D'autres politiciens français ont exprimé leurs affinités

De Gaulle - « Vive le Québec libre ! » - l'Appel du 18 juin 1940



André Duchesne - Depuis le fameux «Vive le Québec libre» du général de Gaulle - lancé du balcon de l'hôtel de ville il y a 40 ans aujourd'hui -, plusieurs politiciens français se sont exprimés sur la question nationale du Québec. En général, ceux-ci semblent sympathiques à son émancipation politique. Retour sur quelques déclarations faites au fil des ans.

Dix ans après la déclaration du général de Gaulle, en 1977
Alain Peyrefitte, alors ministre de la Justice en France, parle de «non-ingérence, non-indifférence» à l'égard du Québec. La formule est encore utilisée de nos jours, comme en janvier dernier, après la rencontre entre André Boisclair et la candidate à la présidence française Ségolène Royal.
Valéry Giscard d'Estaing, alors président de la République, lance une autre phrase qui a fait école. «Ce que vous attendez de la France, c'est sa compréhension, sa confiance et son appui. Vous pouvez compter qu'ils ne vous manqueront pas le long de la route que vous déciderez de suivre», dit-il lors d'une visite au premier ministre René Lévesque.
Après le premier référendum, en 1980
Le politicien socialiste Michel Rocard écrit à René Lévesque: «C'est avec tristesse que j'ai pris connaissance des résultats du référendum (...) Au-delà de mes sentiments de sympathie que vous connaissez bien, je voudrais vous dire ma conviction que le travail de construction de l'identité collective du Québec que vous avez entrepris ne sera pas pour autant interrompu.» Sa lettre a été rendue publique en 1991.
Depuis les années 90
En 1995, Jacques Chirac, alors maire de Paris, a profité de la visite du premier ministre Jacques Parizeau pour déclarer: «Ce que nous disons dans le cas d'un référendum positif, où on décide de la souveraineté du Québec, il nous semble que les nations francophones (...) et en particulier la France devraient être immédiatement aux côtés des Québécois et soutenir et reconnaître cette situation.»
Cinq ans plus tard, il renchérit: «Quel que soit le chemin que le Québec empruntera, la France est prête à l'accompagner, dans un esprit d'amitié et de solidarité.»
En entrevue à Radio-Canada, en mars 2006, le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, affirmait: «Tout ce que le Québec décidera, la France le respectera et accompagnera toujours le Québec, toujours. Mais au-delà de cela, je crois que c'est un débat, surtout dans la mondialisation actuelle, qui mérite quand même d'avoir une vision grand angle.»
En janvier dernier, Ségolène Royal, alors candidate socialiste à la présidentielle française, rencontrait le chef péquiste André Boisclair et parlait de ses affinités avec le Québec en disant: «Elles sont conformes aux valeurs qui nous sont communes, c'est-à-dire la liberté et la souveraineté du Québec.»


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