La course au PQ, si loin de nous

Tribune libre

La course à la présidence du Parti québécois aura lieu d’ici quelques mois, à moins d’un revers de dernière minute. Pendant que plusieurs tentent de se remettre de la défaite du 7 avril dernier d’autres tentent de ramasser les pots cassés. Certains autres ont tout simplement décidé d’aller vers d’autres cieux, de faire leurs vies. Comment répondre à la décision du peuple qui a clairement crié haut et fort ; que nous ne voulons plus être différents des autres mais bien au contraire nous voulons être comme les autres. Donc, ceux qui croient que notre objectif n 'est pas encore atteint, et suite au départ de madame Marois, ont rapidement organisé une course à la chefferie du parti. Nous avons tous lu sur les conditions de participation à cette course.

Je constate, avec regret, que plusieurs candidats potentiels se lancent dans des conceptions personnelles sur un hypothétique référendum-qui-ne veut-pas-mourir avec des dates surréalistes sans vrais fondements. Tout y passé. Certes, c’est une bonne chose diront certains, mais faut-il avoir une course à la chefferie que je qualifierais de «déconnectée» pendant les prochains six mois, nous parler du supposé ceci et du peut-être cela à tenir à la date fictive proposée, lorsqu’il y a un premier ministre qui n'en fait qu’a sa tête actuellement, et ça surtout sans aucune opposition ?
Il me semble qu’il y a ici une occasion en or de faire valoir qui est le vrai chef en devenir du Parti québécois. N’est-il pas mieux de suivre ce qui se passe actuellement, dans toutes les sphères d’activités, et surtout d’y intervenir, non ?

Quelle est la position du futur chef dans le dossier des régimes de retraites alors que les syndiqués devront payer des arrérages ?

Ne sont-ils pas là pour dénoncer une certaines arrogance du chef du Parti libéral ?
Quelle est la position des candidats sur l’entente signée des médecins par Barrette lui-même pendant que Couillard était là et que lui et Barrette renient aujourd'hui?

Peut-on avoir quelqu’un parmi eux pour répondre à Couillard quand il fait état de «deux référendums et demie» et qu’il déblatère en toute liberté pour nous parler de son beau Canada ?

Quelle est la position des futurs candidats sur les garderies ?
Et le fameux futur pont payant qui était notre propriété publique et qui va être donné au privé ?

Et les emplois tant promis par monsieur Couillard durant la campagne électorale ?
Où sont-ils ces emplois ? Quelle mesure propose-t-il au juste pour y arriver ? Qui lui rappelle sa promesse ?

Voici des choses qui se déroulent maintenant, actuellement, présentement, sans que personne ne réagisse !

Qu’est-ce qui fige ce parti actuellement dans une coulée de bêton sans fin ?

Il me semble qu’on pourrait tous en bénéficier en voyant un vrai chef agir tout de suite et qui fera de la course à la chefferie, le temps venu, qu’une simple formalité.

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Normand Bélair25 articles

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7 commentaires

  • Normand Bélair Répondre

    22 septembre 2014

    Merci d'écrire vos réflexions.
    Monsieur Ougho, j'aimerais apporter mon mea culpa: effectivement on aura compris que je parlais bel et bien du poste de «chef» du parti et non de la «présidence». Mes excuses.
    Monsieur Drouin, je veux bien que tous ces gens écrivent «sur leurs blogues», ce qui équivaut à fulminer dans mon salon lorsque je vois Couillard faire son laïus pendant le bulletin de nouvelle.
    Honnêtement monsieur Turcotte, je n'ai pas vraiment de nom qui me vient en tête. Je sais qu'il y a du potentiel chez les plus jeunes par contre; et même parmi les candidats défaits. Il faut laisser de la place pour un «rat pack». Suffit de vraiment vouloir leur faire une place.
    Il est grand temps que nous jouions sur la scène qui nous énerve tant, le fédéral.
    Ne serait-il pas plus heureux d'avoir les fédéralistes sur la défensif, en lieu de toujours tout prendre sur nos épaules, et en plus de s'excuser de juste exister?
    Ils nous poussent dans les câbles en nous poursuivant pour savoir quand sera le prochain référendum, et nous de répondre qu'il en aura pas.
    Vraiment?
    Et pourquoi au juste, nous nous priverions de poser des questions non pas nécessairement sur la souveraineté, mais plutôt sur le fédéralisme que nous vivons au quotidien?
    Tout peut y passer par exemple, un référendum sur le pouvoir exclusif de l'immigration; ou le pouvoir exclusif sur les communications, ou le pouvoir de faire appliquer la loi 101 sur même les banques sur territoire québécois.
    Les réponses sur ces questions référendaires ont plus qu'une bonne chance d'être gagnantes.
    Imaginez un peu l'atmosphère politique...les fédéralistes tous énervés, tentant de démontrer les avantages du fédéralisme face au peuple qui aura répondu OUI à ces questions. Qu'on soit de la CAQ, QS ou même certains du parti libéral; la majorité des gens vont dire oui à ce GENRE de question.
    Et pourquoi pas un référendum sur LES CONDITIONS sur le retour du Québec dans la fédérations canadienne? Pourquoi pas? Forcer les fédéralistes à parler de quelque chose dont ils ont tous en horreur.
    Poser ce genre de questions, fait en sorte que nous pouvons par la suite mieux identifier et dire les pouvoirs que nous voulons pour les bonnes raisons.
    1. D'ici la prochaine élection il est urgent que le PQ soit impliqué dans nos quotidiens, ne pas laisser les fédéralistes occuper tout l'espace.
    2. Refaire un programme ATTRACTIF!
    3. Provoquer la conversation, voilà notre mot d'ordre une fois au pouvoir, tout en gérant le quotidien et préparant la souveraineté par la façon dont on écrit nos lois.
    En terminant, je trouve dommage qu'on ferme la porte à de bons candidats, en gardant élevé le montant d'argent exigé pour entrer dans la course.

