Histoire sans fin

Les Québecois sacrifiés sur l'autel de Babel

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Tribune libre

Il y a quelques semaines, un ami m’a dit cette phrase inspirante: «Les humains aiment créer des fictions.» C’est immanquable. Les contes inventés nous divertissent et nous invitent à fuir la réalité. Ils nous permettent aussi de compenser notre incapacité à débattre de certains sujets, pour éviter de se confronter à des faits qui risquent de perturber notre confort. Des fictions pour nous faire avaler des changements et des réformes. Des fictions qui forgent des histoires sans fin. Des contes à dormir debout qui transforment le cynisme ambiant en un écoeurement collectif.


Ne rêvons pas. Depuis la défaite référendaire de 1995, le Québec se décompose. Pendant que le Parti libéral du Québec (PLQ) semble se réjouir de la croissance de l’analphabétisme, de l’anglicisation et de l’accumulation de scandales, la Belle province vit une diminution constante des intentions de votes souverainistes. À cela, nous pouvons inclure les incessantes défenses contre ceux qui refusent aux Québécois le droit d’exister et de s’épanouir, sans que ces derniers osent attaquer. Nous ne faisons pas uniquement référence aux barbares canadians et aux fédéralistes pures et dures. Il y a aussi de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) qui oeuvrent à la création d’une planète sans frontières, qui serait unie sous une langue unique. L’anglais s’il vous plait. Des ONG qui tentent d’influencer l’État et l’opinion publique, au point que le président polonais Andrzej Duda a dû voter une loi, en 2017, qui remet en question le financement d’ONG.


La Pologne n’est pas le Québec. Ici les ONG se portent plutôt bien. Je dirais même que si le PLQ de Philippe Couillard ne remonte pas dans les intentions de vote, ces ONG pourraient se mettre au travail durant l’été 2018, pour faire en sorte que le PLQ puisse rester assis sur le siège du pouvoir, même si pour cela, il faut repousser les élections du premier octobre 2018. Comment? En manipulant l’opinion publique, en provoquant une déstabilisation nationale et en commettant des gestes violents, voire un assassinat politique.


Pour préciser ma crainte, je dois vous présenter la mondialisation qui sert de tremplin et de prétexte à de nombreuses ONG. Pour y arriver, je vous expose le politicien français le plus mondialiste et anglophile que je connaisse. Je dirais une bigote de l’union et des échanges qu’on peut comparer à Philippe Couillard, quand il sermonne les apostats. Je fais référence au président français Emmanuel Macron. En juin 2017, il a franchement critiqué la politique migratoire de la Pologne et de la Hongrie. Il est aussi le représentant confortable de l’économie mondial, en étant un ex-banquier d’affaires chez Rothschild & Cie. Celui qui a osé affirmer vivement, lors de sa rencontre d’avril dernier avec son homologue étasunien Donald Trump, son désir de remplacer le «Make America Great Again» de Trump par «The Planet Great Again».


Babel


Une «planète encore grande» pour faire plaisir à Emmanuel! L’a-t-elle déjà été? Un vieux mythe répond à la question. Il y a prés de 6000 ans, le symbole de cette union fut Babel. Cette tour géante de la Genèse qui devait grimper jusqu’au ciel et réunir les peuples dans une seule langue. Je ne sais pas ce que pense Emmanuel Macron de cette vielle histoire. En attendant la réponse, nous sommes devant la réalité. Bien que la mondialisation permette de nous procurer des tomates italiennes provenant de la Chine, on découvre surtout un soutien à des transactions bancaires et boursières qui profitent aux élites et à la mafia. Avec pour prix, un pillage des ressources, des spéculations abusives et une perte marquée de souveraineté chez les citoyens. Une situation qui est heureusement décriée par plusieurs. Les exemples les plus récents sont Jonathan Durant-Folco, Éric Martin et Simon-Pierre Savard-Tremblay. Ils sont les auteurs de Manifeste québécois pour la démondialisation publié dans Le Devoir du 3 mai 2018. Un texte qui propose une «démondialisation» de la planète pour que nous puissions nous réapproprier notre souveraineté au sein d’un internationalisme d’ouverture.


