« Islamophobie » : Trudeau sacrifie la sécurité nationale pour gagner le vote islamiste

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Frédéric Bastien : le courage de dénoncer l’instrumentalisation de l’islam par Justin Trudeau pour imposer le multiculturalisme doctrinaire


Depuis le terrible attentat terroriste d’extrême-droite de London en Ontario, qui a tué quatre Musulmans d’une même famille, les islamistes du Canada et du Québec jettent la pierre sur notre société qui serait fondamentalement «islamophobe». Comme si le geste d’un fou furieux isolé constituait la véritable nature du pays.  


Cette campagne d’accusations s’inscrit parfaitement dans l’idée que le racisme systémique est omniprésent, comme l’affirme d’ailleurs Justin Trudeau, qui a convoqué un sommet le 22 juillet dernier sur «l’islamophobie». Ce vocable vise à empêcher la critique de l’islam, qui est pourtant légitime, par opposition à la haine des musulmans, qui est totalement inacceptable. 


L’occasion était trop belle pour le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC). Ce dernier s’est fait connaître au Québec en raison de la virulente campagne qu’il livre contre la loi 21, accusant les Québécois de toutes les palettes possibles d’intolérance et de racisme. Dans la foulée de l’attentat de London, des islamistes ont même établi un lien de causalité entre cette tragédie et la loi 21. 


Campagne de dénigrement  


Parallèlement, le CNMC s’est lancé dans une autre campagne de dénigrement, contre les services de sécurité publique et l’Agence de revenu du Canada (ARC). Tous feraient preuve de discrimination à l’endroit des musulmans et seraient même infiltrés par le suprémacisme blanc. La preuve? Les autorités ont retiré le statut d’organisme de charité à certaines associations musulmanes ou les ont carrément mises sur la liste d’organisations terroristes en raison de leurs liens avec des groupes djihadistes. Voilà l’injustice qu’il importerait de corriger maintenant. 


De quoi en retourne-t-il vraiment? Prenons l’exemple d’IFAM-Canada, une organisation de charité censée collecter de l’argent pour les pauvres. Il s’agissait en fait d’un paravent qui, il y a quelques années, a permis d’envoyer une quinzaine de millions de dollars au Hamas, une organisation terroriste palestinienne. Parmi les donateurs à IFAM-Canada, on comptait notamment la Muslim Association of Canada, toujours active, qui se réclame des Frères musulmans, et qui vient d’être embauchée par le gouvernement ontarien dans le cadre d’une campagne scolaire contre « l’islamophobie ». 


Aux yeux du CNCM, tout ce beau monde n’a bien sûr rien à se reprocher, sauf que cette organisation n’a aucune crédibilité dans ce débat. Notons d’abord qu’en 2015, un éminent spécialiste des Frères musulmans, Lorenzo Vidino, avait expliqué devant un comité parlementaire que le CNMC fait lui aussi partie de cette mouvance islamiste. 


Vidéo  


Par ailleurs, une vidéo récente de collecte de fonds pour l’organisme nous révèle leur vrai visage. Celle-ci met en vedette l’imam Ayman Al-Taher . «Conseiller spirituel» du CNCM, il a été directeur, puis président de la branche canadienne du World Assembly of Muslim Youth, un organisme saoudien. En 2012, sous la gouverne d’Al-Taher, la filiale canadienne a perdu son statut d’organisme caritatif en raison de ses liens avec des organisations impliquées dans le terrorisme, notamment Al-Qaïda. Pour le CNCM, il s’agit certainement d’un autre exemple d’islamophobie visant un de ses collaborateurs. 


Jumelée à l’action d’autres groupes du même genre, la stratégie de discrédit des agences de sécurité publique du CNCM est en voie de réussir. Le chef du gouvernement fédéral a déclaré que «les institutions devraient soutenir les gens, pas les cibler», promettant des ajustements. 


Nous vivons dans un monde dangereux. Le terrorisme, qu’il soit de droite, de gauche ou religieux, constitue une menace. Or, le devoir le plus important d’un premier ministre est de nous protéger. Justin Trudeau, lui, se laisse plutôt guider par le clientélisme électoral. Il sacrifie la sécurité nationale pour gagner le vote islamiste à la prochaine élection.


Frédéric Bastien, Historien



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Titulaire d'un doctorat en relations internationales de l'Institut universitaire des hautes études internationales de Genève, Frédéric Bastien se spécialise dans l'histoire et la politique internationale. Chargé de cours au département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal, il est l'auteur de Relations particulières, la France face au Québec après de Gaulle et collabore avec plusieurs médias tels que l'Agence France Presse, L'actualité, Le Devoir et La Presse à titre de journaliste. Depuis 2004, il poursuit aussi des recherches sur le développement des relations internationales de la Ville de Montréal en plus d'être chercheur affilié à la Chaire Hector-Fabre en histoire du Québec.





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