Ce n'est pas sans intérêt pour les Québécois.

L'Europe vit également sa Révolution tranquille

Il s'agît d'une révolution dans sa diplomatie.

Tribune libre

Nous assistons depuis quelque temps à la Révolution tranquille de la diplomatie européenne.
Il aurait fallu remarquez cette date, du 24 mars 2010, car c'était le jour où la nouvelle responsable (la Ministre) du Service d'Actions extérieures de l'Union européenne, Mme Catherine Ashton, a obtenu le feu vert des États membres et du Parlement européen pour appliquer le mandat et l'organigramme de ce nouveau Service (SAE) que l'on appelle déjà les Affaires étrangères de l'Union européenne. On prévoit que celui-ci soit composé d'un Secrétaire général, de deux Secrétaires généraux adjoints, de 6 Directeurs généraux, de 11 Envoyés spéciaux, de 5 mille fonctionnaires, recrutés parmi les ministères des Affaires étrangères des pays membres, et de 110 Délégations (Ambassades) ayant à leur tête autant d'Ambassadeurs et de Représentants permanents. On s'attend à ce que ces Délégations utilisent les locaux des Ambassades les mieux équipées de certains États membres, mais on indique que serait aussi projetée la construction de 6 nouvelles grandes Délégations aux États-Unis, en Chine, en Russie, en Inde, au Bresil et en Egypte. Mais nouveauté tout aussi importante, Mme Ashton et son Service auront la responsabilité de tout le programme d'Aide internationale de l'Union européenne qui est doté d'un budget de plusieurs milliards d'euros. Sait-on qu'au Canada, cette idée de placer l.Agence canadienne de développement internationale (ACDI) sous le chapeau du ministère des Affaires étrangères a été évoquée à maintes reprises, sous les Conservateurs, comme sous les Libéraux, mais aucun gouvernement n'a eu le courage de le faire. Les Européens y arrivent dès la première occasion.
Bien sûr, pour diriger ce nouveau grand Service, la France et l'Allemagne font déjà circuler les noms de leurs meilleurs candidats pour les plus hauts postes dans ce nouveau ministère. On dit que le poste de Secrétaire général est déjà convoité par l'actuel Ambassadeur de France à Washington, Pierre Vimont, et par Christoph Heusgen, Attaché principal au bureau d'Angela Merkel.Et bien évidemment tous les pays membres ont des candidats à proposer pour chacun de ces nouveau postes.
Le 24 mars est donc une date importante, mais le véritable lancement de cette révoluion européenne a eu lieu le 1 décembre 2009, jour de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Il serait trop long d'énumérer tous les changements que ce Traité apporte aux coutumes et aux responsabilités des institutitons, en Europe, mais on doit noter que dorénavant les députés du Parlement européen ne représentent plus les pays dont ils sont originaires, mais les citoyens qui les ont élus, et qu'un citoyen peut solliciter un mandat électif de député européen dans n'importe quel pays de l'Union. S'ajoute à celà la nouvelle citoyenneté européenne accordée par le Traité de Lisbonne à chacun des 500 millions de citoyens des 27 États membres. Les européens ont donc, depuis ce temps, au moins deux nationaliés. Les Européens, en plus de leur nouvelle citoyenneté, auront donc leur monnaie européenne, leur passeport européen, leur permis de conduire européen, leurs députés européens, leur parlement européen et leur Cour de justice européenne.
Comprenons bien également que ce Traité confirme la supériorité législative et l'autonomie juridique de l'Union européenne par rapport aux États membres de la même manière que les Institution fédérales américaines sont indépendantes et supérieures par rapport à ceux des 50 États. Et, autre similarité avec les États-Unis, l'identité et les prérogatives des États membres sont garanties par le Traité de Lisbonne, comme c'est le cas dans la Constitution américaine vis à vis les États. Notons aussi que le Traité de Lisbonne contient un protocole qui s'intitule, "les nouveaux pouvoirs des Parlements nationaux". Ce qui confirme que les Parlements nationaux voient désormais leurs pouvoirs définis et délimités pas les textes européens. Ceci était nécessaire puisque les décisions des Institutions européennes sont désormais prises à la majorité des voix, et, comme aux États-Unis, elles ont la priorité par rapport aux lois ou coutumes des États membres. Le décompte des votes est un peu complexe, mais il n'y a plus de droit de veto accordé à un seul pays membre, comme c'était le cas jusqu'à maintenant.
Mais certains signes extérieurs de cette révolution européenne sont encore à venir. Les plus importants et qui seront sans doute les plus difficiles à faire accepter aux citoyens des "grands" États membres, se situeront sur la scène internationale. La disparition, à toute fin pratique, des ambassades des pays membres, ne sera pas une petite affaire. C'est pourquoi les apparences seront sans doute préservées, pour un temps, du moins pour les "grands" pays, qui en feront des instruments de leurs politiques culturelles à l'étranger. Ainsi, on constate la France est à restructurer ses réseaux de Lycées et d'Alliances françaises à travers le monde, dans le cadre du nouveau rôle que joueront ses ambassades. Nous verrons également que la totalité des relations économiques, politiques et commerciales du Canada avec tous les pays de l'Union européenne sera menée avec la Délégation de l'Union européenne à Ottawa, qui prendra évidemment une toute nouvelle dimension.
Cependant, le changement qui mettra sans doute beaucoup de temps à se réaliser sera celui de la place des États membres auprès des grandes Organisations internationales. On sait déjà que l'Union européenne représente seule tous ses États membres, et occupe un seul siège à plusieurs endroits. À l'Organisation Mondiale du Commerce, à la gestion de la Station Spatiale internationale, dans les négociations internationales sur la pêche, mais il y a encore beaucoup de changement à venir, notamment auprès de l'ONU. Les analystes savent maintenant que la réforme longtemps souhaitée du Conseil de sécurité de l'ONU, pour le rendre plus représentatif de la nouvelle réalité géopolitique mondiale, ne pourra pas se faire avant que l'Union européenne n'ait décidé de n'occuper qu'un seul siège, à la place de la France et de la Grande-Bretagne qui y occupent chaciun un siège permanent, jusqu'à maintenant. Il serait en effet plus équitable que, dans une réforme éventuelle, les grandes puissances, anciennes et nouvelles, n'occupent qu'un siège chacune comme c'est le cas depuis toujours pour les États-Unis, la Chine, et la Russie. Mais il faut tout de suite ajouter que cette éventuelle réforme du Conseil de sécurité viserait également à y ajouter de nouveaux sièges permanent, avec ou sans droit de veto, pour des pays comme le Japon, l'Inde, l'Égypte, le Bresil et l'Afrique du Sud, afin de donner au Conseil une représentativité conforme aux nouvelles réalités économiques et politiques. Mais il va sûrement couler encore beaucoup d'eau sous les ponts, d'ici là.
Attention, nous ne sommes pas ici en pleine utopie. Certains de ces changements s'appliqueront rapidement et d'autre plus graduellement, mais on doit s'habituer à voir l'Europe et les Européens autrement. Ils sont à vivre leur "Révolution tranquille" et si certains y contribuent avec enthousisme d'autres sont plutôt réticents. Et il est certain que tous n'en mesureront bien toutes les conséquences qu'au cours des prochaines années, comme c'est encore le cas ici pour beaucoup de Québécois qui connaissent de mieux en mieux la dynamique et les résultats de leur Révolution tranquille