J’apprécie cette volte-face. En même temps, je reconnais que la fiction permet de détourner les meilleures intentions à l’avantage d’OGN. Je pense ici à un imprimé que j’ai ramassé dans un commerce de Montréal en mars 2001, qui était commandité par des corporations et organisations mondialistes, dont la Fondation Rockefeller. Une alliance impensable, puisque ce texte sans compromis invitait les gens à se mobiliser contre le Sommet de Québec du 19 au 21 avril de la même année, qui se donnait dans le cadre de l’accord de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA), et proposait une nouvelle mondialisation cadrant avec le mouvement altermondialiste. Plus récemment, le Journal du réseau de résistance ANTI-G7 a présenté seize pages de textes formatifs qui invitent à lutter contre le Sommet du G7 qui se teindra à Malbaie du 8 au 9 juin prochain. Bien que les responsables du journal n’ont pas retourné mon courriel, pour me fournir les noms de leurs commandites, je me permets de m’inspirer des textes sur la mobilisation féminine et la disparition des frontières, pour dire que l’esprit de la Tides Foundation (Fondation Rockefeller) et de l’Open Society Foundation de George Soros n’est pas très loin, ainsi qu’un de ses serfs: le Quebec Public Interest Research Group (QPIRG) de Jaggi Singh, qui loge à l’Université Concordia.


Cette aide accordée à des opposants de la mondialisation par des ONG mondialistes n’a rien de surprenant. Partout où il y a des ambitions, nous retrouvons des tentatives pour faire échec aux débats, en manipulant le pour et le contre. Une machine à créer des fictions qui réussit à nous faire croire que nous pouvons manifester contre le G7 et la ZLÉA, en nous associant à des mondialistes milliardaires. Une promotion bien huilée d’une nouvelle façon de faire, de penser et d’agir, qui permet les pires inconséquences au point de menacer la totalité des écosystèmes planétaires, pendant qu’on rêve d’écologie. Cette union des peuples autour de la langue anglaise n’échappe pas à cette bêtise. Pour le préciser, je dois rappeler que la tour de Babel a été détruite par Dieu à cause de la menace qu’elle représentait. Loin de moi l’idée d’exploiter cette histoire pour m’embourber dans des réflexions religieuses ou vous dire que Dieu n’est pas un mondialiste. C’est seulement pour mettre à l’avant-plan cette foi immuable en la mondialisation, qui trouve son semblable dans la religion. Cette tendance à croire que le mondialisme répond à un ordre naturel qui ne peut qu’améliorer notre qualité de vie, à la condition d’accepter de sacrifier quelques indésirables épris de droits, d’identité et de liberté. Cette croyance qui fait ressembler les puissants de ce monde à des vendeurs du temple qui se spécialisent dans la fabrication de fictions, pour asservir la population à un ordre mondial de possédants.


Information-fiction


Dans ce monde, les opposants et les anarchistes ne sont que des disciples du banc arrière qui répètent des informations-fiction comme on le fait avec des prières. Des groupes qui accusent les hérétiques d’être des extrémistes de droite et autres pierres jetées, pour exclure des débats leurs histoires invraisemblables. Je pense ici à l’existence de cache d’armes dans des réserves indiennes qui me fut dévoilée par un Amérindien, il y a quelques années. Ou encore, cette tendance à critiquer la conclusion de l’enquête sur l’attentat de la mosquée de Québec d’Alexandre Bissonnette du dimanche 29 janvier 2017. Comme s’il fallait éviter de remettre en question une politique de contrôle des armes et risquer, du même coup, de découvrir qu’un nombre impressionnant de tueurs rejoint le club des psychiatrisés assassins. Un risque de réfléchir au propos du psychiatre Pierre Bleau, invité le 17 avril à Drainville diffusée au 98.5 FM, concernant la possibilité qu’Alexandre Bissonnette ait eu plusieurs personnalités conflictuelles. Celle d’un jeune homme perturbé qui ne comprend pas son geste et celle d’un tueur sans scrupule.


Pour l’affaire Bissonnette, le vidéaste Goy George nous présente, dès la quarante-deuxième minute de J’accuse!, trois proches de l’OTAN qui seraient mêlés à la radicalisation du tueur. Le premier est un retraité qui a œuvré en tant que «chef des opérations de l’OTAN pendant l’invasion des Balkans, en Libye et en Irak» et qui sera au pupitre d’un cours qui se donnera le 30 mai 2018, à l’Université Laval, dans le cadre des Hautes études internationales. Le deuxième est «un vétéran de l’Afghanistan au sein des forces armées canadiennes [...] blogeur pour Conflict Observer et analyste média pour le Centre sur la sécurité internationale» qui fait son «certificat en études russe à l’Université Laval». Enfin, la troisième personne est «assistante à la recherche de l’école militaire» qui étudie la «place des discours émotifs dans la conduite de la guerre et construction de normes».


