Harper, le matamore

Québec 2007 - Tribune libre de Vigile

Ceux qui doutent encore que l’élection du 26 mars revêt une importance
primordiale quant à la création prochaine du pays du Québec doivent
s’ouvrir les yeux. Dans la plus pure tradition fédérale, le gouvernement
conservateur utilise l’arme de la propagande afin d’influencer le choix des
Québécois. Harper veut que les Québécois élisent un gouvernement
fédéraliste lundi prochain afin, promet-il, de négocier une limitation du
pouvoir fédéral de dépenser. Non seulement le tandem Harper-Charest tente
d’acheter notre vote avec notre propre argent, mais le cow-boy des
pétrolières nous menace de sanctions s’il nous venait à l’idée d’élire le
Parti Québécois. Ce stratagème nauséeux en dit long sur l’estime que ces
fumistes nous portent. Tout est permis afin de nous garder enfermés dans la
cage canadienne.
Le Canada aime les Québécois lorsqu’ils sont dociles, serviles,
agenouillés et rampants. Lorsque les Québécois lèvent fièrement la tête,
exigent le respect, travaillent à la libération de leur peuple et veulent
la création du pays du Québec, les Canadiens et leurs dirigeants politiques
montrent leur vrai visage. Un visage haineux. Ils nous détestent. Seuls
leurs valets fédéralistes québécois trouvent grâce à leurs yeux. Les propos
tenus par le Roi-nègre Charest sur la divisibilité du territoire québécois
advenant l’indépendance du Québec illustrent brillamment leur réel sentiment
à notre égard. En véritables conquérants, il ne saurait être question de
plus de liberté pour les colons vaincus que nous sommes. Ça fait 247 ans
que ça dure. Il s’avère grand'temps de renverser ce rapport de domination.
Pour ce faire, nous devons serrer les rangs en faisant preuve d’une
nouvelle solidarité. Il faut absolument que tous les indépendantistes
appuient le Parti Québécois lundi prochain. Nous devons gagner cette
première bataille du plus important combat de nos vies, celui de la
libération nationale de notre peuple. Plus que jamais, l’indépendance du
Québec requiert l’unité des troupes. Laissons la division PLQ-ADQ aux
fédéralistes.
Unissons nos forces afin de congédier Charest le menteur et
voleur de pays.
Unissons nos forces afin de barrer la voie à Dumont
l’opportuniste démagogue.
Unissons nos forces afin d’élire le Parti
Québécois, seule formation politique qui nous permettra de réaliser
l’indépendance de notre patrie.
Pour enfin créer le pays du Québec, nous
devons reprendre le pouvoir lundi prochain.
Continuons le combat.
Vive le Québec libre!
Éric Tremblay

Avocat et fervent indépendantiste


Laissez un commentaire



6 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2007

    Dernière remarque monsieur Germain,
    Je ne vous parle pas de Boisclair.
    Je vous parle du programme du PQ. Ce parti, a-t-il OUI ou NON' jeté par dessus bord son programme, dûment voté au mois de juin 2005?
    (Réponse: OUI ou NON ?)
    Boisclair avait-il dit et promis, (OUI ou NON) qu'il ferait sa campagne sur le programme voté à ce congrés, à savoir le budget de l'AN I d'un Québec indépendant et sur le projet d'une constittution d'un Québec libre?
    (Réponse: OUI ou NON ?)
    Répondez à ces deux questions. Cessez de me parler de ce que les autres n'ont pas fait et dites-moi si le PQ a véritablement accompli ses devoirs, rempli ses promesses?
    Quant aux frasques de Boisclair (ce qu'il a appelé ses «erreurs de jeunesse», dans une vie antérieure, elle me dérange. A moins d'être sourd, vous devez savoir qu'elles dérangent une foule de gens.
    Le peuple jugera le 26 mars prochain.

