La langue des milléniaux

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Au contraire, c'est l'échec d'une génération « multiculturalisée »

Selon plusieurs, les milléniaux ne sont pas intéressés par la promotion de la langue française. La preuve ? Ils ont été nombreux à faire la file pour l’ouverture du magasin Adidas cette semaine. Malgré le scandale créé par le propriétaire, un francophone, qui a affirmé faire un « accommodement » pour la ville de Montréal et les médias en parlant français lors d’une conférence tenue principalement en anglais. Quelle généralisation hâtive !


Le recul du français


Encore une fois, si le français recule ou a du mal à s’implanter au Québec dans le milieu des affaires, ce n’est pas à cause des milléniaux, mais bien parce que les politiques publiques et nos représentants échouent depuis des années à en faire la promotion.


Ce n’est sûrement pas en montrant du doigt une génération que les choses vont s’améliorer.


Ce n’est sûrement pas non plus en répétant ad nauseam le désintérêt de cette génération devant la promotion du français que nous pouvons espérer voir des changements dans leur attitude. Répétez plusieurs fois une affirmation et elle deviendra rapidement une vérité.


J’ai encore espoir en cette génération dont de nombreux représentants se sont indignés dans les médias sociaux et ont demandé des actions et des excu­ses au géant Adidas. Des excuses qui se sont fait attendre pendant trois jours.


Solutions


Les solutions sont nombreuses pour faire face à la crise linguistique illustrée par cette anecdote commerciale. Il faut poursuivre les initiatives de promotion auprès des entrepreneurs, particulièrement auprès des dirigeants de petites et moyennes entreprises.


Des initiatives comme celle de la CCMM sont d’ailleurs à souligner et à encourager. Nos décideurs devraient favoriser des investissements auprès des groupes sur le terrain, organismes communautaires, OSBL et chambres de commerce. Ils sont capables de rejoin­dre les populations visées, contrairement aux programmes gouvernementaux qui, comme le démontrait la vérificatrice générale du Québec, sont de véritables fiascos.