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Georges Paquet20 articles

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Membre du service diplomatique canadien de 1967 à 2002, notamment au Nigeria, en France, en Belgique (auprès de l'Union européenne), à Haïti, à Rome (auprès du Saint Siège) et en Côte d'Ivoire





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23 commentaires

  • Gilles Bousquet Répondre

    8 avril 2010

    M. Paquet qui écrit : « Si vous ne l’avez pas entendu vous-même, je me permets de vous répéter que Bernard Landry a soutenu, il n’y a pas très longtemps que le Québec possède plus de pouvoirs qui lui sont propres que la France dans l’Union européenne.»
    S.v.p. où est-ce que je peux me faire confirmer ce qu’il a dit exactement, où et quand.

  • Georges Paquet Répondre

    8 avril 2010

    Cher pseudonyme,
    Je ressens toujours un certain malaise à converser avec une personne cachée sous une burqa. Vous comprenez!
    Vous n'avez pas raison de soutenir que les choses sont différentes au Canada, au sujet de l'autonomie judiciaire des États membres des États-Unis. Le Québec est le seul territoire au Canada où s'applique le code Napoléon, alors que le Common Law s'applique partout ailleurs.
    Si vous ne l'avez pas entendu vous-même, je me permets de vous répéter que Bernard Landry a soutenu, il n'y a pas très longtemps que le Québec possède plus de pouvoirs qui lui sont propres que la France dans l'Union européenne.
    Puisque vous parlez de mensonges et de tromperies, je me permets de vous offrir quelques réflexions sur l'histoire récente.
    1- Le droit à l’autodétermination du Québec existe. Les deux referendums, que le monde entier a pu observer, en témoignent.
    2- Une proposition d’indépendance ne peut pas éviter de se prononcer sur la question de la monnaie. Si on prend l’Union européenne comme exemple, l’unanimité est en train de se faire sur les conséquences inévitables du partage d’une monnaie commune. En Europe, et ailleurs, on s’accorde sur deux éléments :"la participation à la zone euro ne peut se limiter à la gestion monétaire, elle doit aussi s’étendre à la gestion économique des États qui en sont membres". Et : "les États qui partagent une monnaie unique ne doivent plus s’accrocher à des apparences de souveraineté économique". Et Jacques Parizeau serait d’accord avec celà.
    3. Un bref retour sur les tentatives de modification à la Constitution canadienne (dont plusieurs avaient fait l’unanimité des premiers ministres, quand ils étaient entre eux, pour être rejetées plus tard), ne permet pas de parler d’une domination constante des uns par les autres.
    Voici les principales tentatives :
    En 1964, la Formule Fulton-Favreau qui reformulait les tentatives d’amendement de la Constitution élaborées en 1927, 1935 et 1950.
    En 1971, l’Accord de Victoria qui confirmait dans un texte, un droit de veto au Québec.
    En 1980, les Québécois sont consultés sur une formule de Souveraineté-Association.
    En 1981, le Québec invoque dans un contexte juridique, un droit de veto qui était plutôt un acquis politique, alors que le fédéral proposait à nouveau un droit de veto dans une formule semblable à celle de Victoria. Depuis ce temps ce rapport de force n'existe plus.
    En 1982, le Rapatriement de la Constitution et inclusion d’une Charte des droits.
    En 1984, le gouvernement du Québec est élu sur un projet de Beau risque.
    En 1987, l’Accord du Lac MEECH
    En 1992, l’Accord de Charlottetown
    En 1995, les Québécois sont consultés sur un projet de Souveraineté. (La pièce d’un dollar canadien est utilisée pour remplacer le O sur certaines pencartes de la campagne du OUI).
    En 2006. la Chambre des Communes reconnaît que les "Québécois" forment une nation dans un Canada uni. Résolution appuyée par le Bloc québécois.
    En 2009, le président de la France écrit aux Québécois ( dans une lettre en date du 16 février qui répondait à la lettre que lui avaient adressée Pauline Marois et Gilles duceppe, en date du 4 février) :"Je souhaite que cette nouvelle relation franco-québécoise s’épanouisse en harmonie avec la relation que la France entretient avec le Canada dans son ensemble."
    G.P.

