La redécouverte du nationalisme

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Par sa lutte contre Ottawa, Legault démontre la pertinence de la souveraineté



Mardi 1er octobre marquera le premier anniversaire de l’élection de la Coalition avenir Québec de François Legault.




On s’en souvient, la CAQ a pris le pouvoir dans un contexte de ras-le-bol généralisé contre le gouvernement libéral de Philippe Couillard. Les Québécois en avaient marre de son attitude condescendante à leur endroit. L’élection de la CAQ fut une forme de révolte identitaire tranquille. La majorité historique francophone, qui se dispersait exagérément depuis quinze ans, s’est finalement rassemblée politiquement.




Francophones




La CAQ n’a pas déçu. Dès les premiers jours de son entrée au gouvernement, elle a décidé d’agir sur le front de la laïcité. La question traînait depuis plus d’une décennie dans le paysage. La loi 21, même si elle manquait un peu de mordant, répondait globalement aux attentes des Québécois. Elle marquait à la fois une rupture avec le multiculturalisme canadien, qui nous oblige à devenir étrangers chez nous et avec le gouvernement des juges.








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Cette loi a confirmé que le nationalisme de la CAQ n’était pas que de façade. Elle a contribué pour beaucoup à la lune de miel entre le gouvernement et les électeurs. C’était une victoire pour le Québec. Mais à quoi ressemblera la suite ? Le gouvernement Legault a déjà annoncé qu’il se penchera sur la question linguistique. Dans le cadre des présentes élections fédérales, il a aussi fait valoir sérieusement les intérêts du Québec.




Je fais l’hypothèse suivante : alors qu’il voulait en finir avec la question nationale, François Legault est en train de la reconstruire. N’y voyons aucun machiavélisme. Au fond de lui, le premier ministre croit sincèrement tourner la page.




Indépendance




Mais en s’en tenant au principe du Québec d’abord, il contribue à nous rappeler progressivement la contradiction fondamentale entre l’identité québécoise et le régime canadien.




Sans le vouloir, il pousse les Québécois à redécouvrir l’idée d’indépendance. Peut-être la redécouvrira-t-il aussi ?