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2007

    Cher interlocuteur,
    il n'y aura plus rien à sauvegarder si nous fuyons le navire!
    Vous me prêtez par ailleurs des propos quand vous énoncez que je 'trouve bénin' que, selon votre affirmation, 'M. Boisclair ait jeté le programme...'. Vous n'avez pas trouvé sa conviction indépendantiste assez profonde à M. Boisclair pendant la campagne électorale? Voyez-vous, moi, même si je n'ai pas voté pour lui, je n'arrive pas à me convaincre qu'il soit menteur, je lui trouve plutôt une franchise étonnante et parfois maladroite, mais il reste que la franchise est un mérite et surtout traduit une personnalité. Et puis pour l'effort, n'êtes-vous pas d'avis, comme moi, qu'il mérite un A+? L'acharnement de certains contre cet homme est très papal. Mais qui n'a pas péché, cher interlocuteur? Et devant le dogmatisme et la 'pureté' de Mme David, la mauvaise foi de Jean Charest et la verve manipulatoire et populiste de Mario Dumont-Duplessis, la manière Boisclair me rassure. J'ai confiance qu'il communiquera ses intentions et que nous pourrons réagir. Et puis on ne quitte pas sa conjointe ou ses enfants parce qu'ils ont des fréquentations qui nous déplaisent. Je suis pour la stabilité des affiliations, pas pour le magasinage. Et Q.S. n'est indépendantiste qu'en théorie. Votre prochain déchirement, ce sera donc de sacrifier le projet de libération nationale au profit du projet social de Q.S.. Notre éternel dilemme, n'est-ce-pas? Entretemps, les désertions auront fait leur oeuvre et vous n'aurez ni l'un ni l'autre le 27 mars. Y avez-vous très très bien songé?

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2007

    Monsieur Germain,
    Voilà que vous concluez bien. Voilà notre programme...
    Justement, il n'y a plus de programme. Il y en avait un, voté lors du dernier congrès de 2005 et Boisclair l'a tout simplement foutu à la poubelle.
    Si vous trouvez cela bénin, eh bien...continuez dans cette voie: moi, je ne marche dans ces bourbiers. Si on écrit un programme pour le nier par la suite, à quoi ça sert d'embarquer dans cette voiture qui nous mène nulle part.

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2007

    Comme c'est motivant de sentir le souffle de la vigueur et de la conviction, M. Tremblay!
    Vos propos sont hardis, mais il faut malheureusement convenir qu'il ne s'agit pas d'exagération de votre part! Le régime canadien, issu du régime colonial et raciste anglais, n'est pas plus démocrate (ou si peu) que son ancêtre. Il n'y a de démocratie dans ce régime que ce qui ne permet pas aux indépendantistes québécois de progresser dans leur projet par la voie des urnes. Autrement, c'est la violation des valeurs et des règles démocratiques: fraudes lors du référendum de 1995, commandites, budget raccoleur en pleine campagne électorale et chantage 'au- bon-choix-à-faire-sinon-vous-serez-punis-les-Québécois'. Quel mépris pour nous mais aussi pour eux-mêmes! C'est dire jusqu'où on peut tomber bas par refus d'admettre qu'un lien politique est pourri et dysfonctionnel!
    Quant à Q.S., évoqué dans le commentaire de M. Turcotte, il faut bien constater qu'il ne va servir que les intérêts de droite et fédéralistes en divisant le vote progressiste. Que le P.Q. ait besoin d'être gardé sur la route indépendantiste c'est notre responsabilité, pas un prétexte pour larguer 40 ans d'efforts, tout de même!
    Hubert Aquin a écrit avec beaucoup de lucidité sur la 'fatigue culturelle du Canada-Français', à quoi j'ajoute que les raisonnements défaitistes des 'ex' du P.Q. traduisent quant à eux malheureusement la 'fatigue politique' de certains indépendantistes! C'est le doute qui s'insinue en nous-mêmes qui est notre ennemi le plus redoutable. Et je vous assure, M. Turcotte, que je n'écris pas cela parce que je m'oppose aux orieintations de Q.S. Quant à M. Boisclair, il ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Enlevez Boisclair ou non, le P.Q. reste notre véhicule commun. Allons-nous tout reconstruire tous les 40 ans parce que conjoncturellement, un homme ou un paragraphe de programme ne nous convient pas!?!? Le doute nous neutralise. Conformons le P.Q. selon nos convictions. Il ne s'agit pas de la coquille vide assoiffée de pouvoir qu'est le P.L.Q.! Le P.Q. réfléchit et débat. Il n'a pas son égal au Québec! Il est une oeuvre à préserver et à parfaire. Voilà le programme pour lequel nous devons demeurer mobilisés!!!!!!!!!!