  • Georges Paquet Répondre

    8 avril 2010

    Chère Madame,
    Ce que j'observe et que je décris, c'est ce qui existe, en tout réalisme et en toute candeur. Je n'ai rien souhaité, je n'ai rien à souhaiter. Je suis un canadien qui observe ce qui survient ici ou là dans le monde. Et j'en tire quelques leçons.
    Bien sûr, je crois que ce qu'ont fait et ce que font encore ces grands pays européens, longtemps une inspiration pour la grande majorité des canadiens, ne devrait pas nous laisser infifférents. La mondialisation et le poids des grandes puissances politiques, économiques et commerciales nous obligent à regarder le monde de façon différente et de constater, comme vous savez-qui (le Président Sarkosy) que le monde n'a pas besoin de plus de division. Le Canada non plus.
    Au sujet des difficultés économiques et financières de la plupart des pays, en Europe, en Amérique et ailleurs, il faut d'abord les attribuer à l'immense crise financière qui a frappé les États-Unis et le reste du monde. Et ensuite au manque de rigueur de plusieurs pays, y compris la Grèce, dans la gestion de leur économie et de leur niveau d'endettement.
    Il est possible, et il est souhaitable que nous nous en sortions tous ensemble.
    Comme vous le soulignez vous-même. Dans ce contexte, les petits pays sont souvent les plus vulnérables.
    G.P.

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    8 avril 2010

    Que diraient les Slovénes aujourd'hui même, à Monsieur Paquet, s'ils avaient eu la posssibilité de lire son texte sur son idyllique Europe? ou plutôt sur son Europe virtuelle ? Je vous parle des Slovénes parce que j'ai eu des nouvelles toutes fraîches de la Slovénie ce matin en direct de Ljubljana, mais je pourrais vous parler des Français, des Allemands, des Roumains et de tous les autres bien sûr..
    Les Slovènes diraient à Monsieur Paquet, qu'ils sont en train de prendre de plein fouet ce que tous les autres citoyens, se sont déjà pris avant eux, le chômage, la récession, les usines et les entreprises qui ferment tous les jours, leur agriculture mise à mal, la disparition progressive des plus petits agriculteurs ou éleveurs, au profit des gros, qui ensuite imposent leur loi .. la liste est si longue que je ne peux vous l'écrire ici même .. Quelle abomination ! C'est cela l'Europe pour laquelle les citoyens avaient voté dans l'enthousiasme des premiers temps ? Malheureusement pour les gouvernants, les citoyens ont fini par comprendre, ainsi ceux qui ont eu la chance d'être consultés par référendum, ont voté contre, ( en France ce n'était pas seulement le résultat du rejet de la politique de Chirac, comme Monsieur Paquet nous l'affirme ) quant aux autres pays, leurs dirigeants craignant trop les résultats d'un référendum, ils n'y ont même pas eu droit, mais finalement pour ce que cela a changé, nous avons bien constaté hélas, ce qu'on a fait du " Non " des Français !
    Quant au Marché Commun des premiers jours, n'oublions pas qu'il avait été créé uniquement pour le marché du fer et de l'acier , et cela avait immédiatement, dès cette époque, éloigné le spectre de la guerre définitivement, car les marchands y veilleraient bien entendu .. Et pourtant on nous a vendu ce spectre-là pour nous faire accepter l'Europe !
    Cette Europe qui nie les peuples, cette Europe qui n'existe pas non plus sur le plan mondial, elle n'a ni armée , ni politique commune, son Président est un fantôme sans aucun pouvoir, les chefs d'Etat continuent à gouverner chacun chez eux, cette Europe qui ne sert même pas à aller aider un de ses pays membres en danger, la Grèce, cette Europe qui n'existe que pour augmenter les parts de marché des plus riches et paupériser les plus petits, ne sera pas faite pour rester en l'état, ou bien elle évoluera poussée par ses citoyens, ou bien elle sera rejetée..
    Je reprendrai en conclusion la phrase de Monsieur Jean-François le Québecois qui s'interroge sur ce qui pousse Monsieur Paquet à vouloir à longueur d'articles nouveaux et pourtant toujours identiques, à nous démontrer "sa" magnifique Europe:
    "Ceci est encore une façon de plaider en faveur de l’unité canadienne, sous le couvert de la rédaction pour Vigile, d’un texte sur l’actualité, je le crains."

