Justin Trudeau en chute libre? Il «s’est couvert de ridicule»!

Le Canada : un pays d'importance moyenne qui se ridiculise avec Trudeau à sa tête


Mais qu’arrive-t-il à Justin Trudeau? Moqué par tous lors de son voyage en Inde pour avoir porté des costumes locaux, le Premier ministre canadien est en chute libre dans les sondages. Décryptage du phénomène Trudeau avec le politologue de l’université de Sherbrooke, Mathieu Arès.



Matteo Renzi, Justin Trudeau et Emmanuel Macron. Ces trois dirigeants quadragénaires suivront-ils le même destin politique? À l'instar de l'ancien Premier ministre italien, le leader canadien semble avoir perdu de sa superbe, avec une subite descente aux enfers dans les sondages. Et tout cela est parti d'une visite d'État en Inde.



À l'approche des élections en 2019, comment expliquer la chute de popularité de Justin Trudeau?



Selon Mathieu Arès, professeur à l'école de politique appliquée de l'université de Sherbrooke à Montréal, le voyage en Inde s'est révélé désastreux, il «s'est couvert de ridicule». Le politologue fustige ainsi la communication du Premier ministre canadien: «ça devient du spectacle». Élu en 2015, le fringant trentenaire est depuis le chantre du multiculturalisme et de l'ouverture envers les migrants. Ce qui lui a valu une certaine popularité internationale et nationale.



Mathieu Arès ajoute ainsi que son mandat sur le plan économique n'est pas fameux et que ses concurrents politiques «sont tous plus jeunes que lui». Il reste encore très populaire dans les centres urbains et auprès des nouveaux immigrés: «les femmes soutiennent encore Trudeau, les hommes beaucoup moins».





Qu'en est-il du poids international du Canada à l'heure actuelle? Le politologue rappelle que le Premier ministre canadien est «revenu les mains vides d'Inde et de Chine». Il relativise ainsi la stature de son pays à l'échelle globale: «le Canada est une moyenne puissance […] on est appréciés, mais le poids du Canada pour influencer les affaires internationales est relativement faible». C'est pourquoi le gouvernement canadien tente de ménager les États-Unis dans la renégociation du Traité de l'ALENA: «le gouvernement ne veut pas braquer M. Trump […] on évite de se mettre à dos».