Des États généraux sur l'indépendance et un nouveau parti indépendantiste

Deux voies complémentaires

Tribune libre


Les derniers écrits sur l’évolution du mouvement indépendantiste québécois font ressortir, à mon sens, deux tendances différentes quant à la forme, quoique convergentes sur les objectifs, soit la mise sur pied d’une stratégie pour accéder à notre indépendance.
D’un côté, on retrouve les fervents de la mise sur pied d’états généraux sur l’indépendance (ÉGI), privilégiant ainsi la participation citoyenne au processus d’élaboration d’un projet de société qui serait présenté à un parti intéressé à promouvoir ledit projet.
De l’autre côté, des voix préconisent la création d’un nouveau parti indépendantiste qui, lui, auprès de son leader, élaborerait un projet de société qui serait par la suite soumis aux citoyens.
Quoique mon choix s’arrêterait plutôt sur la création d’un nouveau parti indépendantiste regroupant toutes les forces souverainistes, tel qu’exprimé dans quelques uns de mes articles, je dois admettre que des États généraux axés autour d’une consultation citoyenne sans partisanerie, telle que préconisée par Gérald McNicolls Tétreault dans son article publié sur cette tribune sous le titre « Des États généraux pour le Québec » en date du 2 septembre, aurait probablement l’effet de faire avancer positivement le débat sur la souveraineté.
En ce sens, il serait peut-être opportun de faire en sorte que les deux stratégies soient menées conjointement de telle sorte que les réflexions des uns alimentent celles des autres et contribuent de la sorte à un élargissement bénéfique de la plate-forme consultative.
Toutefois, une chose est sûre… peu importe le chemin que les participants à un tel débat emprunteront, ils devront éviter à tout prix les sentiers qui nous ont égarés depuis si longtemps de notre destination, soit les voies de l’étapisme sous toutes ses formes ou la recherche de conditions gagnantes avant que toute forme de consultation populaire par quelque procédé que ce soit ne soit entreprise!
En résumé, la meilleure stratégie sera celle qui sera la plus mobilisatrice… Et, s’il le faut, que les deux stratégies soient mises de l’avant si elles peuvent rallier davantage de sympathisants à la cause indépendantiste!
Henri Marineau
Québec

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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2 commentaires

  • Gérald McNichols Tétreault Répondre

    12 septembre 2011

    Puisque ce semble être la journée des réconciliations, la proposition de l'Ami Marineau me sourit autant que le plan Barberis-Cloutier (http://www.vigile.net/une-excellente-proposition-de). Comme le temps me manque pour former un nouveau parti indépendantiste bien que je l'aie cru envisageable à un certain moment, au point de demander au Directeur général des élections d'en réserver le nom, un nom sans équivoque, ce qui me fut accordé, je serais en conséquence prêt à céder la chose, si bien sûr, la loi le permettait, à tout rassemblement de personnes dignes et sérieuses à simple condition et sans autre avantage que d'en faire bon usage en vue du bien public. Faire suivre aux intéressés. Prière de m'écrire personnellement à ce sujet, confidentialité assurée.

  • Archives de Vigile Répondre

    12 septembre 2011

    Oui, monsieur Marineau. Une telle convergence entre la création d'un nouveau parti indépendantiste à la Cloutier et des États généraux bien menés créerait une synergie incroyable des forces et ferait en sorte qu'au prochain scrutin provinciale la question de notre statut national serait enfin sur la table.
    Je suis à peu près certain qu'un tel momentum nous propulserait dans les sondages à vitesse grand V au détriment des Charest-Legault qui pourraient se retrouver avec de l'eau dans leur essence. Quant au PQ... il va finir par se rallier quand il verra que les vents lui sont contraires. Tout un changement de cap vers l'indépendance...
    Mais le temps presse car la prochaine élection provinciale est à portée de main et celle-là, elle est capitale pour notre survie.
    Soyons prêts !