Harper ne freinerait pas les souverainistes, selon Landry

Élections 2006


Bernard Landry ne craint pas l'élection d'un gouvernement conservateur majoritaire à Ottawa. L'accession de Stephen Harper à la tête du gouvernement fédéral ne mettrait pas en péril la marche du Québec vers l'indépendance, affirme l'ancien chef du PQ.
Joint à son domicile, à quelques heures de reprendre son poste devant une classe d'université à Montréal, M. Landry s'est dit convaincu que la cause souverainiste n'est pas à la merci de l'arrivée d'un nouveau premier ministre canadien, soit-il sensible à la question du déséquilibre fiscal.
"Que ce soit rouge (libéral) ou bleu (conservateur) à Ottawa ne changera rien", a laissé entendre l'ex-leader du Parti québécois. "Ce n'est pas à Ottawa, mais ici (au Québec) que la question se réglera." Selon lui, le mouvement qu'il défend est sur une montée irréversible "quelle que soit la conjoncture" canadienne.
"Quand on regarde les progrès de l'option souverainiste, c'est une progression constante, avec de petits reculs en dents de scie pour aller plus haut la prochaine fois." M. Landry a rappelé qu'au moment de son départ comme chef, la souveraineté avait déjà l'appui de 54 % des électeurs dans les sondages.
Le militant souverainiste ne croit pas que les Québécois céderont à la tentation de donner une nouvelle chance au renouveau du fédéralisme canadien. Que le conservateur Stephen Harper s'engage à corriger le déséquilibre fiscal ou à respecter les pouvoirs des provinces ne fera pas oublier les promesses de précédents politiciens fédéraux, y compris celles du premier ministre sortant Paul Martin, de régler la question du Québec, a-t-il commenté. Toutes ont avorté, a-t-il dit.
M. Landry n'a pas voulu prédire la défaite des libéraux de Paul Martin, le 23 janvier. "Nous verrons bien le jour de l'élection. Il semble cependant que la population est prête à changer de gouvernement."
Il a convenu que M. Martin "a bien des problèmes" avec sa campagne électorale. "Ne serait-ce que ses problèmes avec la langue française", a-t-il noté.


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