«Kick Ass», le voile ?

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« Je fais partie des millions de femmes opprimées en Iran. »


Ainsi, la seule athlète médaillée olympique d’Iran, la taekwondiste Kimia Alizadeh, a annoncé avoir quitté définitivement son pays pour aller s’établir aux Pays-Bas. 


« Je fais partie des millions de femmes opprimées en Iran », a-t-elle affirmé pour expliquer sa décision.   


« Pendant des années, j’ai dit tout ce qu’ils m’ont dit de dire et j’ai porté tout ce qu’ils m’ont dit de porter », a-t-elle ajouté en parlant du voile islamique, qui est obligatoire pour toutes les femmes dans l’espace public en Iran.   


Kimia Alizadeh en a ras le bol de l’hypocrisie et de l’injustice du régime iranien. Pour les ayatollahs, dit-elle, si des Iraniennes performent bien dans certains sports, c’est parce qu’elles portent le voile, parce qu’Allah est Grand et que leur régime est extraordinaire ! 


« Ils nous utilisent à des fins politiques, aucune de nous n’a d’importance pour eux... »  








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Des fausses féministes 


Petite question aux féministes québécoises qui trouvent, comme Gabrielle Bouchard, de la Fédération des Femmes du Québec, que « le voile, c’est kick ass », que c’est cool, que c’est un magnifique symbole de diversité et de tolérance, et que toutes les Québécoises devraient le porter au moins une fois par année « en soutien » aux musulmanes comme Dalila Awada...  


Vous ne vous trouvez pas niaises lorsque vous entendez des propos comme ceux de cette courageuse athlète qui a quitté son pays pour pouvoir vivre enfin librement, SANS AVOIR À PORTER LE VOILE ? 


(J’utilise le terme niaises, mais je pourrais utiliser un terme beaucoup plus dur qui rime avec glucides...


Ça ne bouscule pas vos convictions ? 


Vous ne vous dites pas : « Hmmmm, finalement, peut-être que j’ai tort de triper sur ce petit bout de tissu, peut-être que c’est vrai que c’est un symbole d’oppression des femmes » ? 


Vous restez de marbre quand vous entendez des femmes iraniennes et saoudiennes pester contre le voile ? 


Vous n’éprouvez aucun doute ? 


Si malgré un tel témoignage, vous persistez à défendre le voile, désolé, mesdames, mais le temps est venu de cesser de vous identifier comme « féministes ». 


Vous êtes aussi féministes qu’Éric Lapointe est abstinent.    


Cinq minutes  


Toutes les féministes occidentales qui trouvent ça « tripant » de voir des femmes voilées dans des pubs de Gap, de Nike ou de Sephora devraient parler cinq minutes avec Kimia Alizadeh. 


Pas quinze minutes, pas dix minutes... juste cinq. 


Elle vous dirait à quel point elle trouve votre point de vue obscène. 


Pour elle, le port du voile n’est pas une question abstraite, théorique. 


C’est une réalité concrète. Une réalité qui l’a humiliée, écrasée, opprimée pendant des années. 


Qui l’a empêchée d’être elle-même. 


Vous pensez qu’ils tripent, les ayatollahs iraniens, de voir une de leurs concitoyennes enlever son voile et pratiquer son sport LA TÊTE NUE ? 


Ils ne tripent pas pantoute. 


Car leur rêve, leur fantasme, leur « wet dream » ultime qui les fait jouir la nuit est que TOUTES LES FEMMES sur la planète cachent leurs cheveux et leur sexualité. 


Dire que pendant ce temps, des féministes bourgeoises qui se cherchent des causes à la mode pour meubler leur ennui font l’apologie du voile... 


Pauvre, pauvre Occident.