  • Georges Paquet Répondre

    8 avril 2010

    1- M. Verrier, s'il est périlleux de tenter de résumer 60 ans d'histoire en quelques lignes, il est également périlleux de dépenser ses énergies pour les nier ou pour tenter de les recommencer.
    2- L'Union européenne est là pour rester, parce que les Européens l'ont voulu. Tous les chefs d'État et de gouvernement, de gauche, du centre ou de droite, élus démocratiquement, ont poursuivi ce travail depuis les années '50. Les référendums et les sondages, auxquels se réfère M. Verrier ne sont que des instantanés d'une opinion publique volatile. Plusieurs analystes s'accordent d'ailleurs pour soutenir que le vote négatif des Français au referendum sur la constitution européenne s'adressait bien davantage au président Chirac qu'à l'Union européenne. De plus, le plan B des socialistes, partisans du non, n'a, semble-t-il jamais existé.
    3- Ce n'est pas du tout une question d'humour. La philosophie, la théorie, la logique, l'objectif de la constitution européenne sont tout à fait compatibles et comparables aux éléments principaux de la constitution canadienne, mais également de la constitution des États-Unis. Ce n'est pas en vain que Victor Hugo, en 1849, et Winston Churchill en 1946 appelaient de leurs voeux la construction des États-Unis d'Europe.

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    7 avril 2010

    @ George Paquet:
    «Sans faire un recensement exhaustif, on peut soutenir avec certitude que les pouvoirs exclusifs des provinces sont plus grands et plus nombreux que les pouvoirs qui sont demeurés exclusifs aux parlements nationaux, en Europe.»
    Vraiment?
    Peut-être nous réserverons-nous le droit de vérifier certains points, disons. Et de faire notre propre réflexion sur la question.
    Alors, le gouvernement d'un pays souverain tel que la France, à l'intérieur de l'Union européenne, aurait comparativement moins de pouvoirs, que le Québec, sous un gouvernement traditionnellement centralisateur comme celui d'Ottawa?
    Et puisqu'on parle de la souveraineté des états américains, face à Washington D.C., il m'apparaît pertinent de noter que chaque état y a ses propres lois, tant au niveau civil que criminel. Rien de tel n'existe au Canada, n'est-ce pas? Ceci est un exemple parmi d'autres, du fait que le cadre des États-Unis d'Amérique, est bien différente de celui de la fédération canadienne.
    Ceci est encore une façon de plaider en faveur de l'unité canadienne, sous le couvert de la rédaction pour Vigile, d'un texte sur l'actualité, je le crains.
    C'est juste que rendus au point où nous en sommes, après moult mensonges, tromperies et injustices envers le Québec, je crois que si un fédéraliste me disait qu'il fait un radieux soleil dehors, je ne commettrais point l'imprudence, de sortir sans un parapluie, vous voyez.
    Fut peut-être une époque où les deux camps, pouvaient supposer d'une certaine bonne foi chez l'autre... Mais quand nous apprennons, aujourd'hui même, le 7 avril 2010, que si les choses continuent au rythme où elles progressent sous le gouvernement Charest, Montréal pourrait être presque totalement anglophone en 2016... Disons qu'il me semble assez cocasse, de persister à vouloir nous vendre l'idée d'un Canada uni, sous le régime actuel, avec cependant la possibilité réelle pour la nation québécoise de s'y épanouir!

  • Archives de Vigile Répondre

    7 avril 2010

    @ M. Paquet :
    Il est trop périlleux de vouloir résumer 60 ans d’histoire européenne en quelques lignes comme vous tentez de le faire. On peut certes rappeler que le Marché commun des débuts avait recueilli beaucoup d’appuis et suscitait un enthousiasme mérité. Nous n’en sommes plus là et je vais vous donner quelques chiffres à l’appui :
    D’abord chez ceux qui ont eu le droit de se prononcer par référendum :
    63 % des Néerlandais ont voté non
    55 % des Français ont voté non

