Hier comme aujourd’hui…

Du « vent mauvais » à la Résistance

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Quand l'histoire se met à bégayer

Les médias, Le Monde en particulier, se lamentent du climat pessimiste de l’opinion française. Le quotidien du soir qualifie, à longueur d’articles, de « populiste » le sentiment de rejet qu’exprime un part grandissante des Français vis-à-vis des gouvernements successifs, de droite comme de « gauche ».
Radios, télés journaux feignent de discerner dans cette attitude le poids grandissant du seul Front national. Les idées de celui-ci phagocyteraient l’état d’esprit du peuple, bénéficiant des écrits ou des paroles d’une opposition populaire, à l’antipode de l’extrême-droite, qualifiée pour l’occasion de « rouges-bruns », autrement faisant le jeu des « extrêmes ».
Cette inquiétude des milieux dirigeants se traduit dans l’éditorial du Monde, daté du 3 janvier 2014.
« Et si la France cessait de broyer du noir…Si elle rompait avec ce désenchantement lancinant qu’elle semble s’inspirer elle-même ? » Et d’ajouter :
« C’est le souhait de François Hollande. Son vœu pour 2014. Le chef de l’Etat l’a résumé en trois phrases lors de son intervention télévisée du 31 décembre :
Plus que jamais il faut aimer la France. Rien n’est pire que le dénigrement de soi…Ce n’est pas en défaisant l’Europe qu’on fera la France de demain. C’est en la renforçant qu’elle nous protégera davantage… »
Et le président de menacer :
« Je ne laisserai pas faire ceux qui nient l’avenir de l’Europe, qui veulent retourner dans les vieilles frontières, qui veulent sortir de l’euro… »
Et de s’engager plus avant dans la collaboration européenne :
« Je prendrai dès le printemps prochain des initiatives avec l’Allemagne pour donner plus de force à notre union ».
Comment ne pas assimiler cette intervention présidentielle avec celle d’un autre chef de l’Etat, Phillipe Pétain , qui le 12 août 1941 :
« Français,
« J’ai des choses graves à vous dire. De plusieurs régions de France, je sens se lever depuis quelques semaines un vent mauvais.
« L’inquiétude gagne les esprits, le doute s’empare des âmes. L’autorité de mon gouvernement est discutée ; les ordres sont souvent mal exécutés (…) Nos difficultés intérieures sont faites surtout du trouble des esprits, de la pénurie des hommes et de la raréfaction des produits.
« Le trouble des esprits n’a pas sa seule origine dans les vicissitudes de notre politique étrangère*. Il provient surtout de notre lenteur à reconstruire un ordre nouveau, ou plus exactement à l’imposer. La révolution nationale, dont j’ai, dans mon message du 11 octobre, dessiné les grandes lignes, n’est pas encore entrée dans les faits.
•* Pétain fait allusion à sa rencontre à Montoire avec Hitler, base de la collaboration franco-allemande, sollicitée par le Chef de l’Etat
•Celui-ci, le 30 octobre 1940 avait annoncé :
« C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen que j’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration »
Comment dans ces conditions ne pas établit un rapprochement avec l’inquiétude évoquée par François Hollande le 31 décembre 2013, et reprise par les médias aux ordres, et celle de Philippe Pétain, le 12 août 1941, évoquant « le vent mauvais » soufflant sur la France, et leur détermination à l’un comme à l’autre de poursuivre et d’intensifier la politique de « collaboration avec l’Allemagne », dans le cadre de l’ Europe…
Reconnaissance, dans les deux cas d’une Résistance qui se développe dans les profondeurs du pays contre une politique antinationale et antipopulaire, et volonté du pouvoir de persévérer dans la voie d’une intensification de cette politique néfaste.
Avec une répression de plus en plus dure.
Mais au bout du chemin, en 1944, avec une résistance de masse, unie et victorieuse, ne l’oublions pas, cette résistance sera victorieuse, libérant notre pays des chaines étrangères


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