Black face

L'art d'instrumentaliser une erreur

Un manque de jugement bien plus qu'un geste raciste

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Tribune libre

Justin Trudeau, le faiseur de morale vient de se faire prendre les culottes baissées. Il a encore fait un fou de lui-même, parce qu’il semble faire une fixation sur les déguisements. Le New-York Times a publié une vieille photo de lui, déguisé en Aladin avec le visage peinturé en noir. Ce cliché a été pris en 2001, lorsqu’il enseignait dans une école dans l’Ouest Canadien. Le premier Ministre est devenu la risée du monde entier, comme il l’avait été lors de son voyage aux Indes. Incapable de se départir de ses bonnes vieilles habitudes de pleurnichage, le voilà qui se confondait en excuses comme s’il avait assassiné quelqu’un. Il en mettait trop. Il en faisait trop parce qu’il voyait le plancher lui glisser sous les pieds. Il ne sait que trop bien que ses larmes sachent émouvoir son électorat qui ne rêve que d’un ‘’Selfie’’ avec lui.


Dans les faits, cette histoire de black face a été amplifiée. Nous savons très bien que Trudeau n’est pas raciste. Il ne connaît même pas la définition de ce mot. La preuve, c’est qu’il a invectivé une dame à St-Anne de Sabrevois qui lui demandait s’il allait rembourser les 146 millions au gouvernement du Québec concernant le coût de l’immigration illégale qu’il avait lui-même provoqué sur Twitter. Le premier ministre s’est aussitôt mis à la traiter de raciste. Trudeau manque clairement de jugement et ne connaît pas le véritable sens des mots. Prenez la SÉPARATION DES POUVOIRS. Avec l’histoire de Snc-Lavalin, il nous a prouvé qu’il n’en avait rien à foutre, puisque pour lui, il ne faisait que défendre des emplois.


Le problème dans toute cette histoire de black face réside dans le fait qu’il n’ait jamais parlé de ces photos à ses conseillers. Quel manque de prévoyance! Il faut dire que l’enjeu est grand pour lui. La campagne électorale bat son plein. Le lendemain de son mea culpa, d’autres photos de lui, déguisé, le visage peinturé en noir, ont été publiées. C’est bien plus qu’une erreur de jeunesse, c’est une pathologie reliée au déguisement, son affaire! Avec cette histoire de photos qui lui rebondit au visage, cela a le même impact que si Mandela, dans son passé, s’était fait photographier dans un déguisement de géôlier blanc en train de fouetter un noir. C’est comme si Jean-Marie de Koninck s’était fait prendre en état d’ébriété sur la route. C’est comme si René Lévesque s’était déjà fait photographier en train de pisser sur une pancarte du PQ. C’est comme si un souverainiste convaincu était devenu fédéraliste en s’alliant au parti libéral fédéral. (Oups! ça, c’est arrivé avec Réjean Hébert!)


Trudeau a été le premier à chercher des bébittes à ses adversaires. Il aurait dû prévoir qu’ils pourraient, eux aussi, trouver des squelettes dans sa garde-robe. Le problème c’est que Monsieur Perfection s’est toujours proclamé comme le modèle du politicien inclusif, préoccupé par toutes les subtilités du racisme, du sexisme, de l’homophobie et d’autres préjugés. Justin ne croyait pas que les règles normales de la société s’appliquaient à lui. Il a défié quatre fois la loi et il n’a eu aucune conséquence judiciaire. Les Québécois se disent bien plus préoccuper par les changements climatiques que par l’ingérence politique de Trudeau dans l’affaire Snc-Lavalin. Les Québécois veulent que les gouvernements se penchent sur ce problème climatique, mais ils continuent d’acheter de gros ‘’Pick up’’ comme véhicules d’occasion, en mettant un petit 150$ pour faire le plein. Aux prochaines élections, ils vont voter pour Trudeau, en sachant très bien qu’il a acheté un pipeline qu’ils ne veulent pas voir passer sur leur territoire. Trouvez l’erreur! En fait de cohérence, tu ne peux pas faire mieux!