    Les sondages indiquaient que 80 % des Anglais auraient voté si ils avaient pu s’exprimer
    Une majorité de Finlandais souhaite sortir de l’Union européenne
    60 % des Français étaient contre l’élargissement à 27 (31 % pour)
    Ceci ne vous empêche pas d’affirmer que : «… personne ne peut contester que le toutc (sic) soit construit avec la participation et l’assentiment majoritaire des populations et des élus de tous les pays membres.»
    J’aimerais bien vous voir étayer une si forte affirmation avec des chiffres aussi forts. Pour ma part, tous les indicateurs que je vois pointent vers une désaffection graduelle et un rejet de l’UE par la population, cette institution fait face à une crise permanente de légitimité.
    Vous poursuivez :
    «Tout le monde admet maintenant (sic) que c’est qu’il fallait faire pour éviter de nouveaux conflits et pour jeter les bases d’une économie solide et de politiques étrangères et de féfenses (sic) appropriées.»
    Les «bases d’une économie solide», je ne sais pas où vous prenez vos informations encore une fois mais le résultat que je vois c’est une économie malade, marquée par la paupérisation de la majorité des citoyens. Allez convaincre les Grecs et ensuite les millions de Français qui seront en fin de droits (allocations de chômage et autres) au cours de l’année 2010 qu’il fallait l’UE pour jeter les «bases d’une économie solide»… La réalité ne s'accorde pas avec vos affirmations. Rien, rien ne permet de supposer que si les pays européens avaient maintenu leur indépendance dans la coopération économique (le Marché commun à ses débuts !) ils seraient plus mal en point qu’ils le sont aujourd’hui. Il y a trop d’idéologie derrière les inconditionnels du renoncement à la souveraineté en faveur de l’Union européenne et c’est pourquoi le débat rationnel me semble faussé.
    Vous terminez :
    «L’Union européenne vient tout juste d’atteindre sa maturité. Elle est là pour rester.»
    Est-«Elle est là pour rester» parce qu'elle est appréciée des peuples ou parce qu'il est impossible d'en sortir ? C'est la question que je me pose. Dans le deuxième cas, avec un brin d'humour, l’Union européenne aurait un joli lien de parenté avec la constitution canadienne !!!
    GV

  • Georges Paquet Répondre

    7 avril 2010

    M. Bousquet, le principe de subsidiarité s'applique à certains domaines d'activité de l'Union européenne, mais il ne s'applique pas au mandat et aux pouvoirs de la Cour européenne de Justice. La Cour européenne de Justice a toute compétence pour faire appliquer toutes les clauses des traités et toutes les normes de la charte européenne des droits de la personne.
    Pour résumer, et ne pas entrer dans tous les détails, le principe de subsidiarité peut s'appliquer dans des domaines où la compétence n'a pas été accordée exclusivement à l'Union européenne. Ces domaines ne sont pas très nombreux.

  • Gilles Bousquet Répondre

    7 avril 2010

    À M. Verrier qui souligne l’érosion des pouvoirs nationaux en Europe, je souligne que le fait de s’associer diminue toujours et automatiquement ses propres pouvoirs en n’importe quoi. Il s’agit seulement d’en évaluer les avantages et les inconvénients.
    Quand un individu se marie ou s’associe, il y a érosion de ses pouvoirs…normal. Si un pays ou un individu ne veut rien savoir de se faire limiter les pouvoirs, faut qu’il tente de vivre en autarcie et/ou en reclus.

  • Georges Paquet Répondre

    7 avril 2010

    Je ne vais pas vous refaire ici tout l'historique de la construction de l'Union européenne. Mais résumons, en disant que c'est dans le but principal d'éviter de nouvelles tensions entre l'Allemagne et la France, au sortir de la Deuxième guerre mondiale que six pays, Allemagne, Belgique, Italie, Luxembourg, France et Pays-Bas ont créé la CECA , la Communauté européenne du charbon et de l'acier, jetant ainsi les bases de ce qui, après de rigoureuses négociations et des élargissements successifs, est devenu les communautés européennes et enfin l'Union européenne avec 27 États membres.
    Tout le monde admet maintenant que c'est qu'il fallait faire pour éviter de nouveaux conflits et pour jeter les bases d'une économie solide et de politiques étrangères et de féfenses appropriées.
    Ce serait un miracle si le transfert d'autant de souveraineté vers des institutions communes et la mise en place de toutes ces nouvelles structures avait toujours fait l'unanimité, mais personne ne peut contester que le toutc soit construit avec la participation et l'assentiment majoritaire des populations et des élus de tous les pays membres.
    Pour le reste, tout le monde a droit à son opinion. L'Union européenne vient tout juste d'atteindre sa maturité. Elle est là pour rester.