  • Mario Boulet Répondre

    22 septembre 2014

    Monsieur Normand Bélair,
    Je suis d'accord avec vous sur un point. Force est d'admettre, que parmi tous les chefs potentiels que nous avons énumérés ou imaginés, personne ne soient en train de prendre la « pole position » pendant la période d'essai. Craignent-ils de faire un faux pas public? Je l'ignore.
    J'espère juste que la situation ne ressemblera pas au club de hockey des Canadiens de Montréal, où aucun joueur ne semble se démarquer par son leadership. Même si je ne suis pas du même avis politique, le seul vrai digne chef en ce moment, c'est François Legault de la CAQ. Il est capitaine d'une équipe de perdants, mais il est capitaine à tout le moins.
    Il faudrait bien que je m'abonne à Facebook pour connaître les propos de Pierre-Karl Péladeau. Ça commence à m'intriguer. Je veux mieux connaître la personne derrière son image public. Il arrive que nous puissions lire entre les lignes.

  • Marcel Haché Répondre

    21 septembre 2014

    Je suis d'accord avec votre point de vue.
    Le véritable chef devrait intervenir dans la cabane plutôt que laisser une flopée de candidats prendre la pose et laisser savoir à la ronde, ainsi qu'au futur chef... que leur inestimable personne est disponible aux plus hautes responsabilités. Quelques grosses pointures devraient suffire à faire la course, autrement cela donnera beau jeu aux médias inféodés de décrédibiliser et la course elle-même à la direction du P.Q. et toutes les idées qui pourraient en sortir.

  • Archives de Vigile Répondre

    21 septembre 2014

    Je suis tentée de vous répondre que pour le prochain chef, il doit y avoir aussi une réflexion à faire du coté de la population.
    Si j'étais un ou une potentiel chef, je me dirais que les gens doivent réfléchir avant de mettre son x sur le bulletin de vote! Ce n'était un secret pour personne que les libéraux étaient responsables de toutes les magouilles de collusion et corruption et les gens ont tout de même voté pour ces malfaisants. Du sabotage de l'État du Québec est en marche, le PLQ pendant la campagne électorale n'a pas dit ce qu'il ferait une fois au pouvoir car la seule et unique raison est d'affaiblir les institutions de manière a faire mal très mal jusqu'à croire que les gens vont oublier pour plusieurs années leur velléité de l'indépendance du Québec.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    21 septembre 2014

    D'abord, la présidence du parti n'est pas assumée par le chef élu.
    Ensuite, les préoccupations que vous soulevez sont de la juridiction provinciale de l'autre nation, dominante, dans le pays du Canada, fondé sur la négation du français.
    Et tous ces points sont débattus en un parlement canadien où nous serons toujours minoritaires. Nous n'y obtenons jamais que les miettes qu'on veut bien laisser tomber de la table. Le quasi demi siècle où oeuvre ce "Parti Québécois", dans son échec, démontre qu'on ne peut jouer cette "game".
    Ce qu'il faut au peuple québécois, c'est se rassembler autour de ses besoins pour se voter une constitution propre. Un représentant fort ressortira nécessairement de cette nouvelle cohésion pour qu'une déclaration commune nous libère des impôts versés à l'étranger et des décisions contraires à nos intérêts. Les survivants du 7 avril dernier ne travaillent pas dans ce sens quand ils persistent à dire que l'union, c'est que les autres se joignent à eux...

  • Archives de Vigile Répondre

    20 septembre 2014

    Sans aucune opposition? J'écoute l'Assemblée nationale et j'y trouve les réponses à toutes vos questions. Les députés de l'opposition officielle dénoncent, critiquent, demandent, exigent et posent les bonnes questions. Il font même des points de presse sur les mauvaise décisions du PLQ. Je pense qu'ils peuvent marcher et mâcher de la gomme en même temps.
    Lisez le blogue de Lisée, les commentaires de Drainville, Cloutier, Hivon, Ouellet, Maltais, Bédard, etc. sur Twitter et allez faire un tour sur le site de PKP sur Facebook. Vous avez d'autres suggestions? J'aimerais les connaître.

  • Nestor Turcotte Répondre

    20 septembre 2014

    Avez-vous un nom qui pourrait sauver ce parti en ruines, dixit Parizeau?
    Les indépendantistes auraient besoin d'un Pierre Bourgault. Malheureusement, il n'y en a qu'un par siècle.
    Le PQ a tout fait pour qu'il ne se fasse pas élire à Québec. Le PQ aurait-il peur que quelqu'un monte sur la navire et fasse place nette, orientant le bateau vers l'étoile polaire?