Le Canada souhaiterait que les migrants soient forcés de faire demi-tour vers les États-Unis

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Crise migratoire : Pee-Wee Trudeau en pleine panique !

Les ministres fédéraux ont refusé de confirmer mardi matin les informations selon lesquelles le Canada tenterait depuis plusieurs mois de s’entendre avec les États-Unis afin de pouvoir renvoyer les migrants qui affluent à la frontière canadienne.


Les ministres de l’Immigration, Ahmed Hussen, de la Sécurité publique, Ralph Goodale, le ministre responsable du dossier pour le Québec, Marc Garneau, ainsi que le premier ministre, Justin Trudeau, sont tous passés devant les journalistes sans répondre aux questions au Parlement, mardi matin.


Ottawa chercherait depuis septembre dernier à renégocier l’entente sur les tiers pays sûrs, ont confié à l’agence de presse Reuters des représentants du gouvernement fédéral sous le couvert de l’anonymat.


L’entente oblige actuellement les migrants en provenance des États-Unis à se faire arrêter à des points d’entrée irréguliers s’ils souhaitent présenter une demande d’asile. À un poste-frontière normal, les réfugiés du sud de la frontière sont systématiquement refusés.


Selon Reuters, les autorités canadiennes souhaitent que l’entente s’applique maintenant à l’ensemble de la frontière avec les États-Unis. «Nous aimerions qu’ils acceptent que nous puissions renvoyer quiconque tente de traverser», a dit à l’agence de presse un responsable du gouvernement fédéral, précisant que l’enjeu a été abordé avec les Américains une douzaine de fois.


Une porte-parole du département de la sécurité intérieure a confirmé à Reuters que Washington étudiait la demande.


De janvier à mars 2018, la Gendarmerie royale du Canada a intercepté près de 5 000 demandeurs d’asile à la frontière au Québec. L’an dernier, ce nombre s’est élevé à un peu moins de 19 000.