  • Archives de Vigile Répondre

    7 avril 2010

    Ce qui semble échapper à M. Bousquet (et à beaucoup de gens) c'est que la concentration du pouvoir dans des institutions de plus en plus éloignées de ces «tissus humains naturels» relativement homogènes que j'appelle nations est un phénomène qui affecte les pays d'Europe et le Québec. En ce sens, je fais la même lecture que M. Paquet sur l'érosion des pouvoirs nationaux en Europe, à la différence près que ce dernier approuve sans réserve cette évolution et voudrait, sur cette base, convaincre les Québécois de se trouver heureux d'une souveraineté relative, comparable à celle en devenir des pays d'Europe. Or, ce phénomène de déplacement du pouvoir pour le concentrer aux mains d'une oligarchie mondialiste anonyme et à l'abri de l'imputabilité est à rejeter tant pour le Québec que pour l'Europe. Je suis de ceux qui croient que les nations sont encore le lieu où peut le mieux se vivre une démocratie authentique. La coopération entre les nations est certes souhaitable mais le gommage au pas forcé des souverainetés nationales au profit d'une hyperclasse mondialiste ne me dit rien qui vaille.
    Je suggère à M. Bousquet de prendre connaissance de certains points de vue divergents qui s'expriment de plus en plus sur l'Europe. La vidéo de François Asselineau, La face cachée de la construction européenne, peut ouvrir les yeux de ceux qui sont encore nombreux à croire que la construction européenne se fait dans le respect des souverainetés nationales.
    http://www.dailymotion.com/video/x4f9aq_francois-asselineau-la-face-cachee
    GV

  • Gilles Bousquet Répondre

    7 avril 2010

    Autre différence importante de l’Union européenne du Canada : «Les compétences judiciaires de l’Union sont assurées par une Cour de justice selon le principe de subsidiarité (c'est-à-dire qu'elle opère seulement si l'action requise ne peut être effectuée au niveau des États).»

  • Gilles Bousquet Répondre

    7 avril 2010

    M. Paquet, pour démontrer que le Québec a beaucoup de pouvoirs et qu'il devrait donc demeurer dans la fédération actuelle, écrit : «Je pourrais même ajouter que la marge de manœuvre des Délégations du Québec à l’étranger sera plus grande que celle qui restera aux ambassades des États membres de l’Union européenne. »
    Ayoye ! Faudrait donc que le Québec, plus souverain que les pays européens, aille au secours de la France en train de perdre toute son autonomie et sa langue à la place de se plaindre de son manque de souveraineté. Merci Canada de n’avoir pas plus centralisé vos pouvoirs et de nous avoir ainsi sauvés !

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    7 avril 2010

    Monsieur Verrier nous a très bien analysé la situation de cette si belle Europe, que nous décrit Monsieur Paquet ! L'Europe est en train de se construire contre l'avis de ses peuples, parce que ce n'est pas celle que les peuples voulaient, et pour laquelle ils avaient voté au départ avec enthousiasme.. Dès que les citoyens ont compris qu'on les entraînait vers une Europe des financiers, et des marchands, et non vers une Europe des citoyens, ils ont tous voté contre, et leurs dirigeants sans en tenir compte ont contourné ces votes négatifs, (cf chez nous en France pour seul exemple! ) les faisant passer par la voie détournée des Parlements afin qu'on ne puisse justement pas dire que c'est antidémocratique ..
    Monsieur Paquet semble oublier cette procédure, cette Europe qu'il nous décrit idyllique, tire à hue et à dia, elle vient d'avoir un Président qui n'a strictement aucun pouvoir .. elle n'arrive même pas à aider la Grèce actuellement.. mais évidemment en vous décrivant cette Europe virtuelle cela permet de pouvoir vous dire, à vous tous au Québec, combien vous devriez prendre exemple, en vous rassemblant au lieu de vouloir vous séparer.. Belle leçon détournée ..
    Merci Monsieur Verrier : Rien à redire ni à ajouter à votre excellent commentaire. Cette Europe est une Europe de façade construite contre l'avis des citoyens, et malheureusement elle les entraîne chaque jour un peu plus vers le bas.. Evidemment où que ce soit dans le monde, et le passé nous le démontre, il n'est jamais possible de continuer un chemin très longtemps sans avoir la participation pleine et entière des citoyens.

  • Georges Paquet Répondre

    7 avril 2010

    Les textes constitutifs de l'Union européenne comportent de grandes ressemblances avec les dispositions de la constitution des États-Unis. Ainsi, il est écrit que les institutions communes ont préséances et prédominance sur les institutions nationales et sur leurs décisions des parlements nationaux.
    Sans faire un recensement exhaustif, on peut soutenir avec certitude que les pouvoirs exclusifs des provinces sont plus grands et plus nombreux que les pouvoirs qui sont demeurés exclusifs aux parlements nationaux, en Europe.
    Je pourrais même ajouter que la marge de manoeuvre des Délégations du Québec à l'étranger sera plus grande que celle qui resgtera aux ambassades des États membres de l'Union européenne.