Pour les caches d’armes en sol québécois, elles seraient l’œuvre de la CIA. Rien de surréaliste, puisque dans les années 70 et 80, des caches d’armes se sont multipliées en Italie. À l’époque, il s’agissait d’une stratégie de la CIA et du MI6 britannique afin de combattre l’invasion communiste. Des armes qui ont plutôt alimenté des terroristes et la mafia, afin de lutter contre les Brigades rouges. Des armes pour déstabiliser l’Italie dans le cadre du Réseau Gladio! Un programme, qui selon Ferdinando Imposimato (1936-2018), l’ancien président honoraire adjoint de la Cour de Cassation italienne et auteur du livre La république des tragédies impunies (2013), aurait été organisé par les services secrets de l’OTAN, cette «menace à la paix dans le monde», et le Bilderberg.


Le Bilderberg, ce groupe que Ferdinando Imposimato associe à des «terroristes», est une ONG composée d’une élite mondialiste que j’ai présentée en février 2017 dans le texte Qui est vraiment derrière la réouverture de l’ALENA?. Le Bilderberg est aussi un exemple concret de tractations entre des autorités économiques, militaires et médiatiques qui se font sous le regard de la CIA et de l’OTAN. Une création impliquant l’OTAN qui «vise à convaincre des leaders et à manipuler l’opinion publique à travers eux pour la faire adhérer aux concepts et aux actions de l’Alliance atlantique» selon Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg publié en avril 2011 par Thierry Meyssan.


Manipulation


J’aimerais crier à la foutaise, mais en même temps je ne peux éviter de préciser que des manipulations de l’opinion publique se sont multipliées lors du dernier mandat du PLQ, afin de mettre en cage les Québécois qui ne cadrent pas avec les visées mondialistes et anglicisantes de l’OTAN. Sous le PLQ de Philippe Couillard, les Québécois ont été associés à une tribu de xénophobes, des extrémistes de droites, des populistes, des terroristes, des racistes et des islamophobes. Un sentiment frappant de compagnonnage entre le PLQ et des ONG de l’OTAN et de la CIA qui s’est accentuée en observant les réactions précipitées de Philippe Couillard à la tuerie de la mosquée de Québec. Plus précisément sa rapidité à profiter du drame, pour associer l’islamophobie au «terrorisme» de Bissonnette, dont les échos à l’international ont laissé volontairement l’impression que la nation québécoise est raciste et violente.


La même tendance s’est manifestée en avril dernier. Cette fois, Philippe Couillard a exploité un texte tout aussi louche que la tuerie de janvier 2017 et tout autant anonyme que ceux du Journal du réseau de résistance ANTI-G7. Ce texte comparait François Legault, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), à un «populiste». Un article sérieux et important, puisqu’il émanait du prestigieux journal de Londres, qui en 1986, a transformé le Big Mac, ce célèbre sandwich au bœuf des restaurants Mc Donald, en indice servant à mesurer la «parité du pouvoir d’achat». Il s’agit de The Economist, dont les actions minoritaires sont détenues par les Agnelli (Exor) et les Rothschild. Deux familles dont des membres ont fréquenté le Bilderberg, tout comme Emmanuel Macron en 2014.


Ajoutons que Zanny Minton Beddoes, la rédactrice en chef de The Economist, fut aussi à la table du rassemblement annuel du Bilderberg de 2015, 2016 et 2017. Sans oublier Micheal Sabia, le P.D.G. de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui a pu côtoyer Zanny Minton Beddoes à la même table du Bilderberg, en juin 2017 . Est-il possible que cette camaraderie ait profité à une tentative de dénigrement de la CAQ par The Economist, afin d’aider le PLQ? Dans les coulisses de la mondialisation, les ONG servent des intérêts politiques pendant que les crapules se vénèrent entre elles. The Economist a soutenu Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi.... Pour ce qui est du texte anonyme du journal qui a tant séduit Couillard, il a omis de souligner que Sabia et Couillard verseront plus de 6 G$ de l’argent public des Québécois dans le REM. Un projet beaucoup trop onéreux qui profitera à SNC-Lavalin, une corporation canadienne et libérale qui est dans la cible de la GRC, pour une histoire de pot-de-vin.


En route vers l’été 2018


Ces accointances entre le PLQ et The Economist devraient normalement nous alerter sur les risques d’un été chaud sous la coupe d’ONG liées aux impératifs de l’OTAN et de la CIA. Plus particulièrement si nous croyons qu’en 2018, les étiquettes accolées sur le front des nationalistes québécois les rapprochent des Brigades rouges de cette Italie de Ferdinando Imposimato. Il faut voir la réalité. En 2018, il est plus préjudiciable de vouloir défendre sa langue et son identité, d’espérer le faire au sein d’un pays, qu’être un mondialiste au service de réseaux de malfaiteurs. Pour ce qui est de ce nationalisme tant critiqué, il est l’outil qui permet de résister à un mondialisme qui exige une profonde transformation de ses disciples, afin de s’intégrer à une planète unie et anglaise, en communion avec l’OTAN et la CIA.