Trudeau demande à la population de lui pardonner son erreur. Il promet d’être plus rigoureux dans sa quête de sainteté Constitutionnelle. Il se croyait à l’abri de tout, parce qu’il est le fils du Père de la Sainte charte des droits et libertés. Il est habitué de toujours avoir raison et d’avoir le dernier mot sur tout. Dans le documentaire de son combat de boxe contre Patrick Brazeau, on l’a entendu dire à sa femme qu’il était né pour gagner. La réalité dans toute cette histoire de black face est qu’il n’a rien fait de mal en se déguisant comme il l’a fait. Ce qu’il a fait de mal, c’est de présenter des excuses nationales en répétant faussement qu’il avait posé un geste raciste. Ce qu’il a fait de mal c’est de cacher ces photos à ses conseillers. Il aurait dû parler d’un simple manque de jugement, au lieu de s’attribuer un ancien geste raciste. C’est à cause de cela que je dis qu’il vient d’instrumentaliser son erreur. Loin d’avoir pris leçon de cette histoire, le 26 septembre dernier, Trudeau est arrivé en canot, déguisé en coureur des bois, du côté de Sudbury en Ontario pour annoncer que son parti allait protéger jusqu’à 25% des terres et des océans au pays d’ici 2025. Un autre déguisement stupide qui n’a pas été dénoncé par les journalistes. C’est vraiment une pathologie grave, ces histoires de déguisements!


Trudeau s’évertue à dire qu’il est le grand défenseur de la discrimination systémique. Il parle de la liberté de religion et se proclame le roi de la diversité, à part celle des francophones du Québec. Est-ce que c’est moi ou lors de sa rencontre avec les journalistes à Winnipeg, on voyait très bien où il voulait en venir en faisant ces mille et une excuses! Ces conseillers lui ont sûrement dit de mettre son cœur sur la table et de jouer à fond la demande de pardon, en n’oubliant pas de préciser qu’à l’avenir, il serait un défenseur intransigeant de la liberté de religion, par exemple (Dixit la loi 21). Les presque-larmes télécommandées n’étaient destinées qu’à émouvoir l’auditoire ébranlée par sa sensibilité et surtout pour sa base électorale. Il aurait suffi d’un petit air de Wagner en arrière-plan pour que tout le monde se mette à pleurer. Il se devait de jouer le rôle de sa vie, mais il a manqué son coup.


Il est évident que cette sortie de Trudeau pour demander pardon à la population était un acte politique d’une subtilité incroyable. « Butt is back » et ça paraît. Trudeau semble vouloir se servir de son erreur, s’il est réélu, pour prioritairement attaquer la loi 21, au grand plaisir du Canada anglais. On dirait qu’il a lu un livre d’Arthur Schopenhauer sur « l’art de toujours avoir raison ». Est-ce que j’ai l’esprit mal tourné de penser que, si Trudeau se sort de ce merdier et qu’il est réélu, il s’en prendra prioritairement à cette loi en justifiant qu’il a appris de ses erreurs racistes? Il frappera doublement fort.


Je me souviens au milieu des années 90 d’avoir assisté à une conférence de Pierre Salinger à l’UQAM. Cet homme avait été l’attaché politique de John F. Kennedy. Le thème de sa conférence était dédié à l’histoire de Bill Clinton et de Monica Lewinsky. Il nous avait expliqué qu’il trouvait la population américaine très hypocrite de s’acharner sur les infidélités de son président, parce que 80% de la population était, elle-même, infidèle. Il avait reproché à Clinton de ne pas avoir averti ses conseillers. Le problème avec les personnes qui ont quelque chose à cacher, c’est leur manque de jugement. Le poste que les politiciens sollicitent, en exige beaucoup. Salinger nous avait expliqué qu’au début des années 70, il avait présenté sa candidature pour devenir gouverneur de la Californie. Quand il s’était présenté à la conférence de presse devant les journalistes, il avait déballé ouvertement son passé trouble devant tout le monde en leur racontant tout ce qu’il avait fait d’illégale ou de scandaleux. Il avait parlé de ses infidélités passées et de ses brosses légendaires. Ensuite, il leur avait dit : « Bon! Maintenant que vous savez tout sur ma vie privée, je vais vous expliquer mon programme politique. »