  • Archives de Vigile Répondre

    7 avril 2010

    @ Monsieur Bousquet, le déplacement du pouvoir se fait vers Bruxelles dans la dissimulation, sans clairement informer les populations de l'importance de ce déplacement du centre du pouvoir. On laisse croire aux «nationaux» que leur état national détient encore une part importante de souveraineté alors que les appareils d'État nationaux ne constituent de plus en plus qu'une façade. Les peuples n'accepteraient pas la réalité d'un tel abandon de leur souveraineté.
    @ Monsieur Paquet, la démocratie en Europe est de type «orwelien», voici en trois exemples comment se déploie cette «démocratie» :
    1- Les électeurs disent non à l'Europe mais on ignore le verdict populaire (L'exemple de la France)
    2- Les électeurs disent non à l'Europe mais on les oblige à revoter jusqu'à ce qu'ils votent oui en renforçant le dispositif de propagande (L'exemple de l'Irlande)
    3- Les électeurs voudraient s'exprimer contre l'Europe (ou on le redoute) et on les prive de référendum en utilisant des manoeuvres politiciennes (L'exemple de l'Angleterre et de nombreux autres pays)
    Pas étonnant que l'abstention aux Européennes dépasse les 60 %, un désintéressement jamais égalé dans toute l'histoire des élections en France.
    Ce qui me permet de conclure, à moins que vous ayez de meilleurs arguments, que votre Europe construite pour les peuples c'est du pipeau. Ce qui est de l'intérêt des Québécois aujourd'hui, c'est de savoir que la «nouvelle démocratie» ne respecte pas les référendums.
    Quant à votre question à savoir ce qu'auraient dû faire les peuples de l'Europe après deux guerres, c'est une question intéressante et on pourra échanger là-dessus dans le cadre d'un autre article car ce n'est pas le sujet de votre présent texte.
    Cordiales salutations
    GV

  • Gilles Bousquet Répondre

    7 avril 2010

    M. Paquet, j'écris plus haut : «Les provinces canadiennes sont au service du pouvoir central tandis qu’en Europe, le pouvoir central est au service des pays membres. Méchante différence...me semble.»
    Ça comprend le pouvoir de désaveu du fédéral "qui peut rendre caduques, les lois de SES provinces" sorte de gouvernements subalternes inférieurs.

  • Archives de Vigile Répondre

    7 avril 2010

    L'Union Soviétique des Pays D'Europe
    Je ne lui donne pas aussi longue vie à cet éléphant-là.
    Vous avez entendu la nouvelle ? Le président a déclaré qu'Israel faisait partie de L'UE même s'il n'en fait pas partie.
    Voyez ? Pas besoin de voter quoi que ce soit. Ils vont décider pour vous.
    Ça promet !
    Et on en trouve qui souhaitent ça pour les Québécois !

  • Gilles Bousquet Répondre

    7 avril 2010

    M. Paquet écrit : «M. Bousquet, dites-nous, pourquoi faudrait-il bousculer tout le monde, faire un grand referendum, engager de difficiles négociations avec les institutions fédérales, pour revenir à peu près à la situation que nous vivons présentement »
    Comme une vraie confédération conserverait un Canada du genre de l'Union européenne, ça pourrait mieux intéresser, plus de provinces canadiennes, à changer la fédération actuelle pour une sorte de confédération qui leur donnerait plus d'autonomie comme ce serait le cas pour le Québec. Moins nous changeons de choses, moins nous bousculons l'ordre établi.
    Vous affirmez que les différences entre l'Union européenne et le Canada sont minimes, ce qui ne me semble pas le cas du tout. L'Union européenne ne viendra pas régir l'enseignement du français ou de l'anglais en France, dans leurs écoles publiques.
    Les provinces canadiennes sont au service du pouvoir central tandis qu'en Europe, le pouvoir central est au service des pays membres. Méchante différence...me semble.

  • Georges Paquet Répondre

    6 avril 2010

    C'est le droit le plus évident de M. Verrier de ne pas trouver intéressant le projet que les chefs d'États et de gouvernements des 27 pays membres de l'Union européenne, tous élus démocratiquement, ont concu et réalisé, étape par étape, depuis plus de 60 ans, conscients qu'ils étaient, et qu'ils sont toujours, de travailler dans l'intérêt bien compris de leurs citoyens, de leurs pays, de leurs travailleurs, de leurs familles, de leurs étudiants et intellectuels, de leurs industriels, et de leurs retraités...
    Il pourrait peut-être nous dire ce qu'il aurait fait à leur place, après les deux terribles guerres auxquelles s'étaient livrés les européens.

  • Georges Paquet Répondre

    6 avril 2010

    Gilles Bousquet semble dire que ce qui conviendrait à une majorité de Québécois serait à peu près ce que les États européens sont en train de mettre en place. Toute une série d'institutions communes. Un parlement , un gouvernement, une monnaie commune, une nationalité commune, un passeport, un permis de conduire, un haut tribunal avec des institutions nationales qui conservent un certain nombre de pouvoirs. Avec la libre circulation des biens et des personnes. Et la disparition graduelle des ambassades nationales.
    M. Bousquet, dites-nous, pourquoi faudrait-il bousculer tout le monde, faire un grand referendum, engager de difficiles négociations avec les institutions fédérales, pour revenir à peu près à la situation que nous vivons présentement. Est-ce que le Québec n'a pas autant de Délégations à l'étranger qu'il le souhaite, et depuis qu'il le souhaite? Est-ce que l'Assemblé nationale n'a pas autant de représentativité et de pouvoirs que n'en ont maintenant les parlements nationaux européens, sous le Traité de Lisbonne? Et je pourrais continuer ainsi très longtemps...

