internationale qui les recherche et sait les apprécier. Montrer les beautés de notre coin de pays doit être l'une de nos sources de fierté à tous. Et le cratère Manicouagan en fait assurément partie.
Ce projet de développement aura des retombées économiques positives indéniables et mettra plus que jamais le Québec sur la carte touristique internationale, raffermissant plus que jamais sa position enviable de destination incontournable pour les milliers d'explorateurs en herbe qui désirent se mesurer à la nature immense et indomptée.
C'est incontestablement parmi ce que nous avons de plus beau à leur offrir.

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Réjean Labrie689 articles

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Réjean Labrie est natif de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Il tire la plus grande fierté d’être un enraciné de la 11ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses quelques 685 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partager une réflexion s'étendant sur une période de plus de 12 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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4 commentaires

  • Serge Jean Répondre

    24 février 2016

    Ah oui! j'oubliais; ne pas oublier à la liste du futur - Tour du nord Québec - également, le fameux cratère : Mon pére y'é plus fort que le tiens!

    Celui-là particulièrement, il a bouleversé le Québec de fond en comble sens dessus et sens dessous swing la Bas-Caisse du Saint-Laurent.

  • Archives de Vigile Répondre

    22 février 2016

    Accoter le Grand Canyon ou le Vésuve et Pompéi? Vous n'êtes pas sérieux.

  • Serge Jean Répondre

    21 février 2016

    C'est vraiment une prodigieuse idée monsieur Labrie; ça pourrait en même temps ouvrir ou faire découvrir et agrandir la conscience du nord d'icitte, autrement qu'en y allant seulement pour y faire de l'argent.
    Ça ouvrirait la porte à d'autres curiosités du nord également, tant minérales que florales, je pense entre autres au cratère du nouveau Québec par exemple, bien que beaucoup plus au nord celui-là. Quoi qu'il en soit, votre idée elle existe dans le futur parce qu'elle est excellente et très probable.

  • Peter Benoit Répondre

    21 février 2016

    Vredefort en Afrique du sud et Sudbury en Ontario sont des cratères dont les diamètres sont de 3 à 4 fois plus gros que Manic.