  • Jean Pierre Bouchard Répondre

    22 mars 2007

    Si Harper menace par des enfantillages les Québécois si ils ne votent pas pour des partis fédéralistes c'est que cela prouve que le Parti Québécois n'est pas la veille guenille que décrivent certains qui se prétendent indépendantistes et qui sont pourtant presque prêts à voter libéral si l'on en croit certains blogues lus ailleurs!! Le PQ est encore porteur de la souveraineté et il n'a pas 140 années de durée comme le Parti Libéral-conservateur de Charest!
    Dumont et Charest tentent de nous convaincre sans qu'on puisse les croire qu'ils ne sont pas les maîtresses d'Harper suite à sa double ingérence.
    La quasi apologie faite du gouvernement Harper par Dumont, l'idéologie de bonne entente qu'il met de l'avant ne peut que susciter du scepticisme si on est un nationaliste. Quant à Charest, sa compréhension pour le découpage du Québec en morceaux, son comportement de neveu qui attends l'argent de monocle Harper fait que sur le Québec son "chien est vraiment mort".
    La division politique québécoise appréhendée fait rire, sourire grassement à Westmount et à Ottawa. Québécois, précisément souverainistes des deux référendums de 80 et 95 mobilisez vous!

  • Archives de Vigile Répondre

    22 mars 2007

    Pour unir, il faut cesser de diviser. Or, depuis des années, le Parti québécois n' a jamais cessé de multiplier les occasions de diviser les indépendantistes.
    Un matin, selon l'humeur, le PQ est confédéraliste. Le lendemain, il se métamorphose en nationaliste caméléon. Puis, voyant le bateau coulé, il fait appel aux indépendantistes qu'il a qualifié de purs et durs, de remonter sur le pont pour calmer les matelots en état de panique. C'est l'attitude du chef actuellement qui lance sa pétarade (progressites-féministes,alter-mondialites) afin de ramasser son plein de votes.
    Il est possible maintenant d'aller oeuvrer ailleurs et autrement pour faire progresser la cause indépendantiste. Québec solidaire en est un exemple. Son programme est une copie conforme du programme du PQ de 1970 et 1973. Il est social démocrate. Il veut l'indépendance nationale. Des centaines de milliers d'indépendantistes, souvent les plus fervents, ne vogue plus sur la galère du PQ. Et avec raison. Ils ont souvent été chassé par les jeunes moussaillons qui ont pris la relève, se foutant éperdument du trvail des devanciers.
    Le PQ de Boisclair nous avait promis de faire la campagne électorale en cours sur le budget de l'An I d'un Québec indépendant et sur la nouvelle Constitution d'un Québec libre. Rien de tout cela dans le paysage. Ce parti camélon ne mérite plus l'appui des indépendantistes.
    Le Chef actuel traîne aussi un passé nébuleux qui laisse bien des questions dans la tête des Québécois. Il n'a jamais mis le point final à toutes les rumeurs qui circulent à son sujet et il m'est impossible de l'appuyer dans l'actuelle campagne. Je ne lui ai pas donné mon appui lors de la course à la chefferie. Je ne la lui donne pas plus aujourd'hui. Il doit marcher visière levée et nous dire tout ce qui s'est passé dans le temps où il était ministre sous un gouvernement péquiste antérieur. Je ne peux lui donner un chèque en blanc.
    Pour mener une bataille, il faut un général solide, au-dessus de tout soupçon. Je ne crois pas que ce soit le cas présentement. Libre à vous de penser l'inverse, mais, lundi, vous verrez que je n'étais pas le seul à penser la même chose.
    NESTOR TURCOTTE
    MATANE