  • Archives de Vigile Répondre

    6 avril 2010

    Toujours possible de pousser plus loin cette folle Babel (Bientôt la Turquie, bientôt Israël ) qui continue de se construire au mépris de peuples qui s'y opposent par référendum et d'autres peuples qui en sont soit privés ou obligés de revoter jusqu'à ce qu'ils votent OUI (l'exemple tout récent de l'Irlande). À une autre époque, pas si lointaine, on appelait ça de la dictature. Je ne suis pas aussi tranquille que vous semblez l'être à savoir que le coté de la force sera celui qui au final triomphera. Des voix exprimées légitimement ne sont pas écoutées et le projet mondialiste visant le recul continu des nations pourrait bientôt dérailler compte tenu de la cassure profonde qui s'élargit entre la classe dirigeante et les populations qu'on bouscule.
    Concernant la baronne Ashton, voici un extrait de ce qu’en dit Wikipedia.

    «Elle est nommée pair à vie en tant que baronne Ashton of Upholland en 1999 par Tony Blair qui a l’objectif d’obtenir la ratification par la chambre des Lords du traité d'Amsterdam, en évitant de consulter le peuple britannique par un référendum.
    (…)
    Le 3 octobre 2008, elle remplace Peter Mandelson au poste de commissaire européen pour le commerce quand celui-là rentre à Londres pour joindre le gouvernement Brown. Elle se met en congé de la Chambre des Lords et malgré des critiques émises par les conservateurs à propos de son inexpérience en matière de commerce, elle est acceptée par le parlement (538 voix contre 40, 63 abstentions).
    Le 19 novembre 2009, elle est désignée par le Conseil de l'Union européenne à la tête de la diplomatie européenne en tant que Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎, en même temps que le nouveau président du Conseil européen, en la personne du Premier ministre belge Herman Van Rompuy et que le secrétaire général Pierre de Boissieu. La nomination de Catherine Ashton en tant que représentante de l'union pour les affaires étrangères, a fait l'objet de critiques virulentes au sein même du parlement européen, notamment par le député eurosceptique Nigel Farage (Royaume-Uni) le 25 novembre 2009 à Strasbourg. Nigel Farage dénonça le fait que Mme Ashton n'avait jusqu'alors jamais été élue démocratiquement, et n'a jamais de sa vie exercé le moindre travail dans le secteur privé. »

    http://www.youtube.com/watch?v=--TMSkhsF-U
    Mais pour vous donner une idée de l’atmosphère anti-démocratique qui règne au parlement européen, je vous laisse lire ceci :
    «Un échange stupéfiant a eu lieu au Parlement de l’Union Européenne (…) où le Député Européen, Nigel Farage, a été réprimandé pour avoir osé exposer le fait que l’UE est une dictature autoritaire dirigée par des bureaucrates non élus, au détriment de la souveraineté nationale. Farage a effectivement violé une loi tyrannique de 1999 qui stipule que critiquer l’UE est illégal. »
    Fonzibrain sur son Blog, vous pouvez en prendre et en laisser, mais il est loin d’être le seul à afficher cette mauvaise humeur. On entend souvent dire que l’UE est non démocratique, autocratique et dessert les intérêts des peuples.
    Je vous propose aussi de regarder la salle vide du Parlement européen,
    http://www.youtube.com/watch?v=p6bANvZ9vWI
    aussi vide que les bureaux de scrutin aux Européennes, tellement les électeurs se sentent exclus sinon méprisées par cette institution.
    Je m’excuse pour l’anglais, cette vidéo a été visionnée par 388 000 personnes et c'est éloquent.
    Je vous fait grâce de longs développements que vous pourrez facilement trouver, car l’Union européenne ne fait plus l’unanimité, il est temps que cela soit noté au Québec.
    Après avoir titré la Révolution tranquille européenne, je demanderais à l’auteur si il ne faudrait pas plutôt voir venir la révolution européenne tout court contre cette institution dont le président non élu (et que personne ne connaît d'ailleurs !)serait mieux payé que Barak Obhama (dixit Nigel Farage) alors qu'on demande aux Grecs (et bientôt à d'autres ?...) de se serrer la ceinture pour engraisser des banksters qui spéculent sur l'Euro. Les Européens toléreront-ils une Europe en voie de tiersmondisation ? Accepteront-ils que tant d'années promises à des lendemains qui chantent sous la gouverne européenne ne soient que de l'enfumage ?
    Un sondage vient de tomber en France et révèle que les gens font confiance aux politiciens à hauteur de 30 % Pour l’Europe, ça ne dit rien, mais si on se fie à la participation aux élections bidon, on peut penser que le pourcentage est encore moins haut.
    Gilles Verrier

  • Gilles Bousquet Répondre

    6 avril 2010

    Ce que vous décrivez là M. Paquet me semble un exemple à suivre pour le Canada et le Québec. Un genre de vraie confédération avec monnaie commune, passeports communs, frontières ouvertes entre pays qui renoncent librement, pour plus d'efficacité, à certains pouvoirs nationaux et internationaux tout en conservant des constitutions différentes pour leur gouverne internes, dans la langue et les habitudes de chaque pays.