Contrôles policiers au Costco de Terrebonne

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Contrôle policier devant les magasins : bientôt des passeports intérieurs comme en Chine communiste ?


Pour éviter que les Montréalais viennent faire leurs emplettes en banlieue, le maire de Terrebonne a annoncé lundi la présence de points de contrôle dans les grandes surfaces.


« Lieu de résidence, monsieur? », demande d’un ton ferme un policier à Patrice Geoffroy, au milieu du stationnement bondé du Costco de Lachenaie, sur la Rive-Nord de Montréal.


Sans hésitation, le Mascouchois lui montre une pièce d’identité pour prouver qu’il ne fait pas partie des délétères, avant de rebrousser chemin, intimidé par la file trop longue.


Aux grands maux, les grands remèdes. À Terrebonne, les policiers surveillent désormais les entrées et sorties des magasins à grande surface. Le but ? S’assurer que les clients viennent bel et bien de la région.


 

Au Costco comme au Walmart, de nombreux agents du Service de police intermunicipal de Terrebonne, Sainte-Anne-des-Plaines et Bois-des-Filion sont présents. Certains protégés par des masques, d’autres pas. Les automobilistes leur montrent volontiers des preuves de résidence.



Contrôles policiers au Costco de Terrebonne








  • PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE









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« Seuls les résidents de la MRC Les Moulins ou celle de L’Assomption pourront faire leurs achats dans les magasins à grande surface sur le territoire de Terrebonne », a annoncé sur Twitter lundi le maire de Terrebonne, Marc-André Plante.


Le DRichard Lessard, directeur de la santé publique de la région de Lanaudière, a émis une ordonnance à cet effet. Si les clients n’habitent pas les municipalités environnantes, les policiers leur demandent simplement de retourner chez eux. S’ils n’obtempèrent pas, ils risquent une contravention. En raison du très grand achalandage, ces lieux s’avèrent propices à la transmission communautaire de la COVID-19, a précisé le maire.


« On fait ça pour la santé et la sécurité des gens, pour éviter la prolifération du virus dans les endroits achalandés », explique-t-il à La Presse au bout du fil. Les résidants de l’est de Montréal peuvent se rendre à Anjou pour leurs commissions. En temps de crise, il faut minimiser les déplacements, encourager les gens à fréquenter les commerces de proximité, soutient le maire. « Peut-être même que ça va permettre aux gens de découvrir de nouveaux commerces dans leur quartier. »


Pour Diane Gosselin, ce n’est pas de l’excès de zèle. Cette mesure est justifiée et il n’y a aucun inconvénient à fournir une preuve de résidence aux agents, pense cette résidante de Repentigny. « Si ça peut assurer plus de sécurité et moins d’achalandage, pourquoi pas? »