Que dire de la ligue des noirs, avec à sa tête Dan Philips, qui est venu expliquer dans les médias que cette histoire de black face était une tempête dans un verre d’eau et qu’il ne fallait pas croire que Trudeau était un raciste. Personne ne croit qu’il le soit, à part Andrew Scheer. La ligue des noirs, qui est toujours en train de déchirer sa chemise quand il s’agit de faire le début du commencement d’une amorce de commentaire qui touche de près ou de loin une personne ayant la peau un peu foncée, n’a rien vu de préjudiciable dans ces photos. Monsieur Philipps fait des ouragans et des tornades pour bien moins pire. Cette ligue n’aurait sûrement pas été aussi compatissante envers Andrew Scheer ou tout autre candidat qui aurait posé le même geste que Trudeau, à trois reprises en plus. En tout cas, nous savons pour qui la ligue des noirs va voter. C’est leur droit.


Depuis le début de la campagne électorale, les libéraux s’acharnaient à déterrer les vieux squelettes des conservateurs concernant l’avortement, par exemple. Je crois que finalement l’arroseur s’est fait arroser. Trudeau s’est fait prendre à son propre jeu. À force de vouloir être plus blanc que blanc, on finit par passer au travers de la moquette.


D’après les sondages, au Québec, la popularité de Trudeau n’est presque pas entachée. Moi quand j’entends des commentaires des gens de la rue qui disent ne pas savoir encore pour qui ils vont voter, ça me met en beau criss. Comment peut-on ne pas savoir pour qui on va voter à 30 jours des élections? Il me semble qu’en 4 ans, on a le temps de se faire une idée! Ça me confirme que les Québécois sont des analphabètes politiques qui votent en fonction de la couleur des cravates des candidats et qui n’ont pas de convictions. Tout ce qu’ils veulent, c’est des bonbons électoraux. Les électeurs qui attendent les débats pour se faire une opinion nous démontrent clairement que les fausses promesses des politiciens fonctionnent, parce qu’ils les attendent pour faire leur choix en se foutant de savoir si elles seront réalisées. Trudeau a pris part à la grande marche sur le climat à Montréal le 27 septembre dernier. Il est allé manifester contre lui-même. Faut le faire! Greta Thunberg, la nouvelle prêtresse des changements climatiques a même eu une audience avec Sa Sainteté du multiculturalisme, propriétaire d’un pipeline à énergie propre, l’honorable Justin Trudeau. Ça fait des belles photos pour la campagne électorale! Belle instrumentalisation!


Que dire de la ridicule promesse de Trudeau, rapporter par Mario Dumont dans le Journal de Montréal de payer 2000$ par familles pour qu’elles puissent prendre leurs vacances dans les Parcs Nationaux au Canada. Il faut vraiment être vide politiquement pour offrir une telle stupidité. En ce qui me concerne, le 21 octobre prochain, je vais voter pour le Bloc. Quand il y avait eu l’histoire avec Martine Ouellet, je m’étais dit que, tant qu’elle serait là, je ne voterais plus pour ce parti et que j’allais annuler mon vote. Mais, avec la venue de Yves-François Blanchet, j’ai retrouvé le goût de voter pour ce parti qui défend prioritairement le Québec, parce qu’il est le seul à le faire.  


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Alain Patenaude95 articles

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Je suis un Gatinois indépendantiste dans l'âme au-delà des idéologies poiitiques et non pas un vieux péquiste des années 70 du genre qui détestait les anglais parce que c'était cool. Je ne déteste personne. Je parle anglais et français et je trouve primordial que le Québec protège sa langue française, au détriment de ce que peuvent penser mes amis anglophones. Je suis originaire de St-Jean sur Richelieu et je vis dans l'Outaouais depuis 2010. J'ai vécu à Granby,, St-Hubert et Contrecoeur. Je crois que nous devrons, un jour, quitter ce beau grand Canada qui ne nous aime pas, pour voler de nos propres ailes. Nous sommes comme des adolescents qui doivent quitter le foyer familial pour fonctionner par eux-mêmes et ce, même si les parents ne veulent pas nous laisser partir. Je suis désillusionné de la politique d'ici et du fédéral. Écrire me permet d'évacuer mes frustrations et de structurer ma pensée. 





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