Un soutien à Martine Ouellet

La crise au Bloc québécois comme parabole de notre impuissance

Le Bloc, toujours aussi nécessaire

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Tribune libre


Comment peut-on blâmer la cheffe du Bloc de défendre l’article premier du programme : la raison d’être du Bloc québécois? On croit rêver.


Les intérêts du Québec seraient-ils incompatibles avec la promotion de l’indépendance? Au contraire, ils sont plutôt l’illustration de la nécessité de ce projet. Dans le contexte actuel, l’opposition ne peut que dénoncer les injustices et défauts du régime actuel. Alors pourquoi ne pas dénoncer la source du problème : le régime canadien?


Peut-être que le cadre canadien est trop contraignant pour permettre sa remise en cause ou même son renouvellement. On peut s’opposer mais dans les limites de la loyauté à Sa Majesté. D’ailleurs on peut se demander ce qui arriverait si les députés refusaient de lui prêter allégeance. Nos élus placent-ils leur loyauté au régime canadien au-dessus de celle envers leurs commettants? Ou bien leur carrière serait-elle menacée s’ils contestaient les règles du jeu imposées par le pouvoir canadien?


Pourtant la nécessité du Bloc est toujours aussi pressante. Le Québec est la cible d’une guerre ouverte menée par les deux gouvernements fédéral et provincial. Le fédéral veut nous submerger par les invasions migratoires illégales, dissoudre notre identité par le multiculturalisme et ruiner l’économie par des injustices flagrantes (Davie, financement des migrants). En cela, Justin Trudeau comme son père obéit aux lobbies financiers représentés par George Soros et non à la volonté des électeurs.


Quand à Philippe Couillard, il fait le même jeu à Québec pour les mêmes intérêts. Sa politique consiste à démolir tous les services à la population (santé, éducation, services publics) et à gaspiller les économies ainsi réalisées sur des projets coûteux dont on aura prit soin d’écarter les industries locales. Comme Trudeau, il méprise l’identité québécoise et s’active à la détruire.


Justin Trudeau et Philippe Couillard sont deux traîtres qu’il faut renvoyer aux prochaines élections. Par qui les remplacera-t-on? Les électeurs ont déjà rejeté les conservateurs fédéraux pour avoir suivi la même politique. Les néo-démocrates comme les libéraux font la promotion de minorités extrémistes.


Au provincial, la CAQ promet de poursuivre la politique d’austérité de Couillard qui consiste à miner les service publics. La CAQ c’est le club école des libéraux : la même politique avec une étiquette différente. A-t-on oublié que Barrette, Proulx, et Anglade sont tous des transfuges de la CAQ? Avec un candidat comme Chassin, de l’Institut économique de Montréal, une créature de Desmarais, espère-t-on un changement de politique? Et Québec solidaire, quel ramassis d’opportunistes dont les allégeances sont aussi indéterminées que le genre.


Il ne reste qu’à se rallier derrière le Bloc québécois au fédéral et le Parti québécois au provincial. Dans le cas de Martine Ouellet, on peut dire qu’elle est le meilleur homme au Bloc. Son courage, son dévouement et sa détermination sont un exemple pour tous. J’attends sa confirmation pour me joindre au Bloc.



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1 commentaire

  • Marc Labelle Répondre

    9 avril 2018

    Vous avez raison : il faut s’attaquer directement au régime politique canadien, dont l’agressivité est inédite (voir l’éditorial de Robert Laplante dans le numéro d’avril 2018 de L’Action nationale).  Elle est alimentée par l’absence d’un discours indépendantiste robuste, cohérent et pérenne au PQ, absence que des marins d’eau douce, qui n’ont de souverainiste que l’étiquette sur la casquette, voudraient imposer au BQ également.