Une façon de réaliser que les saigneurs de Babel préparent les élections de 2018 depuis plusieurs années, en épurant le Québec de ses dangereux apostats. Benoît Perron, l’ancien animateur de Zone de résistance (CISM FM) et conférencier, fut la personne la plus menaçante pour le PLQ, par ses recherches, enquêtes, dénonciations, accusations et entrevues serrées. En 2009, il fut menacé de poursuite et accusé d’être un «antisémite» et un «extrémiste de droite», après avoir traité de la mafia juive. Une tentative claire pour nuire à sa réputation, par la diffusion d’un texte calomnieux de titusdenfer qui s’est retrouvé, sans la moindre vérification des faits énoncés, sur le site du Centre des médias alternatifs du Québec liés au Independent Media Center financé par la Tides Foundation et l’Open Society. C’était avant le 22 décembre 2016, jour où son cadavre fut offert aux dieux pour le solstice d’hiver. Cette disparition soudaine fut suivie par le congédiement, en juin 2017, d’un autre Benoît. Le Dutrizac de Cogeco, propriétaire du 98,5 FM. Une décision qui aurait été dictée par le PLQ, selon Ken Pereina, l’ex-directeur de la section locale 181 de la FTQ-Construction. Le départ de Vincent Marissal du journal La Presse a suivi en septembre 2017. Un choix qui a profité à sa mise en candidature à Québec solidaire en avril 2018, pour ravir le compté de Rosemont à Jean-Francois Lisé, le chef du Parti québécois. Une décision qui risque de donner Rosemont au PLQ, comme le craint Lisée.


Cette apparition de Vincent Marissal rappelle que le Québec vit des tourments médiatiques sans précédent. Le 8 mai 2018, après 51 ans, Power Corporation a annoncé qu’il se retirait de La Presse en vue de transformer le Journal en une organisation à but non lucratif. Est-ce une façon détournée d’offrir le quotidien à des ONG discutables? Le 14 mai, un incendie s’est déclaré sur le toit de l'immeuble où se trouvent les bureaux du journal Le Devoir. Un accident qui aurait été causé par un mégot de cigarette laissé dans un pot de fleurs. Vraiment! Le 15 mai, Louis Audet, un grand serviteur du PLQ, a annoncé son retrait de Cogeco pour septembre 2018. Enfin, le 16 mai, Alexandre Taillefer a utilisé le micro du 98,5 FM pour affirmer que le souverainiste Pierre Karl Péladeau influence le travail des journalistes du Journal de Montréal.


Après la divine mise en scène de The Economist, Alexandre le Dragon est arrivé comme un ange du Ciel, pour réaliser la grande communion syncrétique du PLQ. Et pendant que l’information-fiction s’étend partout, la réalité nous échappe. Selon Le tandem Taillefer-Bronfman dans les hautes instances du PLQ et du PLC publié dans l’Aut’journal sous la plume de Pierre Dubuc, Alexandre Taillefer est étroitement associé à Claridge, la firme privée d’investissements de Stephen Bronfman. Mais encore, la Fondation Stephen Bronfman rejoint une panoplie d’entreprises chéries par le PLQ au sein du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM). Il s’agit du tentacule québécois du Council on Foreign Relation (CFR) de la famille Rockefeller. Pour ce qui est de l’autre Alexandre, la CDPQ de Sabia est revenue subtilement sur ses attentats. Pas pour semer le doute, accuser les services secrets de l’OTAN ou traiter de radicalisation. C’était seulement pour annoncer un investissement de 3,5 M$ soutenu par 21 entreprises, afin de financer neuf organisations et inculquer des valeurs de respect et d’égalité aux jeunes.


Nous sommes en route vers l’été 2018. Nous pouvons appréhender les pires fictions et méfaits. Tout ce qui peut nous faire oublier que pas très loin, il y a le corps du Québec en état de putréfaction. Le savez-vous? La Belle province a été violée avant d’être assassinée. Pour les disciples de Babel, la peine imposée pour ces crimes est la réélection à vie de l’assassin. Le PLQ pour toujours! Une autre foutue histoire sans fin écrite par des ONG de la CIA et de l’OTAN, afin de dénationaliser le Québec, ouvrir le marché de l’eau et tribaliser les francophones. Une histoire qui ne sera pas au menu de la prochaine campagne électorale et ne trouvera aucun écho au Bloc québécois. À se défendre sans attaquer, nous nous épuisons sans jamais rien gagner. Heureusement, avec les applications des téléphones intelligents, on peut oublier nos défaites en transformant notre visage en mascotte ou en clown. C’est en ressemblant à ceux qui nous dirigent que nous finissons par accepter leurs fictions.


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